mercredi 18 septembre 2019
Le mosaïste a ajouté Dijon à la longue liste des villes du monde qui hébergent ses oeuvres. Il en a fixé six sur des façades du centre-ville.
Découvrez notre carte Google pour retrouver les six oeuvres.
Questions à...
La conseillère métropolitaine déléguée à l’emploi témoigne de la volonté de la Métropole d’accompagner les acteurs du territoire pour favoriser la création d’emplois et «permettre un développement économique harmonieux et solidaire».
> Opinion > De droite

OPINION : «Une terrible crise de confiance entre l’exécutif et nos forces armées» selon Rémi Delatte

19/07/2017 16:03Imprimer l’article
Après la démission du Chef d'Etat-Major des Armées, le général Pierre de Villiers, le député de la deuxième circonscription de Côte-d'Or, Rémi Delatte, pointe «l'inexpérience» et «l'autoritarisme» d'Emmanuel Macron et appel ce dernier à un «dialogue constructif».
Communiqué de Rémi Delatte - Député de Côte-d'Or :

Le Général Pierre de Villiers, Chef d’État-Major des Armées et soldat aux parcours et mérites exemplaires, a présenté sa démission au Président Emmanuel Macron ce jour.
Je ne reviendrai pas sur les humiliations et remontrances publiques que le Président s’est cru obligé de cumuler ces derniers jours à l’égard d’un serviteur de notre Nation. Il me revient cet écrit du Général de Gaulle : « Rien ne rehausse l’autorité mieux que le silence ».

Mais ce fait inédit depuis plus de 50 ans marque une terrible crise de confiance entre l’exécutif et nos forces armées, à deux égards :
- D’abord, elle intervient au tout début d’un mandat qui après avoir vanté l’inexpérience comme gage de renouvellement, élève l’autoritarisme au rang de méthode de gouvernement.
- Ensuite, et surtout, parce qu’elle marque la rupture d’un lien avec ce Gouvernement et ce Président de la République qui juraient leurs grands dieux, y compris pendant la campagne législative, que le budget de la Défense ne sera pas abaissé.

La question de notre politique de Défense, au service de la France et de la sécurité de nos compatriotes doit désormais être clairement débattue. Plus que celle d’une augmentation nécessaire des moyens, c’est celle de l’adéquation des moyens avec les missions confiées à nos soldats qui se pose en premier. De l’équipement aux conditions de vie, de l’enchaînement des périodes de mobilisation à la pérennisation de notre dispositif de projection et de dissuasion, il faut renouer avec notre Armée un dialogue constructif qui permettra de lui assurer l’efficacité comme la sécurité.
L’urgence est là. Tout autre débat ne serait alors, non pas le résultat de la pensée complexe d’un Président «Jupitérien», mais bien un flou politique savamment entretenu pour ne pas aborder les questions essentielles qui touchent à notre Défense nationale et aux femmes et hommes qui l’incarnent.

Rémi Delatte - Député de Côte-d'Or