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PLAN PAUVRETE : «Un plan ambitieux mais un plan pauvre» selon Antoine Hoareau

13/09/2018 16:29Imprimer l’article
Le secrétaire de la section de Dijon du Parti Socialiste dénonce notamment un plan «pauvre en moyens et en considérations».
Communiqué d’Antoine Hoareau,
secrétaire de la section de Dijon du Parti Socialiste :


«Le Président de la République nous avait habitué à un discours sur la responsabilité individuelle dans la pauvreté. Le précaire était l'unique responsable de sa situation et en plus il coûtait "un pognon de dingue". Revirement total de langage ce matin lors du discours annonçant le plan pauvreté. Ce changement de paradigme ne cache néanmoins pas la pauvreté d'un plan voulant pourtant l'éradiquer.

Si ambitieux soit-il, le plan pauvreté est annoncé avec un budget de seulement 8 milliards d'euros sur 4 ans, soit 2 milliards par an. Comparés aux 25 milliards d'euros de cadeaux fiscaux offerts aux plus fortunés, les priorités du Président sont clairement affichées. Et d'où viennent les 8 milliards du plan pauvreté sur 4 ans ? Des 8 milliards d'économies sur 2 ans pour les APL, les prestations familiales et les retraites. Un beau discours pour zéro euro sur le dos des plus fragiles. La lutte contre la pauvreté est une nécessité absolue avec laquelle on ne doit pas, on ne peut pas, jouer pour cacher sa politique de "président des riches".

Le discours de ce matin se heurte au bilan des 18 derniers mois. Nous aimerions croire en la parole du Président mais comment s'y fier au regard de la politique sociale du gouvernement après la hausse de la CSG pour les retraités, la désindexation des pensions de retraites, la diminution des APL, le gel du SMIC, la suppression massive de postes de fonctionnaire, la suppression de l'ISF ? Et la liste n'est pas exhaustive.
Le Président de la République a demandé une mobilisation de tous les acteurs concernés, en particulier des collectivités locales. Mais comment créer de nouvelles places en crèches, comment développer l'action des CCAS, quand en même temps le gouvernement limite drastiquement leurs marges financières les accusant de trop faire et trop dépenser.
Le plan pauvreté pourrait être un beau programme s'il n'était pas un plan si pauvre en moyens et en considérations.»