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07/09/2026 12:51
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BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ : La Mission Stéphane Bern dévoile les huit sites départementaux retenus pour le Loto du Patrimoine 2026

FDJ United propose une nouvelle édition de l’offre de jeux «Mission Patrimoine». Le ticket est vendu 15 euros et 1,86 euro est reversé à la Fondation du patrimoine. Du 7 au 21 septembre, auront lieu huit tirages Loto dédiés. 0,54 euro sera reversé pour chaque grille de 2,20 euros jouée. Depuis 2018, 210 millions d'euros ont été issus du Loto du Patrimoine.
La Mission Patrimoine pour la sauvegarde du patrimoine en péril portée par Stéphane Bern, déployée par la Fondation du patrimoine et soutenue par le ministère de la Culture et FDJ UNITED, est heureuse de dévoiler les 8 sites départementaux de la région Bourgogne-FrancheComté sélectionnés en 2026 (100 projets au total en France métropolitaine et collectivités d’outre-mer). Ils bénéficieront du soutien financier de la neuvième édition de l’offre de jeux Mission Patrimoine, lancée ce jour par FDJ UNITED. 

Cette 9e édition met à l’honneur des sites témoins de la diversité des époques, des styles et des usages du patrimoine français. Du roman à l’industriel, du moulin au château, chacun incarne l’histoire et l’identité de son territoire. La Mission Patrimoine a un impact significatif sur le développement et la revitalisation des territoires. Les projets soutenus permettent de créer des emplois et d’attirer visiteurs et touristes. Des collectes de dons et de mécénats accompagnent certains projets pour mobiliser la société civile autour de la sauvegarde de ce patrimoine.

Depuis la première édition en 2018, la Mission Patrimoine a aidé plus de 1 080 sites pour leurs travaux de restauration. Aujourd’hui, plus de 70 % des projets sélectionnés sont d’ores et déjà sauvés ou sur le point de l’être : 266 chantiers en cours et 537 terminés. Les autres projets vont voir leurs travaux prochainement lancés.

Les 8 sites départementaux de la Mission Patrimoine 2026 en Bourgogne-FrancheComté sont :
- Synagogue de Dijon (Côte-d’Or)
- Chapelle Notre-Dame-de-Consolation à Consolation-Maisonnettes (Doubs)
- Chapelle du château de Sermange (Jura)
- Station météorologique de la Montagne du Calvaire à Château-Chinon (Nièvre)
- Donjon médiéval d’Oricourt (Haute-Saône)
- Ancien sanatorium de Bergesserin (Saône-et-Loire)
- Écuries du château d’Annéot (Yonne)
- Église Saint-Jean-Baptiste à Giromagny (Territoire de Belfort)

Photographie Fondation du patrimoine

CÔTE-D’OR SYNAGOGUE DE DIJON

Restaurer une synagogue de style néo-byzantin encore affectée au culte
Propriétaire : Association Cultuelle Israëlite de Dijon
Nombre d’habitants : 161 830
Territoire : Ville de Dijon
Protection au titre des monuments historiques : IMH

INTÉRÊT PATRIMONIAL

Inaugurée en 1879, la synagogue de Dijon est édifiée dans un style néo-byzantin par l’architecte Alfred Sirotot, et remplace celle devenue trop petite de la rue des Champs. Sa construction est rendue possible grâce au don d’un terrain par la commune de Dijon à la communauté, composée à la fin du XIXe siècle d’une centaine de familles, mais aussi grâce au lancement d’une souscription nationale, à laquelle ont participé de nombreux Dijonnais, dont des non-juifs. 

Le style de l’édifice s’inspire de celui de la synagogue parisienne de la rue de la Victoire. Ses vitraux, œuvre des ateliers Eugène Oudinot, présentent des caractéristiques similaires à ceux de la synagogue parisienne. L’édifice est par ailleurs richement ornementé : les décors, les tourelles et les sculptures ont été réalisées par le sculpteur dijonnais Jules Schanosky, et les peintures par le peintre Paul Leniept.  

PROJET DE VALORISATION

Les travaux de restauration et de sécurisation permettront de poursuivre l’activité cultuelle dans l’édifice, mais également d’accueillir le grand public à l’occasion de visites guidées, organisées tout au long de l’année par l’Office de Tourisme. Les visites organisées pour des scolaires pourront également reprendre. 

