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20/08/2026 17:00
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Disparition de François Patriat : De multiples réactions en Bourgogne

Les réactions d'Emmanuel Macron, Sébastien Martin, Jérôme Durain, Violaine Démaret, François Sauvadet, Nathalie Koenders, François Rebsamen, Paulette Matray, Océane Godard, Vincent Chauvet, Christophe Sirugue, David Marti, Rémy Rebeyrotte, Vincent Chauvet, Guillain Gilliot... ACTUALISE avec les réactions d'André Billardon, Ludovic Rochette, François Deseille, Hicham Boujlilat et Vincent Thomas.



La Côte d'Or et la Bourgogne perdent l'un de leurs plus fidèles serviteurs. La République, l'un de ses plus infatigables artisans. Pour ma part, je perds un ami cher.
À sa famille, à ses proches, à ceux qui comme moi l'aimaient, j'adresse mes condoléances les plus émues.
Président de la République
Emmanuel Macron
Président de la République


C’est avec tristesse et émotion que j’apprends le décès de François PATRIAT. 
Sénateur de Côte d’Or, ancien Ministre et ancien Président de la Région Bourgogne il portait l’amour de notre territoire avec passion et un enthousiasme à nul autre pareil. 
Acteur essentiel de la construction de la grande région, il a toujours été un interlocuteur attentif des projets portés sur le Chalonnais. 
Pour lui l’humain primait sur le politique.
Il manquera à notre région et à notre pays. 
J’adresse à sa famille et à ses proches mes très sincères condoléances. 
Sébastien Martin
Ministre de l’Industrie


C'est avec une immense tristesse que j'ai appris la disparition de François Patriat. Nous étions liés par une amitié ancienne, faite de liens qui, au fil des décennies, ne se sont jamais distendus. Sa disparition m'inflige une grande douleur.
Je tiens d'abord à saluer l'homme : sa capacité à faire preuve d'humour, comme peu de personnalités politiques savaient le faire, était désarmante. François Patriat développait, par ce trait de caractère, une proximité rare avec ceux qu'il rencontrait. On l'appelait affectueusement « Fanfan », et ce surnom disait tout de la chaleur qu'il dégageait.
Politiquement, François Patriat était un « mitterrando-rocardien ». J’assume ce qualificatif d’une autre époque car cette dualité s'est manifestée dès 1981 : candidat aux élections législatives en Côte-d'Or, il n'avait pas reçu l'investiture du Parti socialiste, qui avait porté son choix sur un candidat radical de gauche. Arrivé largement en tête à l'issue du premier tour, il pouvait légitimement prétendre à être le candidat de la majorité présidentielle pour le second. Je me souviens avoir plaidé sa cause auprès de Jean Poperen, alors chargé des élections au PS, pour qu'il bénéfice de l’investiture. J'ai été entendu, et François a été élu.
Son lien avec François Mitterrand tenait à un attachement commun à un territoire : la Bourgogne, bien sûr, mais aussi ce Morvan si cher au président. Dans le même temps, son tropisme rocardien préfigurait, à sa manière, ce qu'Emmanuel Macron proposera plus tard avec le « en même temps ».
François Patriat a incarné la Bourgogne comme aucun autre a su le faire : entre la région parisienne et le lyonnais, elle est une terre de passage accueillante, où il fait bon vivre à travers un maillage de villes-centre permettant aux espaces ruraux de conserver une certaine attractivité. Il a porté ce message avec constance aux quatre coins de la région tout au long de ses mandats. Mais il ne s'est pas contenté de cette image : président du Conseil régional de Bourgogne, il a aussi accompagné le développement industriel de notre territoire.
En tant qu'ancien maire du Creusot, je peux attester que notre ville lui doit beaucoup et peut lui être reconnaissante. François Patriat qualifiait Le Creusot de « terre d’innovation et de reconversions », et il a accompagné cette politique avec constance et détermination.
Je salue sa mémoire et présente mes condoléances les plus sincères à sa famille et à ses proches.
André Billardon
Maire honoraire du Creusot
Ancien député de Saône-et-Loire
Ancien président du Conseil régional de Bourgogne
Ancien ministre


