Recherche
Pour nous joindre
redaction.infosdijon@gmail.com
SMS au 07.86.17.77.12
> Bourgogne - Franche-Comté > Bourgogne - Franche-Comté
14/02/2026 09:51

BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ : Le relogement en HLM de femmes victimes de violences conjugales

L’Union sociale pour l’habitat de Bourgogne-Franche-Comté et la fédération Solidarité femmes ont présenté, ce jeudi 12 février, à Dijon, le bilan de leur plan d’action pour apporter des solutions de relogement et d’accompagnement aux femmes victimes de violences conjugales.
Depuis la crise sanitaire, les pouvoirs publics ont fait évoluer leur approche des violences intrafamiliales. En particulier, les bailleurs sociaux accompagnent les femmes victimes de violences conjugales dont la situation économique est souvent fragile.

L’Union sociale pour l’habitat de Bourgogne-Franche-Comté (USH) – qui fédère les 29 organismes de logement social de la région dans la réalisation de leurs missions d’intérêt général et dans la mise en œuvre des politiques nationales du logement – a mis en place un dispositif pour apporter des solutions de relogement et d’accompagnement aux victimes.

Ce jeudi 12 février 2026, à Dijon, François-Xavier Dugourd, président du bailleur social côte-d'orien Orvitis et président régional de l’USH, a dressé un bilan des actions sur la période 2022-2025 et présenté les perspectives au travers du renouvellement d'une convention avec la fédération Solidarités femmes.

Les victimes de violences conjugales sont prioritaires dans l'attribution d'un logement social


«En France en 2024, 107 femmes ont été victimes de féminicides, 270 ont été victimes de tentatives de féminicides, et 906 femmes ont été victimes de suicides ou de tentatives de suicides après avoir été harcelé par leur ex-conjoint », a rappelé François-Xavier Dugourd à partir des données du ministère de l'Intérieur.

Face à ce dramatique constat, le président de l'USH a souligné que les femmes victimes de ce type de violences sont prioritaires pour obtenir un logement social, sur présentation de certains justificatifs comme un récépissé de dépôt de plainte ou une ordonnance de protection.

Sur l’ensemble de l’année 2025, 537 demandes de logement social avec motif «violence au sein du couple» ont été enregistrées en Bourgogne-Franche-Comté. Suite à cela, 261 entrées dans un logement social ont eu lieu dans la région. 

Ne pas négliger les conséquences économiques 


En plus des violences physiques et verbales que peuvent subir ces femmes, Juliane Charton, responsable du pôle hébergement logement de l’USH, a insisté sur l’importance de la prise en compte des conséquences économiques : «Cela arrive parfois qu’une femme reçoive son propre salaire ou ses allocations familiales, et son conjoint retire ses sous pour ses propres loisirs. Et il ne reste alors plus rien pour la femme elle-même, pour habiller les enfants ou pour les dépenses liées à l’école». 

Un «autotest» pour déceler différentes formes de violences 


De son côté, Florie Andreotti, chargée de mission logement au sein de la fédération nationale Solidarité femmes – qui regroupe plus de 80 associations, spécialisées dans l’accueil, l’accompagnement et l’hébergement des femmes victimes de violences conjugales et leurs enfants –, a présenté deux outils en ligne – un autotest et un cyber-violentoscope – qui permettent à n’importe quelle femme de tester sa situation et d'envisager une éventuelle emprise de la part de son conjoint.

Florie Andreotti a notamment expliqué le fonctionnement de l’autotest : «Le principe est de proposer des situations très concrètes et permet de constater ou non une situation de violence. Parmi les questions, il y a par exemple : Est-ce qu’on vous empêche de parler avec des membres de votre famille ? Ou encore : Votre conjoint a-t-il exigé de savoir où vous étiez et avec qui vous étiez ?».  

«Si ces questions sont épisodiques, bien sûr il n’y a pas d’alerte. Mais si ce genre de situation vient à se répéter trop souvent, cela apporte un signal qui doit alerter», a indiqué Florie Andreotti.

Une convention de partenariat entre bailleurs sociaux et associations 


Pour porter secours aux femmes victimes de violences conjugales, une convention a été lancée en 2022 entre l’Union sociale pour l’habitat de Bourgogne-Franche-Comté et la fédération nationale Solidarité femmes. Elle a été renouvelée jusqu'en 2028 (lire ci-dessous).

«Le logement est évidemment un élément très important de sécurité et de reconstruction pour ces femmes victimes de violences. La convention a pour but d’accélérer encore les questions de relogement. Et cette convention permet aussi de former nos collaborateurs des bailleurs sociaux pour qu’ils puissent mieux repérer les personnes victimes de violences et pouvoir bien les orienter», a précisé François-Xavier Dugourd.
 

