
L’association côte-d’orienne Aides Humanitaires Sans
Frontières et l’association les Convois Solidaires de Besançon ont acheminer,
début août, des produits de première nécessité aux victimes de la guerre, malgré
quelques tensions à la frontière polonaise.
Si le voyage entre le 31 juillet et le 6 août 2026, était
prévu depuis le printemps dernier, les destinations précises étaient restées
secrète jusqu’aux derniers jours « Il faut savoir que toutes personnes,
toutes organisations qui apportent de l’aide à l’Ukraine sont considérées comme
ennemis à la Russie » nous explique Pascal Kapusta Président de
l’association côte-d’orienne Aides Humanitaires Sans Frontières. « Nous avions
toutes les autorisations pour franchir les frontières en Allemagne, en Pologne
et en Ukraine. Nous avons traversé des zones ultra sensibles. Des zones de
guerre. Nous avons aussi vécu des attaques de drones »
Quelques tensions à la frontière Polonaise
Pascal Kapusta :« Nous sommes partis de Besançon le
vendredi 31 juillet, depuis le siège de l’association Les Convois Solidaires,
avec laquelle nous avions conclus un partenariat pour faire ce voyage en
Ukraine. Nous avions un point de rencontre en Allemagne. De là, nous sommes
tous parti en convoi avec nos véhicules identifiés avec le drapeau français et
Ukrainien. Les seules tensions ont eu lieu à la frontière Polonaise. On le sait
les polonais sont très, très
strictes. Ils font leur travail, mais des fois, ça va un petit peu loin quand
même. C’est vrai que notre camion était en très léger surpoids. Je l’admets.
Mais nous avons perdu plus de 5 heures pour savoir si oui ou non, nous pouvions
poursuivre notre route. Et finalement nous avons réussi à continuer notre
voyage, sans encombre jusqu’en Ukraine »
La mission
côte-d’orienne
« Il y avait plusieurs destinations comme, Kharkiv, Lyubashivka, Uman, Odesa ou
encore Lviv. Nous étions dix compagnons de routes de Dijon et
Besançon. Nous avions 7 tonnes 5 de matériel répartis dans cinq véhicules type
Ivéco. Il y avait notamment de la nourriture, des compléments alimentaires, des
jouets, beaucoup de matériel médical, ou encore des aliments pour animaux.
Notre mission, pour le véhicule de Côte-d’Or, était de rejoindre des hôpitaux.
Nous avons remis des médicaments, des béquilles, des poches, des couches, des
pansements, des perfusions. Nous sommes notamment allés à l’hôpital de
Lyubashivka ou nous avons déposé quelques tonnes d’équipements médicaux »
Une mission réussie
« Moi qui avais l’habitude de faire des missions en
solo, c’est la première fois que je faisais équipe. J’ai beaucoup aimé. On se
sens bien évidemment moins seul, mais on se sent surtout plus fort. En plus
l’équipe de Besançon est une bonne équipe. Sans oublier mon binôme
dijonnais »
Quel avenir pour Aides Humanitaires Sans Frontières ?
«C’est difficile de tenir à bout de bras une telle
organisation. Nous avons des bénévoles très motivés, mais pas assez nombreux.
Nous n’avons pas à rougir de nos actions dont Infos-Dijon s’est largement fait
l’écho depuis la création de notre association, il y a un an. Mais tout ça
demande beaucoup d’énergie et surtout beaucoup d’argent. Le prix du carburant,
par exemple, ne cesse d’augmenter, et rejoindre l’Ukraine depuis Dijon coûte
excessivement chère. Notre association va se poursuivre sous une forme un peu
plus restreinte. Nous allons essayer de continuer nos missions humanitaires
grâce à une collaboration étroite avec les convois solidaires de Besançon. Nous
serons en quelques sortes le relais de la Côte-d’Or. Et encore merci aux
donateurs et à tous les bénévoles qui ont permis d’aider et soutenir
l’Ukraine »
Norbert Banchet
Photos : AHSF




