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RALLYE RAID : Retour sur la semaine de toutes les émotions pour les deux pilotes Côte-d’Oriens

14/01/2019 02:22Imprimer l’article
Stéphane Bouvier d’abord, et Frédéric Barlerin ensuite, ont dû abandonner sur casse mécanique. Trop tôt dans ce Dakar 2019 dont l’un et l’autre rêvaient de voir l’arrivée finale, le 17 janvier à Lima.
Le cauchemar de tous les pratiquants de sports mécaniques, c’est ce qui a mis fin dès les premiers jours à l’aventure péruvienne des deux pilotes de moto venus de la Côte-d’Or. La panne. La hantise de tous les participants, et surtout des «petits». Ceux qui ne visent pas une place d’honneur, mais une place tout court au classement général. Ceux qui consacrent toute leur énergie, tout leur argent bien souvent aussi, qui travaillent d’arrache-pied toute l’année.
Même si leurs conditions étaient différentes sur ce Dakar 2019, Stéphane Bouvier et Frédéric Barlerin étaient de ceux-là.

Le destin se répète pour Stéphane Bouvier


Stéphane Bouvier tout d’abord, le pompier de Dijon, promoteur de Pompy, une peluche à l’attention des enfants victimes qui sert d’outil pédopsychologique aux pompiers. C’est d’ailleurs la team Pompy (un mécano et un manager) que Stéphane a montée pour maximiser ses chances après avoir dû abandonner dès la deuxième étape pour sa première participation en 2018. Mais comme il l’a confié lui-même,«le sort s’acharne». En 2019 aussi, il n’a pas pu prendre le départ de la 3e étape. «Je suis maudit, effondré, je ne comprends pas» commente-t-il avant même de digérer cette déception. «Moto neuve, j’ai passé la nuit dans les dunes, problème technique, injection ou pompe à carburant ou allumage, je ne sais plus…»
Deux jours plus tard il donne de nouveau des nouvelles sur Facebook : «Oui c’est mort. La moto neuve est tombée en panne dans l’étape 2, j’ai passé la nuit dans les dunes, pas réussi à repartir sans être hors course. Je suis anéanti. Remake de 2018, le Dakar ne veut pas de moi. C’est terrible demain on monte le Team Pompy à Arequipa et on cherche l’origine du problème».
En attendant, précise-t-il, «la distribution de coloriage Pompy à commencé. C’est le maximum que je puisse faire. Pour remercier mes partenaires et sponsors avec mon équipe.»

Les larmes de Frédéric Barbelin


A ce moment là, Frédéric Barlerin était lui aussi en train de vivre sa journée noire. C’était sur la 4e étape. Devant les caméras de France Télévision, tout seul au milieu de nulle part, après des heures de galère à tenter de réparer sa moto capricieuse devenue incapable de tenir le ralenti, le pilote de Côte-d’Or craque. Il a compris que l’aventure s’arrêtait là et que ça devenait irrévocable. «Je crois que ça y est… Pourquoi elle me fait ça, putain… Faut pas que je m’arrête, c’est tout»… Dans la solitude de la nuit, après avoir encore calé et définitivement jeté l’éponge, il craque de nouveau en racontant en sanglots au journaliste de France Télé venu à sa rencontre : «C’est surtout pour tous ceux qui me suivent que je voulais aller au bout… J’ai essayé de la ménager, de faire attention… C’est un tel investissement… C’est un an de boulot, un an de sacrifices avec la famille, c’est ça qui me fait le plus chier en fait… Je pense aux heures que j’ai pas passées avec mes enfants, tout ça, pour faire ce Dakar, qui un rêve pour moi depuis que je suis tout petit…»
Il reviendra longuement, sur son blog sur cette 4e étape (à lire en cliquant ici).

Des souvenirs et de l'expérience


Avant ça, même trop brièvement, les deux pilotes ont pu croquer la vie sur le Dakar à pleines dents. La première étape s’était parfaitement passée pour eux, et au matin du deuxième départ, en attendant leur tour de prendre la route, les deux Côte-d’Oriens avaient gratifié leurs supporters d’une petite vidéo ensemble, sourires aux lèvres, filmés par Fred Barlerin. Le soir même, Fred Bouvier vivait l’enfer dans les dunes et y passait la nuit avant d’abandonner. Le lendemain, Frédéric Barlerin chutait dans une étape roulante, longue et difficile entre Marcona et Arequipa, sans plus de gravité qu’un impressionnant bleu à la cuisse. Mais le destin venait de commencer à se choisir une victime, et c’est le lendemain, lors de la fameuse étape 4, qu’il allait en sceller le sort pour cette première participation.

Pour tous les deux, il faudra désormais garder les meilleurs souvenirs, profiter un peu des atouts locaux, et digérer tout ça pour, espérons-le, les revoir dans un an sur la piste du Dakar. En attendant, Stéphane Bouvier rempli ses derniers objectifs : «Après la douleur de la mécanique la joie du partage» explique-t-il sur Facebook (cliquez pour accéder à sa page). Nous avons reçu avec Érick et Marc un orphelinat et une association d enfants défavorisés. Quel plaisir de voir la joie dans leur yeux. De leur offrir des coloriages et des crayons de couleurs Pompy et des gâteaux Saint-Michel».
Nicolas Richoffer

Les deux pilotes ensemble filmés par Frédéric Barbelin (à droite) :


Stéphane Bouvier :




Frédéric Barbelin :