mercredi 20 mars 2019
Avec notre vidéo de la manifestation.
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Questions à...
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TRIBUNE : «Chronique d'une semaine édifiante» par Antoine Hoareau

01/09/2018 05:32Imprimer l’article
Le Secrétaire de la section PS de Dijon fustige «l'arrogance et le mépris du Président de la République envers les Français» à travers une semaine riche en événements politiques.
Communiqué d'Antoine Hoareau, Secrétaire de la section PS de Dijon :

Cette semaine aura démontré, s'il en était encore nécessaire, l'arrogance et le mépris du Président de la République envers les Français et l'amateurisme chronique dans sa gestion des affaires du pays. Après l'affaire Benalla et les ennuis architecturaux-judiciaires de la Ministre de la Culture, ces quatre derniers jours ont offert aux français un triste spectacle.

Lundi – Encore un cadeau aux plus riches

La diminution du coût du permis de chasse national, fruit du lobbyisme dans les plus hautes sphères du pouvoir, illustre la capacité de notre Président à accorder des faveurs aux plus fortunés. En effet, seulement 10% des chasseurs, parmi les plus aisés du pays, possèdent un permis de chasse national leur permettant de pratiquer sur l'ensemble du territoire. Les petits chasseurs de nos campagnes, dans toutes ces petites sociétés villageoises ne verront évidemment jamais la couleur de cette décision car ils utilisent un permis départemental dont le coût reste inchangé. Encore une gratification aux plus aisés soufflé à l'oreille du Président par des lobbyistes ne défendant que des intérêts privés au détriment de l'intérêt général.

Mardi – Démission écologique et aveu d'échec en direct à la radio

Le ministre Nicolas Hulot démissionne en affirmant clairement l'échec des politiques de transition énergétique de ces 15 derniers mois. Il constate son incapacité à convaincre au sein même de l’exécutif de la nécessité absolue d'un changement profond dans nos politiques publiques. Il dénonce la trop grande collusion du pouvoir politique avec les lobbys et intérêts privés.

La prise en compte du réchauffement climatique n'est pourtant plus une nécessité, c'est une obligation. Le Président avait cherché le coup d'éclat médiatique en nommant Nicolas Hulot ministre. Il a fini par démissionner et n'a plus voulu servir de faire-valoir à un pouvoir faisant la part belle aux industries polluantes de l'agriculture intensive, du nucléaire, de la pétrochimie et du phytosanitaire.

Mercredi – Le mépris pour masquer les chiffres de l'échec

Le Président Macron nous avait déjà habitué à son jeu de petites phrases méprisantes envers les français. Rebelote ! Nous, gaulois, serions réfractaires au changement. Ce registre ne sert qu'à masquer les mauvais chiffres de la croissance annoncés le même jour par l'INSEE, et les chiffres affolants de la diminution de 12% des dépôts de permis de construire de logement neuf. L'utilisation de ce procédé pour dissimuler ses échecs ne dupe personne. Au delà de l'insulte méprisable, le ralentissement de la croissance française et de la construction de logement dans une conjoncture économique favorable n'est que le résultat d'une politique néolibérale et injuste imposée depuis 15 mois.

Jeudi – Amateurisme sur toute la ligne

C'est le clou de la semaine. Alors que la mise en place de l'impôt à la source a déjà été repoussée d'un an, alors que les français et les agents des services fiscaux se préparent à ce changement au 1er janvier prochain, le Président décide d'ouvrir la porte au renoncement. Que se passe-t-il à la tête de l’État ? Calcul électoral ? Panique ? Peur du changement ? Mercredi nous ne sommes que des réfractaires au changement, jeudi c'est le Président qui n'en veut plus. Il faudrait savoir ! L'impréparation virerait-elle au sauve-qui-peut ?

Le néolibéralisme de Macron, sa pratique du pouvoir clanique, son vocabulaire outrancier, dévoilent l'échec de sa politique de droite injuste et inégalitaire depuis le début du quinquennat.

Le Parti Socialiste a la Justice Sociale chevillée au corps. Jamais nous ne renoncerons à dénoncer les inégalités et les injustices. Jamais nous ne renoncerons à défendre les plus fragiles, à aller convaincre les français qu'un projet politique prônant une pratique démocratique de nos institutions et mettant l'intérêt général et l'Humain au cœur des préoccupations est possible.

Antoine Hoareau
Secrétaire de la section PS de Dijon
 
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