ÉTAT DE PÉRIL

Suite à la constatation récente de chutes de pierres depuis l’édifice au niveau des toitures jusque sur la voie publique, l’association cultuelle a décidé de lancer un diagnostic précis sur les extérieurs de la synagogue, qui n’ont jamais fait l’objet de travaux de restauration d’importance.

Les principales pathologies mises en évidence concernent les parements extérieurs : érosion des pierres, fissurations, et dégradations causées par le ruissellement des eaux et les réparations anciennes au ciment. Les pierres de soubassement au niveau du dôme principal sont notamment très altérées et favorisent les infiltrations.  

NATURE DES TRAVAUX À RÉALISER

Les travaux, divisés en trois tranches, prévoient la restauration de l’ensemble des maçonneries extérieures :
Tranche 1 : Restauration des maçonneries de la partie Ouest, du pignon d’entrée, du parvis, et traitement du lichen au niveau du dôme 
Tranche 2 : Restauration des maçonneries de la partie centrale, du dôme et du transept
Tranche 3 : Restauration des maçonneries de la partie Est et du mur de clôture
Démarrage des travaux : Début 2027
Fin des travaux : Fin 2029
Pour en savoir plus :
https://www.fondation-patrimoine.org/2225

Photographie Fondation du Val de Consolation

DOUBS CHAPELLE NOTRE-DAME-DE-CONSOLATION À CONSOLATION-MAISONNETTES

Sauvegarder une chapelle au coeur d’un site touristique majeur du territoire
Propriétaire : Fondation du Val de Consolation
Nombre d’habitants : 23
Territoire : Vallée du Dessoubre
Protection au titre des monuments historiques : CMH

INTÉRÊT PATRIMONIAL

Situé au cœur d’un cirque naturel culminant à près de 900 mètres d’altitude, le monastère de Consolation est édifié en 1670, à l’emplacement d’un oratoire datant du début du XVe siècle. Le bâtiment, construit à partir des pierres du château de Châtelneuf-en-Vennes détruit après la guerre de Dix Ans, forme un ensemble remarquable avec son cloître et sa chapelle. Cette dernière, construite en 1682 dans un style jésuite, et enrichie de boiseries, de vitraux et de tableaux, est classée au titre des Monuments historiques depuis 1913.  Le monastère des minimes est fondé pour honorer Notre-Dame de Consolation, dont le culte remonte au XIVe siècle.

A la Révolution française, le couvent ne compte plus que quatre religieux. L’ensemble du domaine est vendu comme bien national et l’église est désaffectée. Dans les années 1830, l’archevêque de Besançon décide d’y aménager un séminaire, actif jusque les années 1970. Aujourd’hui, le site est devenu un pôle touristique majeur, accueillant près de 140 000 visiteurs par an.  

PROJET DE VALORISATION Un projet collectif porté par la Fondation du Val de Consolation et la communauté de communes des Portes du Haut-Doubs a été initié, afin de développer la fréquentation touristique du Val de Consolation. Le site accueille déjà de nombreux évènements : marchés des savoir-faire locaux, spectacles équestres, apéro-concerts, programmation théâtrale et sportive. Le projet permettra également de développer une activité de mise à disposition d’espaces dans l’ancien monastère, ainsi que de résidence d’artistes et d’hébergement dans la maison basse. Le site sera repensé pour améliorer l’accueil des nombreux visiteurs. La chapelle est par ailleurs toujours affectée au culte (des offices religieux y sont célébrés tous les dimanches de juillet et août). 

ÉTAT DE PÉRIL La restauration de la chapelle est envisagée depuis de nombreuses années.  Un diagnostic complet a été réalisé en 2024, mettant notamment en lumière l’état de dégradation avancé de la couverture en tuiles plates. Le faîtage à proximité du clocher s’est abaissé, en raison de l’affaissement de trois fermes de charpente. Des chutes de matériaux sont également régulièrement constatées dans le chœur. Afin de prévenir tout risque d’accident, cet accès a été fermé et un filet a été mis en place au-dessus de la corniche, à la naissance des voûtes.  

NATURE DES TRAVAUX À RÉALISER Le projet de réhabilitation global a été divisé en plusieurs phases de travaux, dont la première fait l’objet de la présente candidature. Celle-ci porte sur la restauration de la toiture de la nef de la chapelle principale, la restauration des toitures des chapelles latérale, ainsi que sur la révision du clocher. 

