Les inscriptions aux concours national et spécial Île-de-France pour
devenir surveillant pénitentiaire ouvrent du 24 août au 16 octobre, avec
1 000 postes à pourvoir. Le ministère de la Justice poursuit ses
efforts de recrutement alors que Gérald DARMANIN, garde des Sceaux,
ministre de la Justice a annoncé un budget prévisionnel pour 2027 inédit
de 11 milliards d’euros et le renfort de 470 nouveaux surveillants
pénitentiaires dès le mois de septembre.
Pour devenir surveillant pénitentiaire : 3 concours possibles
Trois
concours permettent d’intégrer le corps des surveillants pénitentiaires
(un candidat ne peut s’inscrire qu’à un seul concours) :
• Concours
national : à l’issue de leur formation, les lauréats choisissent leur
affectation parmi les 186 établissements pénitentiaires du territoire,
selon leur rang de classement et les postes proposés.
• Concours
spécial Île-de-France (CNAL) : les lauréats sont affectés en
Île-de-France dès la sortie de formation et s’engagent à y exercer
pendant 6 ans. Ils bénéficient d’une prime de fidélisation de 8 000 €,
versée en trois fois, dont 4 000 € dès le premier mois d’affectation.
Les établissements concernés en Île-de-France sont les centres
pénitentiaires de Bois-d’Arcy, Fleury-Mérogis, Fresnes, Meaux-Chauconin,
Nanterre, Osny-Pontoise, Paris-La Santé et Réau, les maisons d’arrêt de
Versailles
et Villepinte et la maison centrale de Poissy. Le CNAL concerne
également le centre pénitentiaire de Liancourt (Oise).
• Concours
internes : un concours interne national et un concours interne spécial
Île-de-France sont ouverts aux agents publics justifiant de quatre ans
d’ancienneté, âgés de 45 ans au plus.
Les inscriptions sont ouvertes du 24 août au 16 octobre pour l’ensemble des concours. Les candidats doivent :
• Être de nationalité française,
• Être âgés de 17 ans minimum à 45 ans maximum au 1er janvier 2026,
• Être titulaires du baccalauréat (filière générale et technique).
Les
épreuves d’admissibilité (épreuves sportives et épreuve écrite) se
dérouleront du 30 novembre 2026 au 7 janvier 2027. Les résultats seront
communiqués à partir du 12 février 2027. Pour les admissibles, les
épreuves d’admission (entretien oral ; tests psychotechniques) se
dérouleront du 22 mars au 16 avril 2027. Les résultats seront
disponibles à partir du 21 mai 2027.
Une formation rémunérée
La
formation dure 8 mois à l’École nationale d’administration
pénitentiaire (ENAP) à Agen et est rémunérée 1 441 € nets mensuels, hors
primes. Les élèves sont logés gratuitement pendant toute la scolarité.
A
la suite d’une réforme ambitieuse, les surveillants pénitentiaires ont
été revalorisés en catégorie B. À l’issue de la formation, la
rémunération nette mensuelle est désormais de 2 040 € net (hors primes
et heures supplémentaires). Au cours de leur carrière, le niveau de
rémunération augmente régulièrement pour atteindre 3 100 € net (hors
primes et heures supplémentaires) pour le grade le plus élevé.
Surveillants pénitentiaires : la troisième force de sécurité intérieure du pays
Avec
plus de 30 000 personnels de surveillance, l’administration
pénitentiaire constitue la troisième force de sécurité en France. Les
surveillants pénitentiaires assurent la prise en charge des personnes
détenues confiées par l’autorité judiciaire au sein des établissements
pénitentiaires. Ils garantissent la sécurité des établissements, le
maintien de l’ordre et la sécurisation des personnes détenues, à
l’intérieur comme à l’extérieur des établissements.
Formés à la
gestion des situations sensibles, au dialogue et à la prévention des
incidents, ils jouent un rôle clé dans l’anticipation des risques et la
lutte contre la récidive.
Les surveillants pénitentiaires, par leur
sens de l’observation et leur connaissance de la population pénale
qu’ils accompagnent au quotidien, participent pleinement aux décisions
concernant les personnes détenues, en lien étroit avec l’ensemble des
professionnels de l’administration pénitentiaire : personnels
d’insertion et de probation, de commandement et de direction.
Une carrière avec de nombreuses possibilités d’évolution et de spécialisations
Le
métier de surveillant pénitentiaire offre de nombreuses perspectives
d’évolution. Tout au long de leur carrière, les agents peuvent accéder à
des fonctions d’encadrement ou se spécialiser dans des missions
variées, après concours internes ou formations spécifiques.
Parmi les principales spécialisations possibles :
•
Équipes régionales d’intervention et de sécurité (ERIS) : intervention
pour rétablir l’ordre et renforcer la sécurité en détention ainsi que
lors de missions sur la voie publique.
• Équipes locales de sécurité
pénitentiaire (ELSP) : missions de sécurisation des établissements et de
leurs abords, extractions médicales et transferts.
• Unités
cynotechniques (brigades canines) : détection des substances et objets
illicites en détention et participation à la sécurisation de grands
événements.
• Autres spécialisations : armurier, moniteur de sport,
référent du renseignement pénitentiaire, chargé de la surveillance
électronique, formateur des personnels, etc.
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