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HLM : De nouveaux logements familiaux au centre de Dijon pour Orvitis

16/10/2019 21:25
Orvitis, le bailleur social du Département, a inauguré ce mercredi un nouvel immeuble de 41 logements dans le centre-ville dijonnais. Un investissement de 5,7 millions d'euros.
Les éloges pleuvent pour le nouvel immeuble inauguré ce jeudi 16 octobre 2019 : «projet d'envergure», «opération phare», «chantier modèle». L'équipe du bailleur social du Département, Orvitis, est particulièrement fière du nouveau bâtiment, qui plus est au centre de Dijon. Le promoteur ADIM Lyon a réalisé l'opération conclue par une vente en état futur d'achèvement (VEFA). L'architecte en est Éric Poillot. Le terrain avait été cédé par l'équipementier automobile japonais Jtek dont l'usine principale est aussi située boulevard Voltaire. Après dépollution de l'ancien site de stockage, l'immeuble de 41 logements à vocation sociale a été construit de l'été 2018 à l'automne 2019 par C3B.

Le bâtiment comporte 11 T2, 23 T3 et 7 T4 Les locataires sont entrés dans les lieux début octobre. L’opération de logements est certifiée «NF HABITAT HQE 1 point deux étoiles» et est conforme à la Réglementation Thermique 2012 améliorée de 10% garantissant ainsi aux occupants un niveau de confort et de prestations de qualité. Orvitis indique que les loyers des logements, en fonction de la typologie (et la surface) et de la catégorie (PLAI ou PLUS), varient de 240 € pour un T2 à 530 € pour un type 4, hors charges. Ils ouvrent droit à l’APL.

«L'aspect boulevard est conservé»


Il s'agit «d'un projet d'envergure» selon l'architecte. Deux cages d'escalier divisent l'ensemble et des décrochés renforcent la sensation de verticalité. Tout cela donne l'impression qu'il s'agit «de plusieurs petits immeubles les uns à côté des autres», ce qui «donne un côté plus humain» selon Éric Poillot. Le large boulevard Voltaire étant emblématique à Dijon, l'immeuble a conservé le gabarit de l'immeuble voisin – qui accueille le siège d'Orvitis – donc «on a vraiment un aspect boulevard qui est conservé».  Éric Poillot «aime bien quand un bâtiment s'intègre».

Entre inspection du travail et utilisateur final


Le chantier a été conduit de façon à respecter la responsabilité sociale de l'entreprise Vinci Construction (dont C3B est une filiale). Entre l'inspection du travail située dans le bâtiment de la DREAL voisin et l'utilisateur final Orvitis de l'autre côté, «cela mettait un peu de pression au conducteur de travaux» signle avec humour Nadine Barralon. C3B a fait travailler des entreprises locales, venant toutes de la Bourgogne-Franche-Comté (Geotec, Elithis, EODD, Socotec et Géomètre Expert, FCC, Urbano, Meunier, Tecogato, Martin Lucas et Genelot). Bien-être des salariés, insertion par le travail, partenariat avec le lycée des Marc-d'Or ou encore choix d'un type de béton limitant les émissions sonores font partie de ces éléments de RSE.

«On ne peut pas faire du logement social à n'importe quel prix»


En prenant la parole pour cette inauguration, l'émotion de Laurent Putzu est palpable puisqu'il est un ancien élève du lycée Hippolyte Fontaine situé sur ce même boulevard Voltaire. Le directeur d'ADIM Lyon considère que le projet pour Orvtis est «exemplaire» malgré les contraintes économiques d'un bailleur social : «on ne peut pas faire du logement social à n'importe quel prix».

Le directeur d'ADIM Lyon a rappelé qu'il ne «tergiverse pas sur la sécurité des personnes qui viennent sur les chantiers» et se félicite qu'il n'y ait eu aucun accident sur cette opération immobilière. En revanche, devant François Debain, directeur délégué de Vinci Construction France, Laurent Putzu s'inquiète de voir survenir des périodes d'intempérie en été, liées à des canicules, et songe à la protection des équipes.

«Une opération phare» pour Orvitis

 
Pour sa part, François-Xavier Dugourd (président d'Orvitis et vice-président LR du conseil départemental de la Côte-d'Or) rappelle combien il a été impressionné lors de ses visites du chantier de cette opération en terme de sécurité, de gestion de l'environnement et des déchets ou d'organisation générale : «cela peut être un modèle pour d'autres chantiers que l'on fera à l'avenir».

Il s'agit d'une «opération phare» représentant 5,7 millions d'euros d'investissement porté à 90% par Orvitis dont 1,4 millions d'euros de fonds propres et des emprunts auprès de la Caisse des Dépôts et d'Action Logement. Dijon métropole a accordé une subvention de 460.900 euros et l’État de 59.400 euros . François-Xavier Dugourd se dit favorable à réaliser de nouvelles opérations à Dijon et pas seulement dans les communes périphériques ou dans le reste du département. 9.000 demandes de logement seraient en attente sur Dijon. Dans l'agglomération dijonnais, Orvitis proposera 240 nouveaux logements en 2019.

Une extension des bureaux d'Orvitis


Au rez-de-chaussée de l'immeuble se trouve évidemment le hall d'entrée menant aux appartement mais aussi de nouveaux espaces pour Orvitis devant accueillir une cafétéria. À l'occasion de cette inauguration, le directeur d'Orvitis Christophe Berion annonce que l'enveloppe de l'immeuble siège du bailleur social sera prochainement retravaillée pour être en harmonie avec le nouveau bâtiment.

Le cabinet d'architecte d'intérieur Ligne Tertiaire, dirigé par Valérie Marey, sera chargée de revoir l'aménagement des bureaux. À l'extérieur, nouvelles menuiseries et isolation par l'extérieur devraient apporter un supplément de confort aux usagers de l'immeuble dont les 90 salariés d'Orvitis.

Jean-Christophe Tardivon