Démarrage des travaux : Premier semestre 2027
Fin des travaux : Fin 2027
Pour en savoir plus :
https://www.fondation-patrimoine.org/47794

Photographie M. Tasse

JURA CHAPELLE DU CHÂTEAU DE SERMANGE

Sauver cet élément patrimonial remarquable et le rendre accessible à la visite
Propriétaire : Particulier (C. Eppinger-Lejosne)
Nombre d’habitants : 250
Territoire : Jura Nord
Protection au titre des monuments historiques : IMH

INTÉRÊT PATRIMONIAL

Le château de Sermange est édifié entre 1717 et 1727 par Charles-François Bouhelier, conseiller au Parlement et procureur général à la chambre et cour de Franche-Comté. En 1762, il est modernisé et embelli par François Langlois, conseiller du roi à la chambre des comptes de Dole, qui acquiert la propriété. Il est à l’origine de la construction de la chapelle. Au début du XXe siècle, deux ailes du corps de logis sont édifiées. La chapelle est également décorée à cette époque (stucs et peintures murales).  

De plan rectangulaire, la chapelle se compose de deux travées, couvertes de voûtes d’arêtes. Elle présente une toiture à deux pans à demi-croupes et des murs en moellons calcaires. Sa porte, surmontée d’un tympan semi-circulaire, est encadrée de pierres de taille ornées de volutes. À l’intérieur, les arcs doubleaux reposent sur des pilastres toscans ; les voûtes en plâtre portent encore un décor peint. Les murs laissent apparaitre des vestiges d’enduits et de peintures murales anciennes. Restaurée en 1902 par le comte Fresson, la chapelle est alors ornée d’un décor intérieur néo-classique, ainsi que de nouveaux vitraux. L’édifice abrite également un retable en bois inscrit au titre des monuments historiques.  

PROJET DE VALORISATION

Les propriétaires du domaine ont initié depuis une vingtaine d’année un vaste programme pour valoriser les lieux, en particulier le parc à l’anglaise créé au début du siècle dernier pour remplacer les vignes atteintes de phylloxera. Ouvert sur rendez-vous à la haute saison, le parc compte de nombreux arbres remarquables, dont plusieurs tulipiers de Virginie, un cèdre du Liban bicentenaire, ou encore un platane Orientalis. La chapelle restaurée deviendra un point central du circuit de visite, les propriétaires souhaitant également la rouvrir au culte.  

ÉTAT DE PÉRIL

La chapelle est dans un état très préoccupant, conséquence d’infiltrations anciennes (défaut d’étanchéité) et d’un défaut d’entretien depuis plusieurs décennies. Les désordres, tant structurels que sanitaires, fragilisent l’édifice : fissurations importantes des maçonneries Ouest et Sud, dé-jointoiements et nécessité d’étayer une baie. À l’intérieur, les voûtes sont perforées ; une fissure traversante est également apparue sur l’ensemble de l’édifice. Les infiltrations répétées ont altéré la charpente en chêne, suscitant des inquiétudes sur la pérennité de ses appuis. Les enduits sont lessivés, les mortiers altérés et les vitraux nécessitent une restauration.  

NATURE DES TRAVAUX À RÉALISER

Le projet de restauration de la chapelle du château de Sermange est organisé en trois phases distinctes, visant à assurer en priorité la sauvegarde de l’édifice, puis la restauration patrimoniale de ses espaces et décors, et enfin la restauration de son mobilier (hors Mission patrimoine).

Le projet de restauration vise à restituer la chapelle dans son état d’origine, en respectant son authenticité et ses dispositions historiques. La couverture provisoire en bac acier sera remplacée par une toiture en tuiles plates à petit moule, conforme aux archives, tandis que les charpentes, voûtes d’arêtes en plâtre et vitraux en verre blanc seront restaurés. L’auvent, ajout tardif, ne sera pas reconstruit afin de préserver la lisibilité de l’édifice d’origine.  

Démarrage des travaux : Début 2027
Fin des travaux : Fin 2028
Pour en savoir plus : 
https://www.fondation-patrimoine.org/105762

Photographie commune de Château-Chinon

NIÈVRE STATION MÉTÉOROLOGIQUE DE LA MONTAGNE DU CALVAIRE À CHÂTEAU-CHINON

Revaloriser un site abandonné en un observatoire astronomique ouvert au grand public
Propriétaire : Commune de Château-Chinon
Nombre d’habitants : 1 857
Territoire : Morvan P
rotection au titre des monuments historiques : non protégé

INTÉRÊT PATRIMONIAL

La montagne du Calvaire, point culminant de la commune, situé au cœur d’un espace boisé de 35 hectares offrant une vue sur le Morvan et le Bazois, est un site d’une grande richesse historique et paysagère. La montagne a abrité un ancien oppidum gaulois, puis un château féodal au XIe siècle, détruit en 1478 par Louis XI.  

