mardi 23 mai 2017
Questions à...
Dans une interview accordée à infos-dijon, la présidente de la Région Bourgogne - Franche-Comté donne sa vision de la future métropole dijonnaise et relève notamment, «il n’y a surtout pas un problème de concurrence entre la région et la future métropole».
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DIJON/CHENOVE : Jean-Claude Barbey décoré par François Rebsamen

18/03/2017 18:55Imprimer l’article
Le maire de Dijon et président du Grand Dijon a remis à cette figure du monde combattant, président des Diables Bleus de Bourgogne, les insignes de chevalier dans l'ordre national du Mérite, ce samedi, à la mairie de Dijon.
«Cher Jean-Claude, ton histoire se confond avec celle de la Métropole». C'est par ses mots que François Rebsamen, maire de Dijon et président du Grand Dijon a ouvert son discours ce samedi matin, prononcé à l'occasion de la remise des insignes de chevalier dans l'ordre national du Mérite à Jean-Claude Bugey. Figure du monde combattant aussi bien à Chenôve qu'à Dijon, il est aussi le président des Diables Bleus de Bourgogne.
C'est aussi une vieille connaissance de François Rebsamen qui a confié, «tout jeune, je te voyais déjà souvent dans le quartier de la gare quand j'allais chercher mon journal».
Jean-Claude Barbey fait aussi parti de l'environnement politique local, puisque François Rebsamen a rappelé son «engagement auprès de Roland Carraz», ancien député-maire de Chenôve, aujourd'hui décédé.
Puis, il a retracé la longue carrière du médaillé, entamé par un apprentissage en charpenterie-menuiserie, de 14 ans à 17 ans, dans le Jura, jusqu'en 1972.
Mais très vite, Jean-Claude Barbey va éprouver un fort intérêt pour le domaine militaire, en entrant au sein de l'armée dans le corps des chasseurs à pied.

Contremaître technique au Palais des Sports


En 1972, Jean-Claude Barbey perd son emploi dans le Jura. Mais c'est Dijon qui va lui sourire. Il vient d'entrer dans la fonction publique territoriale et rentre dans les services techniques de la ville de Dijon. D'abord aux ateliers municipaux puis au service des sports. Il terminera sa carrière comme contremaître technique au Palais des Sports. «Tu as terminé ta carrière en 2000, juste avant que j'arrive», a sourit François Rebsamen, qui est devenu maire de Dijon un an plus tard, provoquant des rires amusés dans l'assistance.

«Chasseur un jour, chasseur toujours»


Mais l'autre grande passion de Jean-Claude Barbey reste définitivement l'armée et, en particulier, son cher corps des chasseurs. C'est d'ailleurs en 1994 qu'il fonde l'amicale des Diables Bleus, dont il est toujours président, fidèle à la devise, «chasseur un jour, chasseur toujours».
Il organise également maître de cérémonie de toutes les cérémonies militaires de Chenôve, ville où il réside, entretenant un domaine qui lui est cher, comme l'a expliqué François Rebsamen, «le lien entre l'armée et la nation».
En novembre 2014, il a organisé une exposition photos sur les poilus et les chasseurs, aux Bourroches, qui a connu un franc succès.
Il entretient également, sur son temps libre, les plaques commémoratives des soldats morts pour la France. François Rebsamen a d'ailleurs salué son «sens civique hors du commun».
Avec humour, une fois «épinglé» par François Rebsamen, dans un court discours, Jean-Claude Barbey a expliqué que «cette cérémonie a failli n'avoir jamais lieu». Victime d'un pépin de santé, il a expliqué que son médecin avait parlé de lui comme «un miraculé».

Bruno Lédion