«Il faut des politiques publiques coordonnées» 


«On a à peu près le même nombre de femmes qui viennent nous voir aujourd’hui qu’il y a 20 ans. En revanche, ce qui a changé, c’est la prise en compte de ce problème par les pouvoirs publics», a constaté Anne Joseleau, directrice de l’association Solidarité femmes 21 depuis 18 ans.

«Il faut des politiques publiques coordonnées», a-t-elle insisté. «Pour l’instant, c’est un peu chacun dans son coin. Si on fait un parallèle avec la violence routière, depuis le début des années 2000, toutes les politiques publiques sont allées dans le même sens. On a agi sur la prévention, la répression, il y a eu l’amélioration des voitures, on a mis des radars, des gendarmes sur le bord des routes… et au final le nombre de morts sur les routes a été divisé par trois ! Si on n’agit de la même manière face aux violences intrafamilliales, on pourrait arriver aux mêmes résultats.» 

Fabrice Aubry 

Une convention de partenariat pour venir en aide
(communiqué)

Depuis 2022, l’Union Sociale pour l’Habitat de BFC et la Fédération Nationale Solidarité Femmes sont unis par une convention pour soutenir le relogement des femmes victimes de violences conjugales et de leurs enfants, accompagnées par les associations.

Concrètement, ce partenariat permet :
- aux bailleurs de bénéficier de formations pour les équipes de terrain (repérage et orientation)
- aux femmes de bénéficier d’un accompagnement spécialisé, porté par les associations locales et d’un relogement dans des délais très restreints par les bailleurs adhérents,
- des actions de rencontres et d’échanges entre professionnels (partage d’une culture commune, fluidification des parcours, etc.),
- aux bailleurs de bénéficier d’outils de communication en direction des locataires (affiches, vidéos) pour favoriser le repérage des situations de violences et l’orientation vers les structures locales.

Entre 2022 et 2025, 24 situations très prioritaires ont été traitées spécifiquement dans le cadre de la convention. Elles ont fait l’objet d’une fiche de liaison traitée par la FNSF et retransmise aux bailleurs locaux : 58% des femmes concernées ont été relogées en moins de 3 mois, 87,5% en moins de 6 mois.

La préfète de la Nièvre a présenté un «bilan contrasté» de la délinquance en 2025 comprenant la diminution des violences intrafamiliales


Le CHU Dijon Bourgogne inaugure la Maison des femmes à Talant


Le Pack Nouveau Départ pour les victimes de violences conjugales devient concret en Côte-d'Or


Remise au ministre de la Justice du rapport sur la politique de lutte contre les violences intra-familiales





Votre météo à Dijon
Votre météo en Bourgogne
Ailleurs
Chance ou pas chance : La Française des Jeux dévoile les 3 signes astrologiques les plus chanceux
Région parisiennne : La Préfecture interdit une soirée libertine
Bilan climatique : Intempéries, neige, soleil, grisaille, douceur, humidité des sols... ce qu'il faut retenir de l'hiver
DRAME DE CRANS-MONTANA : 58 des blessés de l'incendie sont encore hospitalisés, dont 14 en France
Mort de Quentin à Lyon : L’accès à l’Assemblée nationale du collaborateur parlementaire de Raphaël Arnault suspendu
Mort de Quentin : «C’est l’ultragauche qui manifestement a tué», accuse Gérald Darmanin
Affaire Jeffrey Epstein : Jack Lang « propose » sa démission de l’Institut du monde arabe
Elle part et il reste... Sonia Mabrouk quitte CNews après s’être opposée au maintien de Jean-Marc Morandini
Le délicat sauvetage d'une biche sur un lac gelé aux Etats-Unis
MEDIAS : Les Journalistes du Parisien vent debout contre Rima Hassan, auteur d'une «attaque intolérable» contre un journaliste
ITALIE : L'accès à la fontaine de Trevi, à Rome, est désormais payant
Bilan météo : Janvier a été très froid au début, notamment en Bourgogne - Franche-Comté, et très humide... mais pas chez nous
Mort d’Émile : la famille demande de nouvelles investigations et estime que «certains témoignages» doivent être éclaircis
Moscou connaît ses plus fortes chutes de neige depuis plus de 200 ans
Cybersécurité : Le Gouvernement dévoile la Stratégie nationale de cybersécurité 2026-2030
Dialogue autour du microbiote : Comment la mère et le bébé communiquent à travers le lait maternel
Au Groenland, là où on ne parle pas que de Donald Trump
Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : Les Députés adoptent le texte au bout de la nuit
Trophée Jules Verne : Thomas Coville bat le record absolu du tour du monde à la voile en 40 jours et 10h, 45m, 50s
Infos-dijon.com - Mentions légales