lundi 22 octobre 2018
A cette occasion, de septembre à décembre, de nombreux événements sont organisés sur le campus dijonnais. Ces quatre mois de festivités vont être marqués par la venue de personnalités telles que Lilian Thuram ou encore Hubert Reeves.
Questions à...
Dans une longue interview à Infos-Dijon, l’élu de Côte-d’Or, patron des Sénateurs «En Marche» au Sénat, et proche d’Emmanuel Macron, dit sa foi dans les réformes.
Il parle aussi des élections européennes, d'Arnaud Danjean, d'agriculture, et des municipales à Dijon et en Bourgogne-Franche-Comté.
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AGRICULTURE : Pour la FDSEA 21, Emmanuel Macron «franchit la ligne rouge» avec l’accord UE-Mercosur

10/02/2018 09:56Imprimer l’article
Dans un communiqué, la FDSEA de Côte-d’Or cible Emmanuel Macron quant à l’accord UE-Mercosur. «Il trahit les éleveurs et berne les consommateurs. Les éleveurs de Côte-d’Or demandent des comptes à ceux qui sont élus pour défendre les intérêts des citoyens».
«Jusqu’à quel point Emmanuel Macron est-il prêt à sacrifier l’élevage bovin français et la sécurité alimentaire des consommateurs dans le cadre de l’accord UE-Mercosur ? Voici la question que se posent aujourd’hui les éleveurs français réunis au sein de la Fédération Nationale Bovine, alors qu’un accord avec le Mercosur pourrait être conclu dans les tout prochains jours et acter l’ouverture du marché intérieur... à 99 000 tonnes minimum de viandes bovines sud-américaines !
Emmanuel Macron a annoncé aux éleveurs, le 25 janvier dernier, qu’un accord avec le Mercosur serait conclu. Avec une promesse : les «lignes rouges» de la France concernant la viande bovine seront respectées. La première de ces lignes rouges ? Selon Stéphane Travert, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation interrogé par Bruno Dufayet, Président de la FNB : en aucun cas, une offre supérieure à celle sur la table des négociations – soit 70 000 tonnes – ne saurait être acceptée par la France.

Quatre jours plus tard, cette ligne rouge est donc franchie !
Et c’est avec le plein accord de la France que cet accord pourrait être conclu. Une posture française d’autant plus inquiétante pour les consommateurs que les viandes sud-américaines, qui seront servies en restauration hors foyer ou intégrées dans des plats cuisinés, ne présentent aucune garantie sur le plan sanitaire. En témoigne la récente crise de la «viande avariée» au Brésil et la fermeture des marchés américain et russe aux viandes brésiliennes, suite à la découverte de substances interdites dans ces viandes. Ce n’est donc pas seulement l’emploi de plusieurs dizaines de milliers d’éleveurs, mais la qualité de l’alimentation et la santé des citoyens français qui semblent aujourd’hui «bradés» dans le cadre de cet accord.
Pour Bruno Dufayet : «Conclure cet accord au lendemain des Etats Généraux de l’Alimentation ne relève pas seulement de l’incohérence totale des politiques publiques, mais de l’irresponsabilité. Quels que soient les intérêts commerciaux en jeu, une telle concession est inadmissible et doit être très largement dénoncée».

Accepter la viande bovine issue du Mercosur dans son assiette, c'est cautionner :
        -  Le risque sanitaire pour les citoyens français : le Brésil est empêtré dans un scandale de corruption sans précédent depuis avril 2017, impliquant la commercialisation de viandes avariées vers l'Union Européenne.
        -  La destruction de la forêt amazonienne, sachant que l'élevage bovin au Brésil est responsable de 80% de cette déforestation.
        -  La mise en danger de toute une filière en France, avec la disparition d'au moins 30 000 éleveurs !

Pour toutes ces raisons, les éleveurs de Côte-d’Or disent #NonauxaccordsUEMercosur, pour une viande saine et durable dans nos assiettes !
D’autre part, ils rencontreront les parlementaires «En marche», élus par la société civile pour défendre ses intérêts, aujourd’hui et demain afin qu’ils s’expliquent sur ces revirements de positions incohérents.»

Martial Gros
Président de la commission bovins Viande de la FDSEA de Côte-d’Or