L'Université Bourgogne Europe (UBE) a appris avec une profonde tristesse le décès de François Patriat.
Président du Conseil régional de Bourgogne de 2004 à 2015, François Patriat a marqué durablement la vie de notre territoire. Sous ses deux mandats, la Région a affirmé son engagement en faveur de l'enseignement supérieur et de la recherche, soutenant le développement des sites universitaires bourguignons et accompagnant les grandes transformations qui ont façonné le paysage académique et scientifique régional.
Ancien ministre et sénateur de la Côte-d'Or, François Patriat aura consacré près d'un demi-siècle à la vie publique, toujours porté par un attachement profond à la Bourgogne et à ses habitants.
L’UBE adresse ses condoléances les plus sincères à sa famille, à ses proches, ainsi qu'à l'ensemble de celles et ceux qui l'ont côtoyé et accompagné tout au long de son engagement au service de notre territoire.
Elle tient à adresser un message particulier à son frère, Claude Patriat, professeur émérite de science politique et membre du CREDESPO en lui exprimant son soutien dans cette épreuve.
Vincent Thomas
Président de l’Université Bourgogne Europe


C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris la disparition de François Patriat, figure majeure de la vie politique nationale et homme profondément attaché à la Bourgogne et à ses territoires.
Au fil de plusieurs décennies d’engagement, François Patriat aura consacré une grande partie de sa vie au service de l’action publique. Député, sénateur, ministre, puis président de la Région Bourgogne sous les couleurs du Parti socialiste, il aura également
 joué un rôle important au sein de la majorité présidentielle ces dernières années.
Mais au-delà des fonctions et des appartenances politiques, c’est surtout le souvenir d’un homme passionné par la chose publique que nous souhaitons retenir. Un homme de terrain, profondément attaché à sa région, à son monde agricole et à celles et ceux qui
 font vivre les territoires. Son parcours aura été marqué par le goût du débat, le pragmatisme et une volonté constante d’agir.
Les parcours politiques connaissent des évolutions, les convictions peuvent conduire à des chemins différents et les désaccords font partie de la vie démocratique. Ils ne doivent jamais faire oublier ce qui rassemble : le respect de l’engagement, du service
 de la République et de celles et ceux qui ont consacré leur vie à l’intérêt général.
Aujourd’hui, nous pensons avant tout à l’homme, à sa famille, à ses proches et à tous ceux qui ont partagé avec lui des années d’engagement, d’amitié et de combat au service de la vie publique.
Le groupe Notre Région par Cœur adresse à sa famille et à ses proches ses plus sincères et plus chaleureuses condoléances et s’associe à leur peine dans ce moment douloureux.
Hicham Boujlilat,
président du groupe


Le décès de François Patriat laisse un vide immense dans le paysage politique national, et plus encore ici, en Côte-d'Or, où son empreinte restera indélébile. Le MoDem de Côte-d'Or, au nom de l’ensemble de ses militants et élus, tient à exprimer sa profonde tristesse. 
Nous avons perdu un ami. François incarnait une certaine idée de l’engagement public. Il était avant tout un homme de gauche, d'une gauche moderne, humaniste, de gouvernement. Une gauche pragmatique, capable de dépasser les clivages stériles pour se mettre au service de l’intérêt général. C’est précisément cette vision novatrice et rassembleuse qui l’a conduit, parmi les tout premiers, à bâtir les fondations de notre majorité présidentielle. 
Pour notre famille politique, et plus particulièrement pour le MoDem 21, il a été un repère précieux. Il a été un fidèle soutien notamment lors des élections législatives de 2017, une période charnière où tout était à construire. Il était toujours auprès de nous, un compagnon de route. 
Ce qui faisait sa force, c'était sa connaissance extraordinaire et unique des élus locaux. Qu’ils soient maires de petites communes rurales ou présidents de grandes collectivités, il comprenait leurs réalités, leurs colères et leurs espoirs. Il savait leur parler parce qu'il venait du terrain, et il n'a jamais rompu ce lien intime avec la Bourgogne. 
Aujourd'hui, la Côte-d'Or pleure l'un de ses plus grands défenseurs. Nous saluons la mémoire d'un homme d'État profondément humaniste. À sa famille et à ses proches, le MoDem 21 adresse ses plus sincères condoléances. 
François Deseille
Président du MoDem 21 
 

