
Le vice-président Willy Bourgeois a présenté, ce vendredi 27 juin, à Dijon, une mesure critiquée par les oppositions.
En session du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, ce vendredi 27 juin 2025, à Dijon, le vice-président Willy Bourgeois, chargé notamment des lycées, a présente le rapport sur les tarifs la restauration dans les lycées publics.
Les tarifs des services de restauration doivent réglementairement être
notifiés aux lycées avant le 1er novembre de l’année précédente.
Une augmentation des tarifs de 3 %
Pour permettre aux établissements de disposer de recettes suffisantes pour l’achat de denrées et à la préparation de repas de qualité, la Région Bourgogne Franche-Comté décide :
- D’augmenter les tarifs de la restauration de 3%, afin de prendre en compte, de façon partielle, l’inflation sur les prix des denrées alimentaires. Ainsi en 2026, le tarif forfaitaire 5 jours rapporté au repas sera de 3,69€ contre 3,58€ en 2025.
- Parallèlement il est proposé de reconduire les dispositifs de tarification sociale, et de réviser le plafond de revenus concernant l’aide aux non boursiers (la réévaluation des plafonds pour les boursiers relève des décisions de l’État prises chaque année).
- D’augmenter à 19 % (+1 point) le taux de prélèvement régional sur les recettes restauration et hébergement des lycées (dispositif « FARPI » qui correspond à la contribution des usagers à la rémunération du personnel affecté à la mission).
En chiffres :
• 10 € : c’est le coût réel d'un repas (toutes dépenses incluses)
• La Région compte 56 300 demi-pensionnaires et 19 700 internes sur ses 103 230 lycéens publics et privés sous contrat.
• Les 118 services de restauration des lycées publics délivrent 10,5 millions de repas par an.
• Les services d’hébergement assurent 2,8 millions de nuitées par an.
Sandra Germain, une réponse mesurée
Sandra Germain souligne le contexte qui soutient la légitimité de l’augmentation tarifaire proposée. Mais elle appelle à la vigilance à ce que la promesse soit tenue à destination des agriculteurs via une meilleure rémunération.
Elle appelle la Région à faire preuve de vigilance sur la redistribution de cette hausse. Le second point de vigilance concerne les familles : que cette réforme tienne sa promesse auprès de tous.
Julien Odoul, « la matraque frappe toujours trois fois »
Julien Odoul commence fort son intervention pointant du doigt d’autres augmentations : automobile, cantine…
Il considère que la majorité ne veut pas équilibrer le budget et qu’il y a une dilapidation de l’argent public. Il évoque l’argent pour les formations linguistiques des étrangers, les aides à l’étranger. Et de conclure : « la majorité socialiste est profondément anti-sociale ».
Aurélien Dutremble s’interroge sur la plus-value de cette proposition
Aurélien Dutremble considère que la majorité ne propose rien qui justifie l’augmentation tarifaire des restaurants des lycées. « Acheter local, ce n’est pas un simple gadget » ajoute-t-il avant d’indiquer que le RN votera contre.
Amandine Rapenne, une progressivité des tarifs
Amandine Rapenne considère que les tarifs ont été réfléchi pour répondre aux besoins des familles qui souhaitent le maintien de leurs jeunes au lycée pour leurs repas.
Gilles Lazar attaque le RN
Cette augmentation est demandée par les gestionnaires des lycées, est comprise acceptée par les familles, indique-t-il. « Si on veut défendre nos agriculteurs et la qualité des repas services, il faut ajuster les tarifs » conclut-il en précisant un vote positif pour ce rapport.
Claude Mercier tacle lui-aussi le RN
Le RN reste la cible des propos de Claude Mercier qui rappelle l’absence des élus RN dans les commissions, les conseils d’administration des établissements.
Nicolas Soret répond à Aurélien Dutremble
Nicolas Soret reprend Aurélien Dutremble sur ses chiffres présentés, sur les engagements de plusieurs lycées. Il revient sur le nord de l’Yonne, l’engagement auprès des agriculteurs à travers un appel à projet pour avoir accès aux produits bio et locaux.
Marie-Guite Dufay conclut en rappelant un enjeu de santé pour les lycéens, un enjeu économique pour les agriculteurs et un enjeu écologique à travers la proximité. « Ce sujet-là, je l’ai à cœur depuis 10 ans » rappelle-t-elle, avant de concéder que cela prend du temps.
Émilie Mondoloni