lundi 10 décembre 2018
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Le préfet de Côte-d'Or et de Bourgogne-Franche-Comté, Bernard Schmeltz, a réagi ce samedi pour Infos-Dijon.
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CYCLISME : «Que nos coureurs aillent jusqu’au plus haut niveau», souhaite le président du SCO Dijon Bernard Mary

05/12/2018 05:34Imprimer l’article
A l’occasion de l’assemblée générale du SCO Dijon, nous avons fait le point sur «une riche année 2018» avec Bernard Mary, le président du club. Une année positive sportivement, mais qui incite à plus de rigueur structurellement et financièrement.
Le SCO Dijon a tenu dernièrement sa 27ème assemblée générale, samedi au 9 Bis boulevard Voltaire. Pour un énième bilan annuel, le SCO Dijon a pu faire état d’une année 2018 fructueuse, tout en soulevant deux points sur lesquels les attentions devront être disons plus rigoureuses : la mobilisation bénévole qui reste certes forte mais «prend de l’âge» et les finances, sur lesquelles le club est déficitaire pour le deuxième exercice consécutif.
Deux points soulignés par Benoit Perrin, vice-président en charge des organisations, ayant notamment rappelé l’annulation cette année de la Châtillon-Dijon pas seulement pour des raisons météorologiques (défection du SCO Moto), puis par Hervé Silva, en charge des finances et de l'administration, ayant noté un déficit sur le budget et une baisse des fonds propres du club à encaisser.
Dans l’entretien ci-dessous, le président Bernard Mary revient tout de même sur une année confortant la place du SCO Dijon, premier club en Bourgogne-Franche-Comté et même 7ème club au niveau national.

Globalement, comment résumer l’année 2018 pour le SCO Dijon ?


«Ce fut une très bonne année, avec déjà 124 victoires et environ 300 places sur le podium. On est aujourd’hui le premier club en Bourgogne-Franche-Comté avec à peu près 280 licenciés, toutes licences comprises, et une trentaine d’épreuves organisées chaque saison. On est 7ème club français aujourd’hui aussi, il faut le savoir.»

Plus de 120 victoires (124 au 27 novembre donc) sur une saison, c’est fort non ?


«C’est beaucoup oui et c’est l’une des meilleures performances du SCO Dijon depuis quelques années. Avec pas mal de victoires de la part de nos jeunes et une forte section VTT.»

Que dire de l’équipe senior en DN1 ?


«L'année a été moyenne on peut dire avec une 14ème place en Coupe de France. Je pensais qu’on pouvait finir dans le top 10, mais on sait que les places sont chères. Il faudrait retrouver le top 10 même si ce n’est pas une fin en soi.»

Comment le SCO Dijon considère-t-il ses jeunes et notamment ses juniors ?


«Depuis quelques années, on a je dirais davantage orienté notre politique sur la formation. Les U19 sont notre réserve pour la DN1. C’est un travail de longue haleine pour les amener à de bons résultats parmi les élites mais c’est nécessaire. Notre équipe junior (U19) a été plus en difficulté cette saison, mais on peut noter plus largement qu’un autre coureur de chez nous va passer chez les professionnels. Après Julien Bernard et Jérémy Cabot (entre autres), Adrien Guillonnet passe pro.»

La formation, une vocation chez le SCO Dijon ?


«C’est ça notre rôle. Que nos coureurs aillent jusqu’au plus haut niveau. C’est quelque part une fierté de les voir partir. Ça prouve la qualité de notre formation, qui est une vraie mission et une identité de notre club, même si ce n’est pas simple aujourd’hui car les jeunes ont tendance à aller vers le VTT et moins vers le cyclisme sur route.»

Du côté des organisations, quel sentiment ressort ?


«Elles sont des réussites mais on aimerait voir davantage nos coureurs remporter ces épreuves. C’est cela qui permettrait vraiment de mettre en avant ces épreuves ainsi que nos partenaires.»

Nous avions notamment suivi le 30ème cyclo-cross international de Dijon le 1er novembre dernier (lire notre article en cliquant ici) ou encore l'ultime étape du Tour de Côte-d'Or (cliquez ici) en juillet, sur lesquels le SCO Dijon a fait preuve d'une grosse mobilisation organisationnelle.

Quels sont les projets du club ?


«Le premier est je pense de garder notre place en Division Nationale 1. Il s’agit d’un challenge tous les ans pour ne pas finir dans les deux dernières équipes au classement et redescendre.
Après, il serait intéressant de relancer le cyclisme sur piste avec un vélodrome historique à Dijon, le seul en Bourgogne-Franche-Comté avec celui d’Auxerre. Il aurait besoin d’une rénovation mais ça ne semble pas dans les priorités des collectivités malgré nos demandes...
Quant au VTT, on renforce notre section d’une centaine de licenciés avec l’embauche récente depuis une quinzaine de jours de Charlotte Bacquaert.
Attention tout de même à l’aspect financier. Nous enregistrons cette année un déficit (- 13 736 euros sur un budget de plus de 650 000 euros, 680 000 euros en budget prévisionnel), certes minime par rapport à notre budget, mais dans une ville comme Dijon où il faut composer avec d’autres sports, avec une conjoncture dans laquelle les subventions ne sont pas toutes au rendez-vous, soyons vigilants.
La dynamique sportive et compétitive, avec des éducateurs et des entraîneurs impliqués, reste en tout cas la même.»

Que peut-on souhaiter au SCO Dijon à l’approche des fêtes de fin d’année ?


«Que le club dure encore, tout en pensant à la relève. C’est sûr que le renouvellement est compliqué mais il faut y penser. Voir sur le long terme aujourd’hui n’est pas possible pour un club, mais à moyen terme c’est envisageable. Et il faut bien dire que les années commencent à peser sur l’équipe dirigeante et bénévole.»

Propos recueillis
par Alix Berthier
Photos : Alix Berthier











 
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