vendredi 22 mars 2019
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Questions à...
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Incidents à la caserne de gendarmerie de Dijon : prison ferme pour les quatre suspects

19/01/2019 03:05Imprimer l’article
Les quatre hommes, originaires de Saint-Apollinaire, Genlis, Chevigny-Saint-Sauveur (21) et Tonnerre (89), ont entre 21 et 33 ans. Ils ont été jugés en comparution immédiate ce vendredi. Ils écopent en outre de deux ans d'interdiction de manifester. Deux autres individus seront convoqués ultérieurement.
L'enquête en flagrance ouverte après les affrontements du 05 janvier dernier lors de l'acte 8 des Gilets Jaunes a mené à quatre jugements dans le cadre de la comparution immédiate, ce vendredi soir.
En tout, six personnes ont été interpellées et placées en garde-à-vue ces derniers jours. Deux d'entre eux sont suspectés de «diffusion des images violentes» et «de participation à l’intrusion dans l’enceinte militaire». Ils seront convoqués ultérieurement.
Mais pour les quatre autres, les quatre premiers interpellés, le procureur de la République avait demandé le défèrement devant le tribunal correctionnel de Dijon. Ils ont donc été jugés, et les quatre individus, des hommes de 21, 25, 31 et 33 ans. Ce dernier, originaire de Genlis, est celui qui risquait le plus gros : 10 ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende. Il a écopé d'une peine de 2 ans d’emprisonnement dont 1 ans avec sursis et mise à l’épreuve et un mandat de dépôt, outre une peine complémentaire d'interdiction de manifester pendant 2 ans.
Deux d'entre eux ont été condamnés à 2 ans de prison dont 1 avec sursis et les deux autres à 18 mois de prison dont 12 avec sursis. La peine d'interdiction de manifester de deux ans est prononcée contre les quatre individus.
Le détail ci-dessous dans le communiqué du procureur de la République, Eric Mathais.
N.R.

Le communiqué du procureur de la République :

Vendredi 18 janvier 2019, 22h40

Le 05 janvier 2019 vers 15h00, alors qu’un cortège de gilets jaunes se déplaçait boulevard du maréchal Joffre à Dijon devant le siège de la région de gendarmerie de Bourgogne Franche-Comté, un portillon d’accès était violemment enfoncé par un individu armé d’une barrière métallique, déclenchant l’intervention immédiate d’une patrouille du peloton de surveillance et d’intervention Sabre de la gendarmerie nationale, qui parvenait à repousser des intrus.
S’en suivait de multiples jets de projectiles sur les militaires de la gendarmerie et la destruction de plus de 50 mètres de la clôture d’enceinte.
Sept gendarmes, en position défensive, étaient alors blessés dont deux sérieusement : l'un recevant le support d’un panneau de signalisation métallique sur le visage, entraînant 15 jours d'interruption temporaire de travail (ITT) ; l’autre, après avoir été la cible d’un jet de poteau métallique sur les avant-bras, s’était vu prescrire 5 jours d'ITT.

L’enquête de flagrance était immédiatement confiée par le parquet de Dijon à la section et à la brigade de recherches de Dijon, appuyées par des unités judiciaires de la région de gendarmerie de Bourgogne et la brigade de Quetigny. Prolongée par décision du parquet, l’enquête permettait d’identifier rapidement et d’interpeller, dès le 16 janvier 2019, les quatre principaux suspects de violences aggravées et deux individus suspectés de diffusion des images violentes et de participation à l’intrusion dans l’enceinte militaire.
Ces 2 derniers individus faisaient l’objet d’une convocation en justice par officier de police judiciaire.

Le parquet de Dijon ordonnait la présentation des 4 autres suspects le vendredi 18 janvier 2019, pour défèrement devant le tribunal correctionnel de Dijon, dans le cadre d’une comparution immédiate.

