
Alors que les nouvelles transmises par la famille adoptive ne laissaient rien présager d’un tel drame, quelques semaines plus tard, au motif que l’enfant du foyer âgé de quatre ans aurait été pincé par Violette alors qu’il lui donnait son repas, le père de famille l’a violemment battue avant de la suspendre dans le jardin familial au bout d’une laisse lasso.
Adoptée en septembre 2025 dans un refuge membre de la Confédération Nationale Défense de l’Animal (CNDA) en Côte d’Or, la chienne Violette (American Bully de 8 ans), a été tuée quelques semaines plus tard par son adoptant, dans un épisode de violence survenu au sein du foyer.
Déplorant la relaxe prononcée par le Tribunal correctionnel malgré la gravité des faits, la CNDA attend une réponse judiciaire ferme dans le cadre de l’appel qui a été formé. A la lumière de ce nouvel épisode particulièrement tragique, la CNDA dénonce l’augmentation des violences commises sur les animaux et alerte sur la banalisation de ces déviances.
Les Amis des Une adoption suivie d’un acte d’une extrême violence
Après six mois passés au sein du refuge de Jouvence (association « Bêtes» à Messigny-et-Vantoux) où elle avait été recueillie à la suite d’un abandon, Violette a été adoptée en septembre 2025. Décrite comme une chienne douce, stable et
affectueuse, Violette faisait l’unanimité tant auprès des salariés que des bénévoles de ce refuge membre de Confédération Nationale Défense de l’Animale, qui l’ont entourée de soins et d’affection avant qu’elle soit adoptée.
Alors que les nouvelles transmises par la famille adoptive ne laissaient rien présager d’un tel drame, quelques semaines plus tard, au motif que l’enfant du foyer âgé de quatre ans aurait été pincé par Violette alors qu’il lui donnait son repas, le père de famille l’a violemment battue avant de la suspendre dans le jardin familial au bout d’une laisse lasso.
Contacté peu après cet acte d’une violence inadmissible, le refuge de Jouvence a dépêché sur place un éducateur canin qui n’a pu que constater le corps sans vie de Violette, encore suspendu.
Malgré la plainte déposée sans délai par le refuge, le tribunal correctionnel de Dijon a prononcé le 19 mars 2026 une relaxe! Fort heureusement, la CNDA se réjouit de ce que le Procureur de la République a fait appel de cette décision.
Augmentation et banalisation des violences envers les animaux
Pour la Confédération Nationale Défense de l’Animal (CNDA), dont le réseau de 260 refuges répartis dans la France entière prend en charge chaque année plusieurs milliers d’animaux victimes de maltraitance (abandon, violences, …), la mort tragique de Violette s’inscrit dans une réalité malheureusement plus large.
En effet, les situations de maltraitance animale donnent lieu à de nombreux signalements, qui concernent principalement les animaux de compagnie. Nous assistons à une double tendance : maltraitance en hausse et banalisation de certains actes de cruauté, y compris ceux commis au sein de la sphère familiale.
La tragédie de Violette interpelle également sur ce qu’a pu vivre l’enfant du foyer, âgé de quatre ans. Tout d’abord parce qu’un enfant ne peut pas être exposé à de tels actes de violence, si tel a été le cas, sans préjudice psychologique sévère. Ensuite, parce que la CNDA rappelle les règles de vigilance qu’il convient de respecter systématiquement dès lors qu’un animal est au contact d’un enfant, dans la mesure où la morsure fait partie du registre comportemental du chien.
C’est la raison pour laquelle la CNDA a effectué un signalement auprès du service de protection de l’enfance, conformément à l’article L226-3 du Code de l’action sociale et des familles.
La CNDA appelle à une réponse judiciaire exemplaire
Face à la croissance des situations de maltraitance, la Confédération Nationale Défense de l’Animal appelle à une meilleure prise en compte judiciaire de sorte que les poursuites qu’elle engage systématiquement apportent des réponses qui soient enfin à la hauteur de la gravité des actes de violence commis envers les animaux.
“ Cette affaire est d’une extrême gravité, et la relaxe prononcée pose question. La Confédération Nationale Défense de l’Animal rappelle que les actes de cruauté envers les animaux constituent un délit puni par la loi. La CNDA se mobilise pour que les poursuites à venir donnent lieu à une réponse pénale rapide, ferme et dissuasive. ”
Sabine Fghoul, Présidente de la Confédération Nationale Défense de l’Animal
Les actes de cruauté envers un animal domestique constituent un délit pénal. L’article 521-1 du Code pénal prévoit jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende lorsque les faits ont entraîné la mort de l’animal.
À propos de la Confédération Nationale Défense de l’Animal
Fondée en 1928, la Confédération Nationale Défense de l’Animal (CNDA) fédère aujourd’hui plus de 260 refuges et associations de protection animale sur l’ensemble du territoire français. Elle œuvre à la protection des animaux abandonnés ou maltraités, accompagne les structures de refuge, soutient leurs actions et porte la voix de la protection animale dans le débat public. La Confédération développe également des actions de sensibilisation, de formation et d’appui aux associations de son réseau. Elle est présidée par Sabine Fghoul.
Communiqué