Si les premiers relevés météorologiques de la ville remontent à 1872, la station météorologique a été construite en 1935, à la suite du crash du vol Air France Dewoitine 332 survenu en 1934 lors d’une tempête de neige. Le poste météo présente une architecture de belle facture : proportions élégantes, mur en pierre très épais, grandes fenêtres doublées à l’Ouest et parquet en bois massif.  

PROJET DE VALORISATION

La commune veut réhabiliter le poste météo et l’ancienne usine de traitement de l’eau à proximité en un observatoire astronomique ouvert au public. Le Morvan fait en effet partie des 7 « réserves internationales de ciel étoilé » (RICE) de France et la 24e au monde, permettant l’observation de zones spécifiques en l’absence de pollution lumineuse. Le site accueillera un complexe scientifique et culturel comprenant trois télescopes, un planétarium, des expositions, des conférences et des animations liées à la biodiversité.

L’ancienne usine des eaux regroupera les fonctions d’accueil et d’équipement, tandis que le poste météo sera dédié à l’observation. Le projet prévoit également des aménagements paysagers dans une logique de protection des 35 hectares et de développement d’une offre touristique et scientifique ouverte à tous. 

ÉTAT DE PÉRIL

Les bâtiments, en friche depuis près de 40 ans, ont subi de fortes dégradations liées aux intempéries et à des actes de vandalisme. Planchers, murs et huisseries sont en partie détériorés ou détruits. L’ancien poste météo conserve toutefois des qualités architecturales notables, malgré son état. Par ailleurs, l’ensemble du site est envahi par une végétation anarchique nécessitant une gestion écologique adaptée. 

NATURE DES TRAVAUX À RÉALISER

Le projet prévoit des travaux importants de curage, démolition et désamiantage, ainsi que la reprise des structures et des façades. Les bâtiments seront entièrement réhabilités pour répondre aux normes en vigueur, notamment en matière d’accessibilité, de sécurité incendie et de performance énergétique. Les aménagements intérieurs comprendront la création d’espaces adaptés aux usages scientifiques et culturels.

En parallèle, des cheminements accessibles, un éclairage extérieur adapté et des aménagements paysagers seront réalisés pour structurer et valoriser l’ensemble du site. Une partie des travaux a commencé à la fin de l’année 2025. Les travaux à venir, objets de la présente sélection Mission Patrimoine, concernent la restauration des menuiseries, des sols et des murs.  

Démarrage des travaux : Septembre 2026
Fin des travaux : Courant 2028
Pour en savoir plus :
https://www.fondation-patrimoine.org/103824

Photographie Jocelyn Monjournal / My Photo Agency

HAUTE-SAÔNE DONJON MÉDIÉVAL D’ORICOURT

Sécuriser la tour d’un ensemble médiéval unique en Haute-Saône
Propriétaire : Particulier (J-P. Cornevaux)
Nombre d’habitants : 34
Territoire : Vallée de l’Ognon - Pays de Villersexel
Protection au titre des monuments historiques : CMH

INTÉRÊT PATRIMONIAL

Édifié vers le milieu du XIIe siècle sur le bord d’un plateau calcaire, face à la plaine de Lure, Oricourt est un château fort à double enceinte (basse cour et haute cour). Deux hautes tours carrées dominent les courtines et de profonds fossés. A l’extérieur, côté village, a été érigé un imposant colombier. Dans ce rare ensemble médiéval se trouvent écuries, puits, citerne, boulangerie, caves, grande cuisine, chapelle et autres espaces.  

A la fin du Moyen Âge, c’est le chancelier de Bourgogne, Nicolas Rolin, immortalisé par le peintre primitif flamand Jan van Eyck dans son tableau La Vierge du chancelier Rolin, et fondateur des Hospices de Beaune, qui en est propriétaire. A partir du XVIIIe siècle, c’est l’usage essentiellement agricole du château qui va protéger l’ensemble des bâtiments. La ferme cesse son activité en 1990. Oricourt est actuellement considéré comme l’un des châteaux forts les mieux conservés en Franche-Comté, notamment pour sa cour de château fort encore totalement fermée par ses courtines. 

