mercredi 20 mars 2019
Avec notre vidéo de la manifestation.
Youth for climate Dijon a réussi à mobiliser environ 2000 lycéens et étudiants dijonnais à l'occasion de la grève et marche pour le climat ce 15 mars, suite à l'appel de Greta Thunberg.
Questions à...
Après l’affaire Christophe Dettinger, sur laquelle il revient largement pour Infos-Dijon, l’avocat dijonnais Jean-Philippe Morel représentera aussi l’association «Gendarmes et Citoyens» dans l’affaire de la caserne de Dijon et plaidera pour des policiers victimes en décembre dans le cadre du mouvement des gilets jaunes. Interview.
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OPINION : «Construisons ensemble des luttes porteuses de progrès social» lance la CGT

30/11/2018 11:28Imprimer l’article
Le 1er décembre «doit être une étape importante de discussions entre les citoyens pour avoir une société plus juste, plus solidaire, et plus égalitaire» plaide le syndicat.
Communiqué de la CGT :

La colère sociale des privés d’emplois des salariés, et des retraités s’expriment régulièrement.

Cette colère légitime s’exprime dans la fonction publique, dans les entreprises publiques et privées par des journées d’actions et de grèves. Elle s’exprime aussi dans la rue par des rassemblements, et des manifestations.

Le patronat et le pouvoir en place stigmatisent les privés d’emploi en les considérants comme des assistés voir des fraudeurs. Pourtant, ce n’est pas un choix mais la conséquence des politiques d’austérités menés par nos gouvernements successifs. Leurs bilans, c’est 11 millions de privés d’emplois et de précaires. Seuls 42% des chômeurs sont indemnisés, mais le gouvernement veut imposer la dégressivité du montant des allocations. Il faut que 100% des chômeurs soient indemnisés, et aussi gagner un véritable droit au travail.

Les suppressions de postes dans les entreprises publiques/privés, dans la fonction publique, et les fermetures d’usines se sont multipliées. Celles-ci ont contribué à détériorer la qualité de service, à amplifier la désindustrialisation et à développer la précarité et le mal-être au travail

La préoccupation d’une partie grandissante de la population est de boucler les fins de mois.

Le gouvernement et le président de la république, par des petites phrases méprisantes, ne répondent pas favorablement à cette colère. Ils attisent la division entre les citoyens et plongent dans le désarroi de plus en plus de famille. La déclaration de la ministre du travail Mme Pénicaud, « supprimer les cotisations sociales pour gagner un peu plus », s’attaque au financement de la sécurité sociale. Véritable bouclier face aux incidents de la vie : maladie, chômage, accident ....

Cela ne peut plus durer.

La CGT appelle depuis le début de l’année à des multiples actions afin de répondre aux attentes sociales :

• Une sécurité sociale professionnelle pour faire face aux fermetures des entreprises et aux suppressions de postes,
• La revalorisation du SMIC à 1800 € avec répercutions sur l’ensemble des grilles de salaires,
• L’augmentation des pensions et des minimas sociaux,
• Une TVA à 5,5% pour les produits de première nécessité,
• Une fiscalité juste tenant compte des revenus avec, en premier lieu, rétablissement l’impôt sur la fortune et sur les revenus financiers.

Nous exigeons des réponses immédiates et précises de la part du gouvernement, du président de la république, et du patronat. Le patronat a bénéficié de plus 40 milliards de CICE (crédit impôt compétitivité emploi), avec les exonérations de cotisations sociales ce sont plus de 200 milliards d’€ par an que bénéficient les grosses entreprises. La France est le 5ème pays producteur de richesse dans le monde, une meilleure répartition est possible et indispensable.

Concernant les actions inédites des « gilets jaunes », la CGT n’oppose pas les colères et les revendications tant qu’elles visent à combattre les politiques menées par le président des riches et le patronat. En effet, celles-ci creusent les inégalités sociales, attisent le repli sur soi et ouvrent à des replis nationalistes et populistes.

Le 1er décembre doit être une étape importante de discussions entre les citoyens pour avoir une société plus juste, plus solidaire, et plus égalitaire.

Alors que Le Smic est actuellement de 1498 euros brut (1150,50 euros net), loin de pouvoir compenser la réelle augmentation du coût de la vie, le gouvernement a décidé de se limiter à la seule revalorisation automatique. Depuis 6 ans, l’État n’accorde plus aucune revalorisation exceptionnelle du Smic.

L’État fait, ainsi, un nouveau cadeau au patronat car le mécanisme de revalorisation du Smic donne des arguments aux syndicats de négocier des augmentations de tous les salaires via les négociations annuelles obligatoires dans les entreprises.

Édouard Philippe a, encore une fois, prouvé la totale déconnexion entre les colères convergentes qui s’expriment à travers le pays et les réponses données, alors que s’exprime fortement l’exigence de plus de justice sociale et de réels moyens pour vivre et faire face aux dépenses contraintes.

Dijon, le 30 novembre 2018 
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