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27/11/2020 15:29

CORONAVIRUS : «Nous avons un effort supplémentaire à faire en Bourgogne-Franche-Comté» déclare Fabien Sudry

Dans une région Bourgogne-Franche-Comté particulièrement touchée par l'épidémie, le préfet a insisté ce vendredi 27 novembre sur l'esprit de responsabilité à mettre en œuvre pour freiner la circulation du virus alors qu'approche la levée du confinement. Par ailleurs, Fabien Sudry a établi un focus sur les violences intrafamiliales en Côte-d'Or.

Lors du point de situation de ce vendredi 27 novembre 2020, le préfet de la Côte-d'Or, Fabien Sudry, est d'abord revenu sur les messages gouvernementaux qui accompagnent l'adaptation du confinement avant sa levée effective le 15 décembre.

«Le confinement a fait la preuve de son efficacité et a produit ses effets, il a permis de freiner sensiblement la circulation du virus» explique tout d'abord Fabien Sudry. L'adaptation de la situation est due à l'évolution favorable de l'épidémie. Au niveau national, alors que l'on comptabilisait 45.000 nouveaux cas par jour début novembre, ce sont 17.000 nouveaux cas quotidiens qui sont enregistrés à ce jour. Le taux de reproduction du virus est passé récemment sous le seuil de 1 pour s'établir à 0,65. Chez certains de nos voisins, il reste supérieur à 1 ; c'est le cas en Suisse, Italie ou encore en Allemagne.

«Le virus tue toujours beaucoup trop de nos concitoyens»

En Bourgogne-Franche-Comté, les taux d'incidence sont orientés à la baisse et le nombre de patients hospitalisés tend à diminuer. «C'est le résultat de tous et notamment de tout ceux qui ont fermé l'activité de leur commerce» souligne le préfet qui ajoute que «l'esprit de responsabilité de tous peut permettre – avec le respect des règles barrière – de maîtriser l'évolution de ce virus». Néanmoins, «si la pression épidémique diminue, il faut avoir en tête que le virus tue toujours beaucoup trop de nos concitoyens. On a vu que le retournement en fin d'été a été particulièrement rapide, la situation de maîtrise n'est pas acquise». D'autant plus que «notre région est l'une des plus touchées et reste au-dessus de la moyenne nationale». De ce fait, «la prudence doit être encore plus forte dans les départements de la région. Nous avons un effort supplémentaire à faire ici».

«Il est bien prématuré de parler de déconfinement il ne faut pas baisser la garde» insiste le préfet de la Côte-d'Or, dans la droite ligne du président de la République qui n'a pas parlé de déconfinement lors de sa dernière allocution. À noter que l'attestation de déplacement reste nécessaire jusqu'au 15 décembre. Les contrôles continueront.

«En ressortir plus fort avec un pays plus solidaire»


«Le gouvernement a présenté la stratégie : assurer sur cette question une vision progressive pour donner une visibilité dans la maîtrise de l'épidémie en entourant chaque étape de règles strictes» rappelle Fabien Sudry. L'objectif est freiner suffisamment l'épidémie pour atteindre 5.000 nouveaux cas de contamination par jour. Les trois étapes progressives sont présentés dans les visuels ci-dessous.

«Nous sommes face à nous-mêmes dans cette crise» soutient Fabien Sudry en se référant aux propos du président de la République. Le préfet souligne trois aspects qui se dégagent dans cette crise sanitaire : «la solidarité, essentielle dans une Nation, à l'égard de ceux qui souffrent et à l'égard des soignants qui sont en première ligne ; la confiance dans l'avenir de notre pays à surmonter cette épreuve et d'en ressortir plus fort avec un pays plus solidaire et mieux armés à affronter ce type de crise, plus souverain ; et une société plus consciente du rôle qu'elle peut jouer elle même et une France plus respectueuse de l'environnement».

Baisse relative des interventions pour violences intrafamiliales durant le second confinement


Alors que la journée de lutte contre les violences faites aux femmes s'est déroulée le 25 novembre dernier en tenant compte des mesures sanitaires (lire le communiqué de la préfecture), le préfet de la Côte-d'Or rappelle que les services sont «extrêmement mobilisés sur ce sujet».

Lors du confinement du printemps, une forte hausse des interventions pour des faits de violences intrafamiliales avait été relevée (lire notre article). Un nouveau décompte a été effectué pour ce second confinement. Entre le 30 octobre et le 26 novembre, 91 faits ont été constatés : 26 interventions en zone police (soit une baisse de 33% par rapport à la même période en 2019) et 65 interventions en zone gendarmerie (soit une baisse de 47%).

Le préfet de la Côte-d'Or signale que la période relativement courte incite à la prudence concernant l'analyse statistique des ces données. Les services de la gendarmerie continuent de prendre l'attache des femmes qui se sont signalées sur ce sujet pour faire un point de situation. Les services de la police nationale vont prochainement faire le même travail sur des femmes déjà identifiées.

Jean-Christophe Tardivon

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