PROJET DE VALORISATION

En cours de restauration depuis 1969, c’est un lieu touristique et culturel original, dans une nature préservée, ayant contribué à faire du village un lieu de promenade fréquenté. Les près de 6 000 visiteurs annuels sont accueillis par les propriétaires, accompagnés de guides conférenciers agréés. Des animations culturelles - concerts, spectacles, randonnées et repas champêtres - sont organisées par l’association Les Amis d’Oricourt, qui compte près de 400 adhérents et dont le siège se situe au château.

Après des aménagements intérieurs, avec escaliers et planchers, la tour carrée sera accessible jusqu’au sommet. A 25 mètres au-dessus des cours, elle offrira une vue imprenable jusqu’aux premiers contreforts vosgiens, renforçant l’attractivité du site.  

ÉTAT DE PÉRIL
Les maçonneries de la tour principale sont fortement endommagées, la tour étant restée sans toit pendant de nombreuses années. En 1992, cet état de péril a conduit à la pose d’urgence de ceintures métalliques et d’un toit provisoire, maintenant dégradés et nécessitant une restauration d’ampleur. 

NATURE DES TRAVAUX À RÉALISER

Restauration générale de la tour principale :
- Travaux de consolidation : pose de tirants dans l’épaisseur des murs, maçonnerie en recherche
- Pose d’une charpente traditionnelle et restitution d’une couverture
- Restitution des planchers et ajout d’un escalier sécurisé pour rendre la tour accessible  
Démarrage des travaux : Fin 2026
Fin des travaux : Fin 2028
Pour en savoir plus : 
https://www.fondation-patrimoine.org/105885

Photographie communauté de communes du Clunisois

SAÔNE-ET-LOIRE ANCIEN SANATORIUM DE BERGESSERIN

Réhabiliter un ancien sanatorium pour en faire un site de grande ampleur dédié à la pratique d’activités artisanales
Propriétaire : Communauté de communes du Clunisois
Nombre d’habitants : 196
Territoire : Nord-Ouest du Mâconnais
Protection au titre des monuments historiques : non protégé

INTÉRÊT PATRIMONIAL

Le sanatorium de Bergesserin est né d’un projet porté par le département de Saône-et-Loire au lendemain de la Première Guerre mondiale. Face à la menace croissante de la tuberculose, les autorités décident dès 1919 de construire un sanatorium public, dans un lieu offrant air pur, isolement et altitude : les plateaux boisés de Bergesserin, à plus de 500 mètres d’altitude. Les travaux démarrent en 1932. Interrompus pendant la Seconde Guerre mondiale, ils sont finalisés en 1946.

Initialement conçu pour accueillir uniquement des femmes, l’édifice pouvait recevoir jusqu’à 210 malades. Dans les années 1960, il devient une maison de convalescence, jusqu’à sa fermeture définitive en 2008. Laissé à l’abandon, il a subi de nombreuses dégradations. 

La communauté de communes du Clunisois a acquis en 2022 l’ensemble du site pour y mener un projet de restauration d’ampleur. Le bâtiment, réalisé en béton armé, présente une façade monumentale de plus de 250 mètres de long, une élévation sur cinq étages et deux ailes perpendiculaires qui épousent les aspérités du terrain. La tour principale donne accès à un belvédère de plus de 20 mètres de hauteur, offrant un panorama exceptionnel sur la vallée et les monts du Mâconnais et du Beaujolais. 

PROJET DE VALORISATION

À l’abandon depuis 2008, ce complexe de plus de 10 000 m² fait aujourd’hui l’objet d’un ambitieux programme de réhabilitation visant à créer une « Maison de la Transmission du Geste ». Ce nouveau pôle sera dédié à la pratique d’activités artisanales et artistiques, permettant à des porteurs de projets économiques et culturels d’implanter leurs ateliers au cœur d’un patrimoine architectural unique.

La communauté de communes prévoit également d’occuper une partie des 5 000 m² réhabilités pour ses propres besoins de services, renforçant ainsi la mixité des usages et le dynamisme du territoire. 

ÉTAT DE PÉRIL

L’inoccupation prolongée du site a engendré des dégradations massives dues à des occupations illégales et des actes de vandalisme, entraînant la destruction des cloisons intérieures, des menuiseries et de l’ensemble des réseaux techniques. Bien que la toiture ait été sécurisée en 2024 suite à un incendie, l’édifice demeure dans un état de délabrement préoccupant.

