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«RUE AUX ENFANTS» : Chenôve va remettre ça en 2019, Quetigny pourrait se lancer

12/02/2019 14:18
La prochaine édition de cette opération visant à rendre, le temps d’une journée, une rue aux enfants pour des jeux et activités sans circulation automobile, se prépare. Quetigny pourrait rejoindre Chenôve, Semur-en-Auxois et Château-Chinon en 2019.
Fermer une rue à la circulation le temps d’une journée, et donner aux enfants l’opportunité de s’approprier l’espace public pour des jeux, la découverte d’activités et, finalement, une forme de lien social qui a tendance à disparaître.
«Il s’agit de donner aux enfants une autre représentation de la rue, bien commun, autre que la circulation automobile» explique Denis Moreau, vice-président de «Rue de l’Avenir», association nationale membre du collectif aux cotés de l’Anacej, Cafézoïde et Vivacités.

Il était à Chenôve vendredi dernier pour une réunion de débriefing de l’édition 2018, qui s’était déroulée en septembre, et de préparation de l’édition 2019.
Dans la salle, des représentants de la maison des Jeunes et de la Culture de Chenôve, du centre social de Semur-en-Auxois et du centre social de Château-Chinon, mais aussi du service jeunesse de Quetigny, qui s’intéresse fortement à la possibilité de mettre en place l’opération dans la ville.

Partage de l’espace public et la modération des voitures


Par ailleurs président de l’association Evad (Ensemble à Vélo dans l’Agglomération Dijonnaise), Christian Germain est également le correspondant régional de Rue de l’Avenir. «Le sens de cette association, c’est le partage de l’espace public et la modération des voitures. Nous faisons partie du collectif Ville 30 par exemple et travaillons sur le Projet de loi d'orientation des mobilités».

Denis Moreau poursuit : «C’est aussi une question de santé publique. De nos jours, les abords des écoles sont devenus des drop zone, mais on peut habituer les enfants à marcher un peu. C’est pourquoi, avec la Rue aux Enfants, on travaille sur les modes actifs, avec des ateliers vélo et des draisiennes. C’est aussi un espace de jeu. Il est essentiel de jouer dans l’espace public. Ça permet de faire de la rue un lieu d’épanouissement personnel».

En ce début d’année, l’heure est donc à faire le point sur ce qui a bien et moins bien marché lors des éditions 2018. Les organisateurs échangent, se partagent des «boites à outils» afin de se transmettre les bonnes pratiques. Et si l’on ne connaît pas encore les dates pour 2019, il semble arrêté qu’après la rue Olympe de Gouge en 2018, c’est la rue Edouard Herriot qui devrait accueillir la rue aux enfants 2019 à Chenôve.
Nicolas Richoffer