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19/10/2020 03:11

DIJON : Les ambitions olympiques du CREPS Bourgogne-Franche-Comté

En recevant la visite d'une délégation de l’Agence Nationale du Sport puis en organisant les journées du Parasport, le CREPS de Bourgogne-Franche-Comté a réaffirmé la force de son site dans la perspective des Jeux Olympiques de Paris 2024. Un projet de réathlétisation bénéficiera d'un investissement de 16 millions d'euros.

C’est d’abord le 8 octobre dernier que le CREPS de Bourgogne-Franche-Comté a reçu la visite d’une délégation de l’Agence Nationale du Sport dont son directeur général Frédéric Sanaur. Créée le 24 avril 2019, l’ANS est un groupement d’intérêt public porté par douze membres fondateurs dont l’Etat.
Ses représentants se déplacent sur les territoires pour «apporter des réponses là où se passe le sport au quotidien, rencontrer l’ensemble des acteurs du sport sur les territoires dans une logique plurielle, promouvoir la déclinaison territoriale de cette nouvelle gouvernance du sport qu’incarne l’ANS», avec notamment la volonté de faire la passerelle «entre le développement sportif privé et le monde sportif plus traditionnel, associatif».

Pour le CREPS de Bourgogne-Franche-Comté, établissement public, il s’agissait de réunir les acteurs régionaux du sport sur la déclinaison d’une gouvernance «qui suscite encore beaucoup de questions» remarque Laetitia Martinez, vice-présidente de la Région déléguée aux sports.
Concernant les conférences régionales du sport, celles-ci devraient être mises en place à la fin de cette année selon Frédéric Sanaur. Les conférences des financeurs devront l’être en juillet 2021.
Sur le volet olympique, le dévoilement de la liste des potentiels Centres de préparation aux Jeux de Paris 2024 lundi 5 octobre a véritablement lancé une ambition forte d’après Frédéric Sanaur, avec l’objectif d’«avoir les meilleurs sites possibles pour nos délégations françaises».
Le CREPS de Bourgogne-Franche-Comté se positionne dans cette ambition. À propos du Centre de ressources, d’expertise et de performance sportives, le directeur général de l’ANS rappelle qu’il est destiné à être le guichet unique de sport de haut niveau et souligne une utilisation de la data au service de la performance que la France doit cultiver.

En soutien des CPJ retenus par le Comité d'organisation des JO Paris 2024 ou de ceux qui pourraient être ajoutés à la liste, une enveloppe de 20 millions d’euros est consacrée par l’ANS aux projets de modernisation de sites. «Un équipement au minimum par région bénéficiera de crédits», assure Frédéric Sanaur.

Directeur du CREPS, Patrick Bonnetain réaffirme le rôle du Centre : le développement du sport, de la performance sportive, dans une mission d’intérêt général. Dans cette ambition, le projet d’un centre de réathlétisation est bien lancé, pour un investissement de près de 16 millions d’euros. Le directeur nous en parle plus bas, en prenant soin d’ajouter le paralympique à l’olympique. Le 15 octobre dernier, une journée du Parasport a permis d’aborder cette question.

Pascal Bonnetain : «On mettra les moyens»



Voir le CREPS être retenu dans la liste des potentiels Centres de préparation aux Jeux, ce n’est pas une surprise, non ?

«Comme on travaille dans le sport de haut niveau, on se prépare, on connait les échéances. On ne grille pas les étapes. C’est une nouvelle étape et je peux vous affirmer qu’on sera Centre de préparation aux Jeux au bout car on mettra les moyens. C’est bien pour l’image du CREPS dont l’histoire date de plus de 80 ans. On progresse dans l’expertise et nous devons continuer.»

Quelle est la force du CREPS dans cette optique ?


«C’est une structure transversale je dirais, ouverte et bien implantée territorialement. La proximité de la piscine olympique de Dijon Métropole en est un fort exemple. Nous avons aussi nos équipements spécifiques de lutte, de gymnastique, de tir à l’arc, de handball, avec lesquels nous sommes sûrs d’accueillir des équipes olympiques.»

Votre projet de modernisation s’inscrit dans cette dynamique…

«C’est ça. Nous pourrons proposer une salle de 1.750 m2, ouverte à tous les sportifs. Ce sera un vrai lieu d’expertise, sur les aspects physiques mais aussi psychologiques… On travaille aussi beaucoup dans ce cadre-là sur l’accueil des sportifs handicapés pour répondre à la demande du sport paralympique et affirmer qu’on n’oublie pas le sport paralympique.
Un tel projet ne s’est pas encore pas fait en France, même pas à l’Insep. Tout est signé pour ce projet. On sait que ce sera un outil-phare. J’ai été sportif de haut niveau, entraîneur national, mais je n’ai jamais travaillé avec un tel outil. On a les experts pour travailler sur ces outils et c’est important d’avoir ceux-ci en région.
Le contexte sanitaire doit en plus nous aider à valoriser un site comme le nôtre, avec un cadre de vie qui peut être plébiscité par rapport à la préparation de haut niveau.»

Vous le dites, le sport paralympique n’est pas à négliger…

«Il faut reconnaître que nous sommes débutants dans le sport paralympique mais il faut avancer. L’intérêt de nos 23 hectares est la facilité de déplacement sur le site. Après, il faut que tout ce qu’on crée soit accessible. La modernisation est aussi pensée dans cet axe-là.
En résumé, l’enjeu est d’accueillir des sportifs nationaux et internationaux, mais aussi de faire en sorte que les acteurs régionaux du sport se sentent à l’aise ici, dans les sports olympiques mais aussi paralympiques.»

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier