mardi 30 mai 2017
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Dans une interview accordée à infos-dijon, la présidente de la Région Bourgogne - Franche-Comté donne sa vision de la future métropole dijonnaise et relève notamment, «il n’y a surtout pas un problème de concurrence entre la région et la future métropole».
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LEGISLATIVES : Le PS en force pour soutenir Anne Dillenseger dans la 3e circonscription

16/05/2017 11:58Imprimer l’article
C'est à Chenôve que la candidate investie par le Parti Socialiste dans la 3e circonscription de Côte-d'Or, Anne Dillenseger, a installé sa permanence en vue des élections législatives. Le tout-PS était à ses cotés pour lancer officiellement la campagne.
Il y avait foule au 72 rue Maxime Guillot, à Chenôve, pour venir soutenir Anne Dillenseger et son suppléant, Dominique Michel, à l'occasion du lancement de la campagne du Parti Socialiste dans la 3e circonscription de Côte-d'Or, samedi midi. Il faut dire qu'en cette période compliquée pour le PS, faire montre d'unité est un impératif, à fortiori dans cette circonscription marquée notamment par la non-investiture par le PS de la députée sortante, Kheira Bouziane, qui a décidé coûte que coûte de se présenter pour briguer un second mandat. Et des soutiens, Anne Dillenseger n'en manque pas au regard de sa permanence débordante d'élus et d'adhérents, au premier rang des quels on comptait le maire de Dijon et président de Dijon Métropole, François Rebsamen, mais aussi Thierry Falconnet, le maire de Chenôve et même José Almeida, le suppléant de Kheira Bouziane lors de l'élection de 2012.

«Terre de gauche»


Dominique Michel, son suppléant et secrétaire de la section PS de Chenôve, faisait office de maître de cérémonie, louant une candidate «humaniste et progressiste» dont il s'est dit heureux d'être le suppléant. «Sur cette terre de gauche, donc d'abord socialiste, nous allons porter fièrement nos valeurs pour ce territoire à la fois urbain et rural».
Thierry Falconnet remerciait ensuite tout le monde, à commencer par les deux autres candidats du PS pour les circonscriptions dijonnaises, Sladana Zivkovic (1ere) et Pierre Pribetich (2e), présents. «Vous menez une bataille difficile dans un contexte compliqué. Il est important de soutenir Anne, sur cette terre de gauche perdue sur un accident de l'histoire (en 1993 ndlr). La campagne sera cette-fois courte et intense, et il faudra arriver en tête car il y a de la concurrence. Concentrons-nous sur le 1er tour et ensuite, l'essentiel sera fait».

Thierry Falconnet : «Qu'a fait notre députée à part s'opposer au Président ?»


C'est lui, le maire de Chenôve, qui s'est ensuite attaqué le premier à Kheira Bouziane, sans prononcer son nom : «J'aime bien les députés qui viennent couper des rubans, qui serrent des mains, qui font leur marché, au sens propre comme au sens figuré, mais j'aime surtout les députés qui s'attèlent aux gros dossiers. Pendant cinq ans, je ne sais pas ce qu'a fait notre députée à part s'opposer au Président de la République !». Et d'affirmer toute sa confiance en Anne Dillenseger pour «porter le dossier des finances publiques communales et intercommunales au niveau national. Car les législatives ne sont pas des élections locales mais nationales. Le député n'est pas un super conseiller départemental». Une confiance à laquelle souscrit aussi José Almeida, qui décrivait la candidate comme «une femme de gauche, de conviction, de terrain».

Rémi Détang : «Nos fondamentaux n'ont pas changé»


Le maire PS de Quetigny, Remi Détang, déclinait ensuite sa prise de parole sous le signe de la fidélité : «Il est logique de soutenir la candidate investie par le PS. Moi, je suis fier d'être socialiste. Nos fondamentaux, à savoir la justice, l'égalité sociale, l'éducation, et la culture, n'ont pas changé. Anne, je te soutiens à 200%. Faisons le travail pour que tu sois en tête le soir du 1er tour. La pléthore de candidats est une raison de plus pour nous mobiliser».
Patrice Espinosa, le maire d'Izier, faisait quant à lui référence au symbole du 18 juin, date du 2e tour, pour souhaiter «une victoire hautement symbolique ce 18 juin, même si rien ne sera simple».

