
ACTUALISE : L'ameublement français salue la décision du Premier Ministre.
Communiqué de MatignonSur instruction du Premier ministre, le
gouvernement engage la procédure de suspension de Shein le temps
nécessaire pour que la plateforme démontre aux pouvoirs publics que
l’ensemble de ses contenus soient enfin en conformité avec nos lois et
règlements.
Un premier point d’étape devra être fait par les ministres dans les 48 prochaines heures.
Communiqué :« Enfin une réponse forte à Shein, mais il reste encore beaucoup à faire »
Paris,
le 5 novembre 2025 - L’Ameublement français salue l’annonce faite
aujourd’hui par le gouvernement — via le Premier ministre Sébastien
Lecornu — d’engager une procédure de suspension de la plateforme Shein
en France, « le temps nécessaire pour que l’ensemble de ses contenus
soit enfin conforme à nos lois et règlements ».
Cette décision marque
un tournant : après de multiples alertes de notre part, et ce depuis
plusieurs mois, sur les dérives de cette plateforme (contournements des
règles, concurrence déloyale, sécurité des produits etc.) l’État
français agit désormais de façon visible.
“C’est une décision que
nous appelions de nos vœux, après autant de lignes rouges franchies.
Depuis plusieurs mois, nous dénonçons chez Shein : des produits
dangereux, des mensonges sur la composition des produits, des pratiques
de fraude à la TVA ou à l’éco-contribution, … Il était à la fois
intolérable et incompréhensible pour les entreprises françaises que le
gouvernement français, comme la Commission Européenne, laissent faire
des agissements pareils”, rappelle Cathy Dufour, Directrice générale de
l’Ameublement français.
Toutefois, cette annonce ne saurait suffire :
• Il est impératif que cette procédure soit appliquée sans
faiblesse, avec des mesures de contrôle et de sanctions effectives.
• Il est tout aussi crucial que l’Union européenne et l’État
français élargissent le champ d’action à toutes les plateformes
étrangères opérant en France, qui profitent du vide réglementaire, à
l’image de TEMU, AliExpress, etc., offrant de la visibilité et du trafic
à des vendeurs tiers sans foi ni loi. Shein ne doit pas être l’arbre
qui cache la forêt.
• Enfin, il faut veiller à ce que la
filière française de l’ameublement et plus largement du commerce
manufacturier ne soit plus livrée à une concurrence dont les acteurs ne
respectent pas les mêmes obligations.
“Shein n’est pas un cas isolé.
Il est regrettable qu’il faille atteindre de tels extrêmes pour que les
autorités réagissent enfin avec fermeté, alors que d’autres plateformes
opèrent avec les mêmes pratiques et représentent les mêmes dangers. Tant
que ces acteurs ne seront pas encadrés à la même hauteur que les
entreprises françaises et européennes, la concurrence restera
profondément faussée, et jamais en faveur des consommateurs”, ajoute
Arnaud Visse, Président de l’Ameublement français.
L’Ameublement
français rappelle que sa mobilisation est constante : la filière
représente plus de 14 600 entreprises et 60 000 emplois, et ne peut plus
accepter d’être affaiblie au nom d’une « ultra-concurrence » déloyale.