
Alors que les usagers SNCF de Nevers et d’Autun bénéficient d’une ligne directe de bus pour se rendre à Dijon, ceux du Creusot continuent de galérer avec les bus de substitutions. Les employés de la région sont moins confrontés au problème… et pour cause…

«Pourquoi moi qui demeure au Creusot et qui, pour mon travail, me rends à Dijon du lundi au vendredi, je n’ai pas le droit à une ligne de bus directe ? Si je pose cette question, c’est parce que les habitants de Nevers bénéficient eux d’une ligne directe, comme d’ailleurs ceux d’Autun ? Pourquoi ce traitement de faveur pour les uns et pas pour les autres ?», demande un usager qui ne manque pas d’ajouter : «Les galères n’ont pas cessé. Elles continuent».
Un lundi matin, tous les étudiants n’ont pas pu monter. «Et jeudi 19 octobre il y avait même des travaux dans la rue qui mène à la gare à Montchanin. Du coup le bus a pris du retard…»
Cela n’étonnera personne, bien malheureusement, les usagers de la région du Creusot ont le sentiment d’être «martyrisés».
C’est vrai qu’il est difficile de comprendre la logique qui a conduit à mettre en place une ligne directe de bus pour les usagers d’Autun. Car en bus, Autun – Dijon, c’est en temps à peu près la même chose que Le Creusot – Dijon…
Autre sujet qui s’est invité dans les discussions des usagers réguliers, c’est qu’ils ont appris de la bouche même d’un employé de la Région, domicilié dans la Communauté Urbaine Le Creusot – Montceau, que pendant la durée de la fermeture de la ligne, il leur est proposé de faire du télétravail… Pour leur éviter les galères ? Évidemment !
Alors oui la température monte parmi les usagers et la cocote minute continue de bouillir encore plus fort. «Moi ce qui me met en rage c’est que les décideurs à la Région et à la SNCF ne prennent de toute évidence pas conscience du problème», lâche une habituée de la ligne Nevers – Le Creusot – Dijon. «Oui je suis inquiète car ils ont l’air droit dans leurs bottes».
Avec une question constante : «Pourquoi ils ne veulent pas faire circuler les trains à partir de la fin décembre, alors que ce sera parfaitement possible ? C’est quoi pour eux le service public ? Ils l’ont oublié ? En fait ils en parlent pendant les campagnes électorales et après ils oublient tout», claque un usager. Comme d’autres il attend des réponses.
A.B.