François Rebsamen à Anne Dillenseger : «ton combat, tes valeurs, ta famille»


François Rebsamen est resté brièvement au micro, pour une allocution en forme d'adoubement  : «Anne est une femme de gauche, qui représente la gauche réformiste de gouvernement. Tout le monde doit être derrière elle». «Tu as toute légitimité pour être candidate : ton combat, tes valeurs, et même ta famille». Et de conclure avec enthousiasme : «Nous voulons cette gauche. Vive la victoire et rendez-vous le 18 juin !». L'ancienne députée de la circonscription de 2002 à 2012, Claude Darciaux, est également la présidente du comité de soutien d'Anne Dillenseger : «Je ne comprends pas qu'on se prétende à l'écoute des citoyens et qu'on ne respecte pas leur vote» lançait-elle, elle aussi, à l'attention de Kheira Bouziane. «Je compte sur Anne pour réussir le défi essentiel, à savoir l'emploi et la jeunesse. Il faudra être vigilante sur les droits des femmes, qui sont régulièrement attaqués à l'Assemblée Nationale !»

«Nous devons rester vigilants sur le code du travail»


C'est enfin Anne Dillenseger, la candidate, qui s'est adressé à ses soutiens avec détermination et émotion. Avec détermination d'abord, en mettant en garde dès ses premiers mots sur les intentions du Président Macron : «Nous avons évité le pire mais nous devons rester vigilants, en particulier sur le code du travail, en préférant toujours le dialogue social». Et de revenir en Côte-d'Or pour la suite de son message : «Sur un territoire vaste, cette circonscription est à la fois urbaine, urbaine et rurale. Le sentiment d'abandon y est parfois très fort. Au cours de cette campagne, j'y fais des rencontres riches en enseignements et humainement très fortes».
Sur le plan du programme, Anne Dillenseger veut mettre l'accent sur la démocratie participative avec un «conseil de circonscription», et assure que sa réserve parlementaire sera attribuée «en toute transparence». Elle donne également une grande importance à l'écologie, en faisant référence au plateau intercommunal de Chenôve, en insistant sur le fait que «la croissance doit être respectueuse de l'écosystème. L'accélération du libéralisme met la terre en péril. Il est donc urgent d'agir et de sensibiliser dès le plus jeune âge». Entre autres propositions, et en écho notamment aux problèmes de l'industrialisation de la France, elle réclame que «les aides publiques ne soient plus accordées sans contrôle ni contrepartie».

«Incarner l'espoir»


Anne Dillenseger assurait ensuite vouloir «construire des ponts et tendre la main» : «le vote FN est parfois un vote raciste, mais souvent un vote de désespoir, face à la disparition des services publics dans les villages par exemple. Je m'investirai dans ces dossiers. Nous le Parti Socialiste, qu'allons nous devenir si nous n'incarnons plus l'espoir ?»
Invitant chacun à «se retrousser les manches» Anne Dillenseger a terminé son discours les larmes aux yeux, évoquant ses parents, «qui nous ont tracé le chemin et pour qui j'ai une pensée émue aujourd'hui». Brandissant fièrement une rose, symbole socialiste que Claude Darciaux venait de lui remettre, Anne Dillenseger pouvait ensuite, autour d'un verre, prendre le temps de remercier tous les présents.
Parmi eux, autour de Michel Neugnot et Antoine Hoareau, notons la présence d'élus départementaux comme Céline Tonot (Longvic), Dénia Hazhaz (Chevigny), Hamid El Hassouni (Dijon 3), Christophe Avena (Dijon 5), André Gervais (Dijon 6) et d'élus régionaux tels que Saliha M'Piayi (Chenôve), Océane Charret-Godard et Denis Hameau (Dijon), ainsi que l'ensemble des secrétaires de section.
Nicolas Richoffer