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29/01/2020 12:27

AOC BOURGOGNE : «Une proposition inacceptable» pour Didier Paris

Le député LREM de la Côte-d'Or réagit à la proposition de modification de l'aire de production AOC Bourgogne. Il considère que la position de l'INAO est «aussi déraisonnable qu’ubuesque»
Communiqué de Didier Paris du 29 janvier 2020 :

La proposition de l’INAO de modifier la délimitation géographique de l’appellation Bourgogne est inacceptable : elle porterait gravement atteinte à l’équilibre économique de notre filière viticole et à l’identité de nos territoires.

Les parlementaires de Bourgogne Franche Comté, la Région et les départements, ont alerté solennellement le Président de la République Emmanuel MACRON et le Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation Didier GUILLAUME des conséquences inacceptables du projet de l’INAO d’exclure 64 communes de Bourgogne de l’aire de production AOC Bourgogne tout en permettant à la moitié des communes du Beaujolais de prétendre à la production de vin sous appellation Bourgogne.

La position de l’INAO, aussi déraisonnable qu’ubuesque, reviendrait à exclure des secteurs entiers de la Bourgogne historique, ceux de Chablis, du Tonnerrois, de Dijon et du Chatillonais, tout comme certaines communes de l’Auxerrois, du Chalonnais et du Maconnais.

Ce projet mettrait en danger le vignoble de Bourgogne, dans un contexte qui reste fragile pour nos appellations régionales. Outre les communes directement impactées sur lesquelles la production de l’AOC Bourgogne ne serait plus possible, il est à craindre à la fois une délocalisation de la production et du vignoble vers le Beaujolais, et un risque de surproduction compte tenu des milliers d’hectares envisagés dans le Beaujolais sans aucune gestion des plantations.

Au-delà du risque de déséquilibre entre l’offre et la demande des vins sous appellations bourguignonnes, permettre des productions massives en Beaujolais aurait un effet destructeur sur l’identité des vins de Bourgogne.

Un rapprochement entre les deux vignobles risque d’induire les consommateurs en erreur quant aux caractéristiques, qualités et origine du produit.

De plus, cette approche, en ce qu’elle valide une aire géographique étendue englobant deux régions viticoles historiquement distinctes et ayant leurs caractéristiques propres, discrédite le dispositif même des appellations d’origine.

Nous avons demandé à l’INAO de nous recevoir dans les plus brefs délais afin que la décision devant être prise le 6 février soit réexaminée.