mardi 30 mai 2017
Questions à...
Dans une interview accordée à infos-dijon, la présidente de la Région Bourgogne - Franche-Comté donne sa vision de la future métropole dijonnaise et relève notamment, «il n’y a surtout pas un problème de concurrence entre la région et la future métropole».
> LEGISLATIVES > ELECTIONS LEGISLATIVES

LEGISLATIVES : François Patriat a présenté les candidats En Marche en Côte-d'Or

19/05/2017 16:37Imprimer l’article
Le sénateur et référent En Marche en Bourgogne Franche-Comté a profité de l'occasion pour répondre aux attaques dont son camp est victime.
François Patriat a fait le show même s'il s'en est défendu, mercredi à l'occasion de la présentation des candidats de la République En Marche dans les cinq circonscriptions de Côte-d'Or. Après une longue intervention de l'ancien président du Conseil Régional de Bourgogne, les candidats se sont présenté aux journalistes.
Punchlines et morceaux choisis :
«Je voulais attendre que le gouvernement soit formé. C'est bien le chef de l'Etat lui-même qui donnera le tempo de cette campagne. Il demeurera le maître des horloges qu'il a été durant la campagne présidentielle» a commencé par expliquer François Patriat. Mais ce timing… c'est parce qu'il espérait redevenir ministre ? «Non merci, je ne veux pas refaire ma première communion ni repasser mon baccalauréat. Je suis un homme authentique et sincère, j'ai dit que je voulais le soutenir, pas que je voulais un poste» assure-t-il.

Sur le gouvernement :


«Le gouvernement gouvernera, en première ligne, et le président présidera. Emmanuel Macron a donné dimanche dernier à la fonction sa hauteur et sa vision. Le gouvernement nommé correspond exactement à la feuille de route du chef de l'Etat : des hommes et femmes politiques chevronnés et des gens issus de la société civile, la parité, 12 nouveaux venus sur 22, un mélange de la gauche sociale-démocrate et de la droite, dans sa fibre sociale».

Sur la droite et la gauche :


«La gauche est fragmentée, mais la droite l'est encore plus ! Emmanuel Macron l'avait anticipé et m'avait dit dès le lancement d'En Marche qu'au PS, «plus personne ne parle la même langue».
La droite et la gauche avaient en leur sein des bombes à fragmentation qui ont aujourd'hui explosé. Mais ce n'est pas Emmanuel Macron qui en est la cause. Il l'avait compris avant les autres, et il avait compris que partout, des gens sont prêts à travailler ensemble.
Le PS produira nos frondeurs de demain, la cohabitation voulue par la droite serait stérile et mènerait à l'immobilisme. Il n'y a donc qu'une solution : soutenir nos candidats».

Sur les attaques et le positionnement dans cette campagne :


J'entends bien que depuis quelques jours, la critique est facile et l'attaque est aisée, mais la proposition absente… Quand j'entends qu'untel est un politicard parce qu'il a 22 ans de politique, je préfère n'attaquer personne mais je mesure le degré de recul qu'on ceux qui nous critiquent.
Moi, j'étais un macroniste avant l'heure ! Dans les années 90, à Beaune, la droite disait "Patriat est sympa mais dommage qu'il soit de gauche" et la gauche disait "il est sympa mais il est élu parce qu'il est en réalité de droite".
Aujourd'hui, il n'y a pas trente-six possibilités : soit on est dans l'opposition systématique au Président, soit on a des positions à la carte, et dans ce cas on devient un frondeur, soit on soutient Emmanuel Macron.
Par ailleurs quand j'entends qu'un suppléant PS se dit «En Marche» parce qu'il a soutenu Emmanuel Macron à la présidentielle (Emmanuel Debost, suppléant de Sladana Zivkovic dans la 1ère ndlr), je veux simplement dire qu'on ne peut pas se revendiquer de notre mouvement et utiliser notre logo dans de telles circonstances.»

