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13/11/2020 17:22

CORONAVIRUS : Les lycées proposent des solutions pour alléger les effectifs présents

Lors du point de situation de ce vendredi 13 novembre, il a été largement question de la situation dans les lycées puisque de nouvelles organisations se profilent. Pour autant, l'ensemble des établissements scolaires continuent d'être surveillés tant par l’Académie de Dijon que par l'ARS de Bourgogne-Franche-Comté ainsi que le rappelle la rectrice Nathalie Albert-Moretti.

Comme l'indique Jean-François Chanet, recteur de région académique Bourgogne-Franche-Comté, lors du point de situation de ce vendredi 13 novembre 2020, sera prochainement engagée une politique «massive» de tests des personnels de l’Éducation nationale et des agents des collectivités propriétaires des locaux. Elle mobilisera les personnels de santé scolaire.

«Le fait d'augmenter le nombre de tests va nous permettre d'avoir une vision plus précise» explique Jean-François Chanet. Corrélativement, cela devrait augmenter la visibilité des contaminations et des cas positifs.

Polémique sur les indicateurs des rectorats


Le recteur prend soin de l'annoncer pour désamorcer d'éventuelles polémiques autour des données communiquées par l’Éducation nationale comme ce fut le cas après la rentrée consécutive aux vacances de la Toussaint. Les indicateurs académiques sont établis à partir des retours de parents d'élèves aux établissements scolaires déclenchant les opérations de suivi des éventuels cas contacts.
«Au sortir des vacances, les élèves absents n'ont pas été comptabilisés» d'où un nombre relativement faible qui a provoqué notamment l'ire de syndicats enseignants (lire notre article). «En réalité, ce très mauvais procès confirme ce que nous voulions démontrer» lance Jean-François Chanet, à savoir que les établissements scolaires présentent moins de risque qu'ailleurs. «La contamination que l'on constate est due à ce qui s'est passé dans la famille» insiste-t-il.

Sur sept jours glissants, l'Académie de Besançon relève 413 cas confirmés, 1.112 cas contacts parmi les élèves, 128 parmi les personnels de l’Éducation nationale et 17 parmi les agents des collectivités.

«L'expérience du premier confinement a permis les adaptations»


«Nous continuons à poursuivre deux objectifs fondamentaux : la continuité des apprentissages et la protection de la santé de nos élèves et de nos personnels» rappelle à son tour la rectrice de l'Académie de Dijon, Nathalie Albert-Moretti. Une attention particulière est portée aux lycées présentant des effectifs importants où apparaît la difficulté d'éviter le brassage des populations.

Comme dans les autres académies, une cellule pédagogique étudie les possibilités d'hybridation présentiel/distanciel proposée par chaque établissement au travers d'un plan de continuité pédagogique. «L'expérience du premier confinement a permis les adaptations devant l'évolution de l'épidémie» souligne Nathalie Albert-Moretti.

À ce jour, dans l'Académie de Dijon, 38 lycées ont proposé un tel plan : 15 en Côte-d'Or, 3 dans la Nièvre, 13 en Saône-et-Loire et 7 dans l'Yonne. Néanmoins, six d'entre eux doivent revoir leur copie.

En fonction de la taille de l'effectif et des locaux, plusieurs options sont étudiées : alternance des lycéens par demi-groupes par semaine, alternance par demi-groupe par demi-semaine, alternance par niveau ou encore aménagements des emplois du temps en conservant la totalité des effectifs.

«On est en sécurité dans les établissements scolaires»


L'Académie de Dijon rappelle les indicateurs de la semaine : 346 élèves contaminés sur sept jours glissants (dont 91 cas dans le premier degré et 255 dans le second degré) et 49 personnels. 1.138 élèves sont en éviction pour cause de cas contact ainsi que 126 personnels. La rectrice signale que «les familles déclarent rarement la positivité des tests réalisés pendant la procédure d'éviction» ce qui contribue à creuser l'écart relatif entre les indicateurs académiques et nationaux.

L'Agence Régionale de Santé de Bourgogne-Franche-Comté rappelle que son objectif est d'identifier les situations où il y aurait une circulation du virus. Au-delà de trois cas dans une classe, l'ARS regarde le sujet avec l’Éducation nationale. Soit il s'agit de cas fortuits et la classe reste ouverte, soit les cas sont liés et la classe est fermée. «Cette méthodologie ajustée à plusieurs reprises a permis d'être efficace dans l'objectif de casser les chaînes de transmission» souligne Jean-François Chanet qui ajoute qu'«un cas positif déclaré ne génère que 2,73 cas contacts pour les élèves et 1,58 pour les enseignants».

Se faisant le relais des propos de son ministre de tutelle, le recteur déclare que l'«on est en sécurité dans les établissements scolaires». Le port du masque, les gestes barrière et la distanciation sociale limitant les situations. Pour autant, certaines difficultés de remplacement d'un enseignant peut amener un établissement à demander provisoirement aux parents de garder leurs enfants à la maison pour ne pas surcharger des classes où les élèves auraient été répartis en temps habituel.

Jean-Christophe Tardivon

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