jeudi 27 juillet 2017
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LEGISLATIVES : L'UPR veut «continuer à grandir et à se faire connaître»

17/05/2017 13:12Imprimer l’article
Les partisans de François Asselineau présentent un candidat dans chacune des cinq circonscriptions de Côte-d'Or avec l'ambition de faire prospérer l'idée qu'une sortie de l'Union Européenne est indispensable à notre pays.
Tous «issus de la société civile» pour reprendre l'expression consacrée, les cinq candidats de l'Union Populaire Républicaine et leurs suppléants pour les élections législatives en Côte-d'Or ont été présentés ce lundi soir à Dijon.
L'un d'eux, Edouard Clair, a commencé par une présentation de l'UPR et de ses objectifs à l'occasion de ces élections : «Nous sommes un rassemblement de citoyens venant de tous les horizons politiques afin de rétablir notre démocratie. Aujourd'hui, nous avons plus de 27000 adhérents à jour de cotisation au niveau national, et plus de 200 en Côte-d'Or». Et d'affirmer que l'UPR est le 4e parti politique français en nombre d'adhérents, excluant de ce «classement» En Marche et La France Insoumise, «qui ne réclament pas de cotisation».
Déçus par le score de François Asselineau au premier tour de l'élection présidentielle (0,92% des suffrages exprimés), les militants et candidats comptent désormais sur ces législatives pour «continuer à faire connaître et faire grandir» leur mouvement. «Nous voulons convaincre un maximum de nos concitoyens de la justesse de nos analyses en expliquant pourquoi nous auront toujours la même politique si nous restons dans l'Union Européenne».
C'est en effet là le point essentiel et central du programme de l'UPR : redonner à la France sa souveraineté nationale en quittant l'Union Européenne. Ses partisans considèrent en effet que toute renégociation des traités est impossible puisque l'unanimité des 27 (bientôt 26 du fait du brexit) pays membres doivent accepter les changements à l'unanimité.

Les candidats en Côte-d'Or :


1ère circonscription :

Patrick Delezenne

46 ans, professeur en sciences économiques et sociales.
Suppléant : Vincent Maublanc, 21 ans, serveur.

2e circonscription :

Delphine Brayard

41 ans, infirmière libérale.
Suppléant : Romain Forest, 21 ans, étudiant en école de commerce.

3e circonscription :

Christine Schenk

36 ans, commerçante en cours de reconversion pour devenir ambulancière.
Suppléant : Jad Amalou, 29 ans, artiste.

4e circonscription :

Sandra Wagner

42 ans, assistante de direction dans l'industrie automobile en cours de reconversion pour devenir conservateur du patrimoine.
Suppléant : Alexandre Salerno, 25 ans, chef de train.

5e circonscription :

Edouard Clair

28 ans, viticulteur.
Suppléant : Paul Meyer, 37 ans, courtier en assurance.

Elements du programme :


Dans un tour de table, chacun des candidats et suppléants ont abordé quelques éléments du programme de l'UPR qui leur tiennent à cœur. Morceaux choisis.

Alexandre Salerno a abordé quelques points de la grande réforme constitutionnelle qui prévaut au programme, incluant «interdiction du vote électronique, la création d'une cour constitutionnelle chargée de défendre la constitution, et non pas de la défaire pour s'adapter à l'Europe, l'inéligibilité pour toute personne n'ayant pas un casier judiciaire vierge ainsi que la reconnaissance du vote blanc, avec annulation du scrutin si celui-ci arrive en tête et interdiction aux candidats de se représenter aux nouvelles élections organisées».

Christine Schenk s'est penchée sur la réforme des collectivités, incluant «un retour à 22 régions, la division par deux du nombre de conseillers départementaux, ainsi que l'arrêt des groupements forcés des communes».

Romain Forest a choisi de parler de l'euro et de ses conséquences sociales, expliquant selon lui qu'«une sortie de l'euro suivie d'une dévaluation est nécessaire pour réduire l'écart de compétitivité avec l'Allemagne. Le programme inclut également une augmentation du Smic et une suppression du RSI».

Patrick Delezenne a détaillé «la nécessité de quitter les traités européens, donc l'UE, afin de permettre un contrôle des mouvements de capitaux» notamment.

Jad Amalou est revenu sur la situation des services publics, prônant un «retour sous le contrôle de l'Etat d'entreprises comme La Poste, Engie, EDF ou les sociétés d'autoroutes, afin de sanctuariser le domaine public et ainsi, les services aux citoyens».

Delphine Brayard est intervenue sur le thème de la santé. «Il faut garantir la santé pour tous, par exemple en inscrivant la sécurité sociale dans la constitution. Les citoyens ne doivent plus être confrontés aux déremboursements. Notre principe est que chacun doit contribuer selon ses moyens et bénéficier selon ses besoins».

Vincent Maublanc a abordé la question des retraites, expliquant qu'il faut «consolider le système par répartition et inscrire ce principe dans la constitution».

Edouard Clair, enfin, a parlé agriculture et écologie, se prononçant pour les filières locales, ainsi que «l'interdiction des OGM, la libéralisation des semences anciennes et l'interdiction du brevetage du vivant».
Nicolas Richoffer

Plus de détails sur le site de l'Union Populaire Républicaine en cliquant ici