L’urgence réside aujourd’hui dans la sécurisation définitive et la remise en état de l’enveloppe pour stopper le processus de décomposition du bâtiment. 

NATURE DES TRAVAUX À RÉALISER

Depuis quelques années, un véritable élan collectif s’est engagé pour la renaissance du sanatorium. Plusieurs chantiers participatifs ont été organisés pour sécuriser les espaces laissés à l’abandon. Une première étape majeure de la réhabilitation a déjà été franchie, avec la réfection complète de la toiture de la pointe Nord du bâtiment, terminée en avril 2025.

La première phase de réhabilitation à venir porte sur la partie en forme de L de l’ancien sanatorium, et vise à pérenniser la mise en sécurité déjà engagée, par la viabilisation complète de plus de 5 000 m2 de bâtiments (restauration des façades, changement des menuiseries, restauration des deux grandes salles historiques du sanatorium).  

Démarrage des travaux : Automne 2026
Fin des travaux : Fin 2027
Pour en savoir plus : 
https://www.fondation-patrimoine.org/103754

Photographie D. Barbollat

YONNE ÉCURIES DU CHÂTEAU D’ANNÉOT

Sauver ces écuries pour développer les ouvertures du site en toute sécurité
Propriétaire : Particuliers (D. Barbollat et H. Lagogue)
Nombre d’habitants : 112
Territoire : Avallonnais
Protection au titre des monuments historiques : IMH

INTÉRÊT PATRIMONIAL

Édifié au XVIIIe siècle par la famille Champion, une lignée de notables locaux dont certains membres furent conseillers du roi, le château d’Annéot témoigne de l’ascension sociale d’une famille de juristes et d’officiers royaux. C’est en particulier Charles-François Champion, écuyer et seigneur d’Annéot, qui fait construire l’édifice actuel sur les bases d’un manoir plus ancien.

Le site, composé d’un château, d’un pigeonnier, de trois communs et d’une fontaine, constitue un ensemble architectural cohérent caractéristique de l’Avallonnais, s’étendant sur un parc de plus de cinq hectares. A l’abandon depuis plus de trente ans, le site fait aujourd’hui l’objet d’un programme ambitieux de restauration, porté par un couple de propriétaires qui acquièrent le domaine en 2023.  

PROJET DE VALORISATION

Une fois le château et les communs restaurés, les propriétaires ont pour ambition d’ouvrir au public le parc, afin de mettre en valeur la restauration d’un monument historique et de son jardin d’agrément dans toutes ses composantes (verger de variétés anciennes, potager, espace boisé classé, cabinet de verdure du XVIIIe siècle, source « miraculeuse », etc.).

Le parc sera aussi mis à disposition pour diverses manifestations culturelles (théâtre, danse, musique, spectacles équestres, expositions de photographies, diffusion de films dans le cadre du festival « Plein air » de l’Avallonnais, …

Les propriétaires envisagent également de donner une seconde vie aux écuries, qui pourraient accueillir des ateliers d’initiation à l’équitation, ainsi qu’une activité d’équithérapie. 

ÉTAT DE PÉRIL

Les écuries sont dans un état critique : la toiture risque de s’effondrer, en raison de la corrosion des clous fixant les liteaux. Des travaux d’urgence ont déjà du être réalisés sur la couverture des écuries au cours de l’été 2024. Les quatre lucarnes ont ainsi été démontées et stockées, des renforts temporaires de charpente ont été installés et la toiture a été en partie bâchée. 

NATURE DES TRAVAUX À RÉALISER

Le programme de travaux prévoit la restauration pérenne de l’ensemble du bâtiment, au niveau de  la charpente, de la toiture, du plancher intérieur et des huisseries. Les parties manquantes de la charpente seront reconstruites à l’identique, en utilisant dans la mesure du possible des bois anciens. La couverture sera entièrement refaite avec des tuiles de Bourgogne anciennes de récupération. Les quatre lucarnes seront nettoyées et replacées. Les parties détériorées des planchers seront remplacées. Les planchers en chêne manquants ou trop détériorés seront remplacés. Enfin, les huisseries seront remplacées ou restaurées.  