Sur les candidats En Marche en Côte-d'Or :


J'étais suppléant à la commission d'investiture d'En Marche pour les législatives. Nous avons siégé plus de 200 heures, et étudié 18.000 candidatures. Il y en avait beaucoup de bonnes mais nous devions respecter les critères et également réserver une centaine de circonscriptions au Modem, à juste titre car il nous a beaucoup apporté. Il y avait des candidats légitimes qui ont accepté de s'effacer. Mitterrand m'avait dit un jour «en politique, on doit toujours laisser un ami sur le bord du chemin».
Nos candidats respectent les critères établis par Emmanuel Macron. Maintenant, il faut les soutenir. Et ceux qui ont soutenu En Marche pendant la présidentielle mais qui ne soutiennent plus ses troupes aujourd'hui auront au moins la décence de ne pas les critiquer ! J'ai lu par exemple que les candidats En Marche n'auraient pas la force politique de leur candidat à la présidentielle… J'espère que les candidats du PS auront la même force politique que leur candidat à la présidentielle, à savoir 6,5%.

Le tour des cinq circonscriptions :


Didier Martin candidat dans la 1ère circonscription :



François Patriat : «Laurent Grandguillaume a été un excellent député. Didier Martin, qui a été président du tourisme à mes cotés pendant un mandat, a toute légitimité à lui succéder. Il peut compter sur mon amitié et mon soutient».
Didier Martin : «L'objectif est de capter de l'électorat. L'Assemblée Nationale aura un pouvoir de contrôle renforcé, donc il ne s'agira pas d'élire des députés godillots… Moi, je n'ai eu qu'un seul maillot depuis un an. C'est mon engagement d'homme libre. Libre d'avoir choisi un autre chemin. Je respecte le maire de Dijon et sa fonction, donc je ne répondrai à aucune attaque et je ne tomberai pas dans la polémique. J'irai plutôt sur le terrain pour transformer le score de 27% au premier tour de la présidentielle en majorité à l'Assemblée Nationale.»

François Deseille dans la 2e circonscription :



François Patriat : «C'est un circonscription difficile mais François est un élu de poids».
François Deseille : «Je suis kiné depuis 25 ans et j'ai voulu prendre avec moi une marcheuse du premier jour avec qui former un duo issu de la société civile. Je veux que l'on incarne le renouvellement des pratiques. Emmanuel Macron est sorti en tête au premier tour de la présidentielle dans la circonscription, donc c'est possible. Personnellement, j'ai toujours prôné le rassemblement, que je trouve bien illustré par ce gouvernement de talents et de compétences. Il faut désormais libérer les énergies et faire sauter les verrous qui bloquent la société, donc lutter fortement contre la cohabitation».

Fadila Khattabi (3e circonscription) :



François Patriat : «C'est une circonscription traditionnellement réservée aux femmes et à la diversité. Ses compétences dans le domaine de l'emploi pourront être précieuses en commission».
Fadila Khattabi : «Je me suis intéressée au mouvement En Marche en novembre et j'y ai adhéré en janvier car je ne me retrouvais pas dans le programme socialiste. Je suis candidate car c'est une circonscription que je connais bien, même si j'habite aujourd'hui dans la 2e. On y trouve à la fois des problématiques urbaines comme le chômage et des problématiques rurales comme la paupérisation et le sentiment d'abandon. Lorsqu'il nous a réuni après son élection, le Président nous a dit «I did it («Je l'ai fait» ndlr), à vous de réussir désormais si vous ne voulez pas un président fantoche».

Yolaine De Courson (4e circonscription) :



François Patriat : «Yolaine incarne la société civile en tant que chef d'entreprise mais aussi maire d'une petite commune. C'est une circonscription difficile mais elle travaille beaucoup et elle a la foi».
Yolaine De Courson : «C'est une circonscription difficile, avec le vote Le Pen très présent du fait de l'hyper ruralité. Nous avons tous une responsabilité collective dans cette situation, et il faut donc aujourd'hui que l'on prenne ce problème en main».

Didier Paris (5e circonscription) :



François Patriat : «J'ai été député de gauche à Beaune, comme un protestant en terre épiscopale ! Cette fois, c'est un candidat de gauche et de droite. Il peut réussir, c'est quelqu'un de solide qui connait les fonctions importantes».
Didier Paris : «J'ai été attiré par la personnalité exceptionnelle du Président. Les citoyens ont besoin d'une politique claire, nette et précise, et de se regrouper autour de valeurs. Nous avons donc, tous, l'obligation de continuer à porter le programme d'Emmanuel Macron, sinon, il nous manquera le fondamental. Je suis effaré par le nombre de gens que j'entendais dire durant la campagne présidentielle qu'ils voulaient "essayer Marine Le Pen"…».
Nicolas Richoffer