dimanche 25 février 2018
Questions à...
Dans une longue interview qu'il nous a accordée, le maire de Dijon et président de Dijon Métropole n'élude aucun sujet.
Les erreurs du quinquennat de François Hollande, ses acquis aussi, la politique d'Emmanuel Macron, les prochaines élections municipales à Dijon, le projet métropolitain, la rivalité avec Besançon, les rapports avec le Département et la Région, la marque Just Dijon, l'auto-suffisance alimentaire, et bien-sûr les tarifs du stationnement…
> SPORT > Basket

BASKET : Explosion de joie au Palais des Sports avec la victoire de la JDA sur l'Elan Chalon

14/10/2017 07:44Imprimer l’article
Le derby bourguignon, ce vendredi soir à Dijon, a semblé pendant une mi-temps tourner une fois de plus à l'avantage des Chalonnais. Mais poussée par son public, la JDA a su reprendre l'avantage et le conserver de justesse jusqu'à la fin (88-86). Les joueurs et le staff ont explosé de joie au coup de sifflet, dans une salle enflammée qui a bien joué son rôle de sixième homme.
Trois ans que la JDA n'avait pas gagné le derby. Et même face à un Elan Chalon en grande difficulté en ce début de saison, avec quatre défaites pour zéro victoires avant le début du match, personne n'osait vraiment croire en la victoire. Comme si un complexe d'infériorité paralysait les Dijonnais, à commencer par le public, plutôt silencieux en première mi-temps dans un Parc des Sports pourtant plein comme un œuf. Ce sont bien les Chalonnais qui mettaient l'ambiance, tambours et trompettes à l'appui, et sur le terrain, les deux camps ne s'y trompaient pas.

Après un début de match en fanfare, l'Elan a fait la course en tête durant les deux premières périodes, prenant parfois une dizaine de points d'avance. Portés par un Jérémy Nzeulie en pleine forme auteur de 19 points à la mi-temps, et par un Lance Harris moins tranchant mais tout aussi solide, les Chalonnais semblaient avoir une emprise totale sur le match. Mickaël Gelabale, signé trois jours plus tôt, entrait même rapidement, mais timidement, sur le parquet. A la pause, ce n'était pas la joie du coté des supporters Dijonnais, dépités de constater avec quelle facilité le capitaine chalonnais pouvait prendre des shoots. Sans maîtrise du rebond ni agressivité offensive, la JDA semblait condamnée à courir derrière la balle et le score (42-51).

Mais voilà : au basket, il suffit parfois de quelques minutes. Au retour des vestiaires, les joueurs de la Jeanne ont su enflammer la salle en remontant rapidement et en passant même devant, notamment sous la houlette d'un J.J. Frazier qu'on a vu à trois points, à la passe décisive et à l'interception. Julien Axel, bridé par trois fautes commises en première mi-temps, ne pouvait se montrer tranchant mais Ryan Paerson, Valentin Bigote et Jacques Alingue faisaient le boulot. Tellement bien que Dijon virait en tête (67-62) dans une salle désormais en feu.

Coté Chalonnais, tout avait déraillé. Les champions de France n'ont jamais lâché cette partie, et n'ont d'ailleurs jamais été distancés de beaucoup. Ils semblaient même aidés par une force invisible quand les Dijonnais rataient trois lancers-francs consécutifs en début de dernier quart temps, par Julien et Bigotte. Mais à l'image d'un Camara parfois hors de lui, les Chalonnais s'énervaient, sans pourtant être jamais vraiment décrochés. Revenus à un shoot, ils ont même dû croire à la prolongation. Mais à 86 partout, Rion Brown a pris les dernières secondes du match à son compte. D'abord en prenant le rebond offensif sur un tir à trois points de Bigote, puis en le mettant,immédiatement dans le cercle. Par un contre magnifique enfin, sur l'ultime shoot chalonnais, qui déclencha une euphorie sincère tant dans la salle que sur le parquet. Le soulagement pour la JDA après deux défaites consécutives, la joie d'une victoire acquise au forceps, à fortiori sur le rival bourguignon. Chalon repart de Dijon un peu sonné, avec cinq défaites en cinq match. Du jamais vu pour un champion de France en titre. De son coté, la JDA est septième de la Pro A.
Texte et photos N.R.

Toutes les stats du match sont ici, sur le site de la lnb