Démarrage des travaux : Printemps 2027
Fin des travaux : Eté 2028
Pour en savoir plus : 
https://www.fondation-patrimoine.org/100396

Photographie commune de Giromagny

TERRITOIRE DE BELFORT ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE À GIROMAGNY

Permettre le maintien des activités de cette église en sauvant son clocher en péril
Propriétaire : Commune de Giromagny
Nombre d’habitants : 2 948
Territoire : Vosges du Sud
Protection au titre des monuments historiques : non protégé

INTÉRÊT PATRIMONIAL

Construite entre 1857 et 1862 sous le Second Empire, l’église de Giromagny est édifiée sur l’emplacement de l’ancienne église des mineurs qui avait été consacrée en 1569. De dimensions relativement modestes, l’ancien édifice menaçait ruine, selon l’abbé Bidaine, curé du village en 1854. La décision est prise de la détruire pour construire une église aux dimensions plus adaptées à la population du bourg, qui avait atteint près de 3 000 habitants. De style néo-gothique, la nouvelle église mesure 57 mètres de long, avec un clocher de 52 mètres de haut et est réalisée en grès bigarré provenant de carrières locales.

Elle abrite notamment des vitraux retraçant l’histoire minière de la commune, ainsi qu’un orgue remarquable Verschneider, installé dans la paroisse en 1874. Entièrement financé par les paroissiens, l’orgue a la particularité d’être équipé de trois claviers. Classé au titre des monuments historiques, l’orgue a fait l’objet d’une restauration complète en 2018.  

PROJET DE VALORISATION

Aujourd’hui, l’édifice est ouvert au public, intégré à des circuits de visite, et accueille régulièrement concerts, expositions et événements patrimoniaux. Toutefois, le clocher présente des désordres structurels importants, avec fissures, infiltrations et chutes d’ardoises, constituant un risque pour la sécurité. Sa restauration permettra de sécuriser durablement l’édifice et de poursuivre sa valorisation culturelle et touristique au cœur du village. 

ÉTAT DE PÉRIL

Le clocher présente une importante fissure verticale et traversante au niveau du contrefort Sud. Un diagnostic a mis en évidence que la fissure risquait de s’accentuer sous l’effet de poussée des cloches. Des chutes d’ardoises ont également été constatées, et un échafaudage de protection a été installé à l’entrée de l’église pour sécuriser les abords.

L’humidité et la végétation aggravent la dégradation. La fragilisation des murs, contreforts et appuis du plancher, associée aux chutes d’ardoises, constitue un risque réel pour la sécurité. Une intervention est nécessaire pour sécuriser et stabiliser le clocher, et supprimer les infiltrations. 

NATURE DES TRAVAUX À RÉALISER

- Réparation et repositionnement des cloches (campanaire)
- Consolidation des maçonneries et traitement des fissures
- Renforcement du plancher intermédiaire
- Réparation de la couverture du clocher 

Démarrage des travaux : Début 2027
Fin des travaux : Fin 2027
Pour en savoir plus : 
https://www.fondation-patrimoine.org/79476

L’OFFRE DE JEUX MISSION PATRIMOINE 2026 DE FDJ UNITED

FDJ UNITED propose dès le 31 août une nouvelle édition de l’offre de jeux Mission Patrimoine. 

Décliné en trois versions, le nouveau jeu à gratter Mission Patrimoine permettra de remporter jusqu’à 1,5 million d’euros. Conçu dans un format vertical, il s’inspire de l’esthétique du vitrail et s’organise autour d’une rosace centrale, symbole d’un véritable savoir-faire patrimonial. Autour de cette rosace se déploient six espaces mettant chacun en lumière un site emblématique de l’édition 2026.

Le montant du prélèvement sur les mises revenant normalement à l’État, soit 1,86 € par ticket acheté, sera reversé à la Fondation du patrimoine.

En outre, FDJ UNITED propose, du 7 au 21 septembre, huit tirages Loto dédiés dans le cadre du dispositif Mission Patrimoine : les 7, 9, 12, 14, 16, 19 et 21 septembre, les joueurs auront la possibilité de participer à un tirage Loto, dont le jackpot s’élèvera à 2 millions d’euros minimum.

Un Super Loto aura également lieu le vendredi 18 septembre, à la veille des Journées européennes du patrimoine, avec un jackpot de 13 millions d’euros minimum. 0,54 € sera reversé par l’État à la Fondation du patrimoine pour chaque grille de 2,20 € jouée, et 0,73 € pour chaque grille de 3 euros jouée dans le cadre du Super Loto.

