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14/08/2020 16:57

CORONAVIRUS : «Le port du masque est là pour nous aider à éviter le rebond de l’épidémie», souligne Christophe Marot

À l’occasion du point presse hebdomadaire tenu conjointement par l’Agence régionale de santé et la préfecture, le secrétaire général de la préfecture de Côte-d’Or s’est exprimé sur l’obligation de porter le masque dans l’espace public à partir de ce samedi 15 août, dans plusieurs lieux et villes de la métropole dijonnaise. Des indicateurs signifient que la circulation du virus est plus importante que la semaine dernière.
Le point sanitaire a d’abord été fait par Olivier Obrecht, directeur général adjoint de l’ARS Bourgogne-Franche-Comté.

Les taux de positivité et d’incidence en hausse dans la région


«Les indicateurs se dégradent et même assez vite. La pente d’augmentation est assez significative», n’a-t-il pas caché, en évoquant notamment le nombre de 600 personnes en quatorzaine dans la région, «un chiffre en progression rapide».

Le taux de positivité des tests est à 1,3% cette semaine, alors qu’il n’était que de 0,9% la semaine dernière. «Depuis le 10 août, on a des tests positifs dans tous les départements de la région». Le taux d’incidence est lui passé d’une semaine à l’autre de 5,9 pour 100.000 habitants à 8 pour 100.000 habitants.

Olivier Obrecht ajoute : «Les hospitalisations ne diminuent plus. Vendredi dernier, nous avions 24 patients dans la région dont 4 en réanimation. Ce vendredi, nous avons 29 personnes hospitalisées dont 2 en réanimation. Mais il n’y a pas de nouveaux décès».

L’ARS rappelle que les opérations de dépistage au coeur des communes vont se poursuivre et qu’une attention particulière est portée à la sécurisation des vendanges.
Par ailleurs, dans la région, 8 situations de clusters sont suivies, dont 6 d’ordre familial, 1 en milieu professionnel, 1 en milieu de vacances. 3 de ces situations sont dans le Jura, 3 dans le Doubs, 1 en Côte-d’Or et 1 en Haute-Saône.

Si les données liées à l’épidémie restent inférieures à d’autres régions, «il n’en reste pas moins que la dynamique est à la hausse», retient Christophe Marot.
Le secrétaire général de la préfecture de Côte-d’Or et sous-préfet de l'arrondissement de Dijon réaffirme qu’un travail est engagé avec les collectivités, notamment avec la métropole de Dijon où l’on sait depuis ce vendredi à la mi-journée que le port du masque dans l’espace public sera obligatoire dans plusieurs zones et sur des marchés (retrouvez l’annonce en cliquant ici).

«Partout où la zone piétonne est prioritaire, le port du masque est obligatoire»


«Le port du masque est là pour nous aider à éviter le rebond de l’épidémie. C’est une mesure complémentaire des autres mesures. Pour résumer, partout où la zone piétonne est prioritaire, le port du masque est obligatoire. C’est une mesure de cohérence et pertinente», a déclaré Christophe Marot, en assurant que des discussions en ce sens sont toujours en cours avec d’autres collectivités, dont la ville de Beaune et son agglomération.

De qui émane la décision de rendre le port du masque obligatoire dans l’espace public ? De l’autorité de l’Etat sur le territoire ou plutôt de l’insistance des élus des communes concernées ? «On a impulsé les demandes, mais les volontés se sont rejointes très vites, au titre de la cohérence», insiste Christophe Marot.

Des contrôles accentués dès ce week-end


«On va démarrer par de la pédagogie. Seuls les récalcitrants seront verbalisés dans un premier temps», a-t-il poursuivi, en annonçant que des contrôles de Police et de Gendarmerie seront accentués dès ce week-end «sur le rappel de la nécessité de respecter les mesures barrières».
Les masques chirurgicaux jetables et les masques en tissu normés sont rappelés tels les masques à porter. Les personnes portant des bandanas ne seront pas en règle.

L’objectif est aujourd’hui d’éviter un rebond durable de l’épidémie et - pire - «la perte de contrôle», identifiée dans le scénario 4 du conseil scientifique.

Pour Olivier Obrecht, «on retrouve des éléments inquiétants constatés au départ de l’épidémie en février». L’ARS réaffirme sa vigilance envers l’augmentation du taux de positivité chez les 65-75 ans. «La tranche 15-45 ans est aussi préoccupante… Les jeunes sont potentiellement des transmetteurs importants», prévient le directeur général adjoint de l’ARS.

Le maintien de l’isolement des personnes en quatorzaine est également ciblé comme préoccupant. «30% à 40% des cas appelés dans le cadre du respect de l’isolement ne répondent plus... Le relâchement est plus tentant en période de vacances. Il faut que les gens comprennent l’importance de ne pas disséminer le virus».

Alix Berthier