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GRAND DIJON : La communauté urbaine a voté son budget 2017

22/12/2016 21:11Imprimer l’article
Le Grand Dijon a tenu sa dernière session plénière de l'année, ce jeudi soir. Les élus se sont notamment largement penchés sur le budget de la collectivité pour l'année 2017, qui s'élève cette année à 320 573 009 euros, contre 291 445 656 euros sur l'année 2016.
Avalanche de chiffres ce jeudi soir, à l'occasion du dernier conseil communautaire du Grand Dijon avant le passage à l'année 2017. Comme au conseil municipal de Dijon ce lundi (lire notre article), les élus du Grand Dijon se sont largement penchés sur le «gros morceau» du jour, le vote du budget 2017.
Ce budget, malgré le contexte économique morose et les baisses régulières des dotations de l'Etat entamées par Nicolas Sarkozy et poursuivies par François Hollande, est en hausse de 320 573 009 euros, contre 291 445 656. Tout en maintenant, comme s'en sont félicités François Rebsamen, maire de Dijon et président du Grand Dijon, et José Alméida, maire de Longvic et Vice-président, un «haut niveau d'investissement» qui passe de 61,4 millions d'euros en 2016 à 64,5 euros en 2017.
Dans le détail, on note 11,8 millions d'euros pour la voirie, 10,65 millions pour l'environnement, 9,8 millions pour l'habitat, 9,1 millions pour la culture, 7,5 millions pour les transports, 3,1 millions pour le développement économique, 2,45 millions pour la politique foncière, 2,5 millions pour les parkings, 3,25 millions pour les économies d'énergie, 2 millions pour l'eau et les assainissements et enfin, 1,4 millions pour le crématorium et 230 000 euros pour le cimetière intercommunal.
A noter que la taxe sur les ménages n'augmente pas. Contrairement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) qui augmente de 3%… et a fait grincer des dents durant les débats.

«Mauvais coup porté»


Même s'il a démarré sont intervention en expliquant qu'à propos du budget du Grand Dijon, «Il ne serait pas sérieux d'en critiquer bêtement tous les aspects», Laurent Bourguignat (LR) s'en est pris à la «politique fiscale» de la majorité en dénonçant l'augmentation de la CFE. Pour lui, une augmentation «sera un mauvais coup porté aux entreprise, aux commerçants, aux artisans, aux indépendants qui n'ont pas franchement besoin de ça».
Dans son argumentation, il a d'ailleurs cité «les syndicats patronaux» qui ont «réagi avec vigueur à cette annonce». Même si dans les faits, comme l'a relevé François Rebsamen,  seul le Medef (lire le communiqué) s'est exprimé et pas la CGPME…
Emmanuel Bichot, élu dijonnais LR, a, lui, exprimé ses «regrets» quant à cette augmentation, parlant de «1 million d'euros de ponction sur les entreprises. C'est un message très négatif envoyé aux monde économique».

«Une euro par mois»


C'est d'abord l'adjoint à Dijon de François Rebsamen François Deseille qui a répondu à la droite. «Quand Laurent Bourguignat dit que toutes les entreprises sont contre, pour moi, c'est une vue de l'esprit. En tant que chef d'entreprise, moi je la paye. Et depuis la suppression de la taxe professionnelle, les TPE sont largement gagnantes», a-t-il martelé.
Vice-président du Grand Dijon et Premier adjoint de Rémi Delatte à Saint-Apollinaire, Jean-François Dodet n'a pas critiqué le budget (qu'il allait voter) et a préféré insister sur son «regret, que l'Etat continue de nous transférer de nouvelles charges».
«Pour la moitié des entreprises, la hausse sera inférieure à 13 euros, soit un euro par mois. C'est sûr que c'est très dur à supporter…» a ironisé le président du Grand Dijon en expliquant, «il faut un peu ramener les choses à leur place». Puis, il a plaidé, «les entreprises ne veulent pas toujours des baisses de charges mais des carnets de commandes qui sont pleins et ils sont fiers et contents de ce que nous faisons en terme d'investissement».
Le budget a été adopté dans la foulée.

Bruno Lédion