LE LOTO DU PATRIMOINE DEPUIS 2018

En septembre 2017, le président de la République a confié à Stéphane Bern une mission d’identification du patrimoine en péril et de recherche de nouvelles sources de financement pour le restaurer. De cette initiative est né le « Loto du patrimoine », dont le produit a été attribué à la Fondation du patrimoine.

Un partenariat a été établi par une convention pluriannuelle entre la Fondation du patrimoine, le ministère de la Culture et FDJ UNITED, renouvelée en 2025 pour une durée de 4 ans, pour organiser cette opération originale.

Plus de 7 000 sites en péril ont ainsi été signalés sur la plateforme participative www.missionbern.fr depuis 2018 et des millions de joueurs participent chaque année à la sauvegarde du patrimoine, en jouant aux jeux de grattage et de tirage Mission Patrimoine de FDJ UNITED.

Les sites peuvent également bénéficier de collectes de dons et de mécénats sous réserve de leur éligibilité et, pour ceux protégés au titre des monuments historiques, de subventions du ministère de la Culture.

Le succès de la Mission est le résultat de sa méthode participative et partenariale, qui garantit la qualité et la variété des projets de patrimoine local identifiés et dont l’intérêt culturel, économique et social est ainsi révélé au grand public.

UN APPEL À PROJETS EN CONTINU

L’appel à projets est ouvert sur le site www.missionbern.fr/signaler-un-site. Propriétaires, associations, communes et passionnés de patrimoine sont invités à identifier les sites en péril partout en France métropolitaine et dans les collectivités d’outre-mer. Ces signalements peuvent être effectués tout au long de l’année. 

Pour candidater à l’édition 2027 des sites emblématiques de la Mission Patrimoine, les dossiers devront être déposés avant le 15 novembre 2026.

Pour candidater à la sélection des sites départementaux de l’édition 2027 de la Mission Patrimoine, les dossiers devront être déposés avant le 28 février 2027. 

LES MODALITÉS DE SÉLECTION

Pour l’édition 2026, près de 650 nouvelles candidatures ont été déposées sur le site www. missionbern.fr et instruites par les délégations départementales et régionales de la Fondation du patrimoine, composées de bénévoles et de salariés. Le ministère de la Culture participe à ce premier examen, en particulier des immeubles protégés au titre des monuments historiques. Les associations de soutien au patrimoine, à l’instar de La Demeure historique ou des Vieilles Maisons Françaises, participent également en soumettant des projets et en relayant l’information auprès de leurs membres.

Les projets sont sélectionnés par un comité présidé par Stéphane Bern et composé de représentants de la Fondation du patrimoine, de FDJ UNITED et du ministère de la Culture, qui se réunit deux fois par an.

Dix-huit projets emblématiques du patrimoine des régions de métropole et collectivités d’outremer et un projet par département sont retenus chaque année, selon quatre critères principaux :
- l’intérêt patrimonial et culturel ;
- l’état de péril ;
- la maturité du projet ;
- son impact sur le territoire et le projet de valorisation.

LES FINANCEMENTS ACCORDÉS 

Depuis la première édition de la Mission Patrimoine, plus de 383 millions d’euros ont permis d’aider les travaux de restauration de l’ensemble des sites retenus : 
- Plus de 210 millions d’euros issus du Loto du patrimoine ;
- 118 millions d’euros de crédits attribués par le ministère de la Culture aux projets portant sur des monuments historiques ;
- 55 millions d’euros collectés par la Fondation du patrimoine, provenant de mécénats d’entreprises, de dons de particuliers et de ses ressources propres.

Enfin le financement accordé grâce au Loto du patrimoine est attribué par la Fondation du patrimoine, qui suit le bon déroulement des travaux et le respect des caractéristiques patrimoniales des lieux en lien avec les services de l’État.

LES DOTATIONS DES PROJETS 2026

Le montant de la dotation de chaque site départemental sera annoncé en fin d’année en fonction des ventes des jeux Mission Patrimoine.

La dotation octroyée à chacun des 18 sites emblématiques des régions, révélés en avril dernier, sera connue lors des Journées européennes du patrimoine, les 19 et 20 septembre 2026.

Communiqué

En Bourgogne-Franche-Comté, la Fosse Dionne à Tonnerre est le site régional emblématique 2026 de la Mission Stéphane Bern



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