lundi 21 août 2017
Questions à...
L'emploi des seniors est une préoccupation pour Fabrice Rey, directeur de Créativ', le cluster emploi de Dijon métropole. Il revient pour Infos-Dijon sur une expérience menée début juillet et insiste : «l'opération sera améliorée et renouvelée, car les plus de 50 ans ne sont pas reçus en entretiens d'embauche et n'ont plus accès aux entreprises». Interview.
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FOOTBALL : Zoom sur Jessy Benet, le Bourguignon du DFCO

06/08/2017 13:35Imprimer l’article
Il n'est pas du déplacement à Marseille ce dimanche pour le premier match de championnat de la saison 2017/2018. Et même si son avenir au club semble incertain, il est à ce jour le seul joueur né en Bourgogne dans l'effectif Dijonnais. Rencontre.
De retour de prêt après une saison passée en National, à Avranches, le milieu de terrain né au Creusot peine à franchir un cap. Encore jeune (22 ans), il est en pleine progression depuis son arrivée au DFCO il y a trois ans, après s'être fait remarquée en amateur à Montceau (71).
Mais difficile de s'imposer dans une équipe pro, surtout avec un temps de jeu réduit (8 matches joués en 2014/2015 et encore 8 matches joués en 2015/2016). Alors cette saison en National a Avranches a été une bouffée d'air pour sa carrière, avec trente matches joués et trois buts marqués, dont deux en championnat. De retour à Dijon, rien ne laisse pourtant penser qu'il y joue plus que lors de ses deux premières saisons. Alors de quoi son avenir sera-t-il fait ? Un rôle de remplaçant, voire de réserviste, qui le freinerait dans son élan ? Un nouveau prêt voire un départ ? S'il ne s'exprime pas sur ce sujet, il revient tout de même pour Infos-Dijon sur sa carrière, son expérience en pro et ses années à Montceau.

La saison à Avranches :


«Ça a été une très bonne saison. J'étais parti pour avoir du temps de jeu, et c'est ce qui s'est passé. J'ai fait trente matches en championnat, et un beau parcours en Coupe de France avec un quart de finale. J'ai mis quelques buts et fait quelques passes décisives, donc ça a été une belle saison pour moi».
«J'ai atteint mes objectifs car j'ai eu du temps de jeu et on sait que ce n'est pas toujours le cas dans le cadre d'un prêt. C'est pas toujours facile d'être prêté, mais là, ça a été une réussite. J'ai été bien intégré dès le début, dans un club où il y avait pas mal de joueurs prêtés. Mais arriver comme ça dans un groupe, ça peut être plus difficile, quand on vient d'un niveau supérieur, car les joueurs qui sont là depuis longtemps au club nous voient comme des concurrents».

A 22 ans, que faire pour passer un pallier ?


«Je pense que je peux progresser un peu partout. Je vais continuer d'écouter le staff et les joueurs, et de travailler dur. Il n'y a que comme ça que l'on peut progresser. A Dijon, il y a des joueurs d'expérience, donc je prends tout ce qu'on me dit pour m'améliorer. J'apprends beaucoup de ces joueurs.»

Avec le recul, après avoir connu le DFCO et Avranches, que retiens-tu de tes années à Montceau ?


«A Montceau, j'ai beaucoup appris car c'est là-bas que je suis passé du monde des jeunes au monde des senior. Surtout, physiquement : je n'étais pas trop costaud donc j'ai appris à jouer plus intelligemment, avec les déplacements, à éviter les contacts, etc. Après, en grandissant, on devient plus solide et plus physique. C'est aussi un point que j'ai beaucoup travaillé pour éviter de me faire trop bouger.»

Quelle est la différence au quotidien entre un club pro comme le DFCO et un club amateur comme Montceau ?


«A Montceau, j'allais à l'école la journée et je m'entrainais le soir. Certains de mes coéquipiers travaillaient et venaient à l'entraînement après le boulot. Maintenant, les entraînements sont le matin et on ne pense qu'à ça durant la journée. Du coup, en trois ans, je me suis épaissi un peu. J'ai appris à m'entretenir physiquement, en plus du travail technique et tactique. Je pense qu'on peut toujours progresser dans tous les domaines».

Et cette saison ?


«Ce sera pareil : il faudra que je continue à progresser, et espérer avoir un maximum de temps de jeu»
N.R.