Le premier, un homme demeurant Saint Apollinaire (21), âgé de presque 31 ans, a été poursuivi pour des faits de violences avec ITT inférieure ou égale à 8 jours (5 jours) et avec 3 circonstances aggravantes (1- usage ou menace d’une arme, en l’espèce un poteau métallique, 2- sur personne dépositaire de l’autorité publique en l’espèce un militaire de la gendarmerie nationale, 3- en réunion), introduction frauduleuse sur un terrain militaire et dégradations de biens d’utilité publique. La peine encourue était de 7 ans d’emprisonnement et 100 000 € d’amende.
Le parquet a requis une peine de 2 ans d’emprisonnement dont 1 ans avec sursis et mise à l’épreuve et un mandat de dépôt, outre une peine complémentaire d'interdiction de manifester pendant 2 ans.
Le tribunal a prononcé une peine de 2 ans d’emprisonnement dont 1 ans avec sursis et mise à l’épreuve et un mandat de dépôt. Une peine complémentaire d'interdiction de manifester pendant 2 ans a en outre été prononcée.

Le second, un homme demeurant Genlis (21), âgé de 33 ans, a été poursuivi pour des faits de violences volontaires avec ITT supérieure à 8 jours (15 jours) et avec 3 circonstances aggravantes (1- usage ou menace d’une arme, en l’espèce un support d’un panneau de signalisation métallique, 2- sur personne dépositaire de l’autorité publique en l’espèce un militaire de la gendarmerie nationale, 3- en réunion), introduction frauduleuse sur un terrain militaire. La peine encourue était de 10 ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende.
Le parquet a requis une peine de 2 ans d’emprisonnement dont 1 ans avec sursis et mise à l’épreuve et un mandat de dépôt, outre une peine complémentaire d'interdiction de manifester pendant 2 ans.
Le tribunal a prononcé une peine de 2 ans d’emprisonnement dont 1 ans avec sursis et mise à l’épreuve. Il n’a pas décerné mandat de dépôt. Une peine complémentaire d'interdiction de manifester pendant 2 ans a en outre été prononcée.

Le troisième, un homme demeurant à Chevigny-Saint-Sauveur (21), âgé de 21 ans, a été poursuivi pour des faits de violences avec ITT inférieure ou égale à 8 jours (1 jours) et avec 3 circonstances aggravantes (1- usage ou menace d’armes par destination, 2- sur personnes dépositaires de l’autorité publique en l’espèce des militaires de la gendarmerie nationale, 3- en réunion), introduction frauduleuse sur un terrain militaire et dégradations de biens d’utilité publique. La peine encourue était de 7 ans d’emprisonnement et 100 000 € d’amende.
Le parquet a requis une peine de 18 mois d’emprisonnement, dont 12 mois avec sursis et mise à l’épreuve et un mandat de dépôt, outre une peine complémentaire d'interdiction de manifester pendant 2 ans.
Le tribunal a prononcé une peine de 18 mois d’emprisonnement, dont 12 mois avec sursis et mise à l’épreuve. Il n’a pas décerné mandat de dépôt. Une peine complémentaire d'interdiction de manifester pendant 2 ans a en outre été prononcée.

Le quatrième, un homme demeurant à Tonnerre (89), âgé de 25 ans, a été poursuivi pour des faits de violences avec ITT inférieure ou égale à 8 jours (1 jours) et avec 3 circonstances aggravantes (1-usage ou menace d’armes par destination, 2- sur personnes dépositaires de l’autorité publique en l’espèce des militaires de la gendarmerie nationale, 3- en réunion), dégradations de biens d’utilité publique. La peine encourue était de 7 ans d’emprisonnement et 100 000 € d’amende.
Le parquet a requis une peine de 18 mois d’emprisonnement, dont 12 mois avec sursis et mise à l’épreuve et un mandat de dépôt, outre une peine complémentaire d'interdiction de manifester pendant 2 ans.
Le tribunal a prononcé une peine de 18 mois d’emprisonnement, dont 12 mois avec sursis et mise à l’épreuve. Il n’a pas décerné mandat de dépôt. Une peine complémentaire d'interdiction de manifester pendant 2 ans a en outre été prononcée.

Eric Mathais, procureur de la République.

 
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