C’est avec une profonde émotion que j’ai appris la disparition de François Patriat.
Au fil de mes mandats et plus particulièrement dans mes fonctions de président de l’Association des maires de la Côte-d’Or, j’ai eu l’occasion d’échanger très régulièrement avec lui. Ces échanges ont toujours été marqués par son attachement sincère à notre département, à ses communes et à celles et ceux qui les font vivre au quotidien.
François Patriat connaissait profondément la Côte-d’Or. Il en connaissait les territoires, les élus, les réalités et les attentes. Son parcours, de maire à président de la Région Bourgogne, de ministre à sénateur, témoigne d’un engagement public exceptionnel au service de notre territoire et de la République.
Au-delà des sensibilités politiques, il était un interlocuteur attentif, attaché au dialogue et au respect des élus locaux. Les maires trouvaient en lui une écoute et une connaissance précieuse des enjeux auxquels nos communes sont confrontées.
Je garderai le souvenir d’un homme de conviction, profondément engagé, qui aura durablement marqué la vie publique de la Côte-d’Or, de la Bourgogne et de notre pays.
Mais surtout, François Patriat, « Fanfan », était un ami. 
Au nom de l’Association des maires de la Côte-d’Or, et en mon nom personnel, j’adresse mes pensées les plus sincères à sa famille, à ses proches, à ses collaborateurs ainsi qu’à l’ensemble de celles et ceux qui ont partagé son engagement au service de l’intérêt général.
Ludovic Rochette 
Président de l’Association des maires de la Côte-d’Or
J'ai appris avec une profonde tristesse le décès de François Patriat, ancien président de la Région Bourgogne.
Né en Côte-d'Or, François Patriat a exercé la profession de vétérinaire, avant d'être happé par une vie au service de son territoire.
Son parcours politique l'a conduit à exercer des fonctions municipales, ainsi qu'au Département de la Côte d'Or, à la Région, à l'Assemblée nationale et au Sénat, jusqu'au gouvernement de Lionel Jospin, au sein duquel il fut successivement secrétaire d'Etat aux PME, au Commerce et à l'Artisanat, puis ministre de l'Agriculture et de la Pêche.
Mais c'est bien l'engagement local qui marque la vie de François Patriat: un attachement viscéral aux territoires et aux terroirs de Bourgogne et à celles et ceux qui y vivent.
Bien sûr, j'ai une pensée particulière pour son action à la tête de la Région Bourgogne. L'équilibre territorial, le rôle de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation pour faire grandir la Région, ou encore sa forte préoccupation pour l'agriculture et la viticulture constituent des marqueurs forts de sa présidence.
Je retiens de Fanfan son sens de la proximité, son goût absolu pour le travail de terrain, mais aussi son enthousiasme de tous les instants, son sens de l'humour, sa ténacité pour faire avancer ses idées et les projets auxquels il croyait, et plus encore son amour de la vie qui le rendait si agréable à côtoyer !
A sa famille, à ses amis et à ses proches, j'adresse mes plus sincères condoléances.
Jérôme Durain
Président du Conseil Régional de Bourgogne - Franche-Comté


« François Patriat aura traversé un demi-siècle de vie publique bourguignonne. Vétérinaire de formation, élu rural, député pendant seize ans, ministre, président du conseil régional de Bourgogne durant onze années, sénateur de la Côte-d'Or depuis 2008, il aura exercé à peu près toutes les responsabilités que la République peut confier, sans jamais perdre le contact avec les territoires qui l'avaient porté.
Nous siégions ensemble à la commission de la culture, de l'éducation, de la communication et du sport. J'y ai mesuré la finesse de son écoute, la liberté de son ton, et cette manière très bourguignonne d'aller à l'essentiel sans jamais blesser personne. Il connaissait la valeur du temps long et l'utilité des convictions tenues.
Mais je l'avais rencontré bien avant le Sénat. Président du conseil régional de Bourgogne, il était venu à Marigny, au début des années 2010, inaugurer les travaux menés dans le cadre de l'opération cœur de village : deux logements communaux et la réfection de l'ensemble de la voirie du centre bourg. Ce jour-là, il n'a pas fait un discours de président de région. Il a pris le temps de parler avec les habitants, d'écouter les élus, de regarder ce qui avait été fait. J'ai compris alors ce qu'il représentait pour nos communes rurales : quelqu'un qui savait que deux logements et quelques centaines de mètres de voirie ne sont jamais un petit sujet, parce que c'est de cela que dépendent l'installation d'une famille, le maintien d'un commerce, la vie d'un village.
Nos chemins politiques n'ont pas toujours été les mêmes. Cela n'a jamais entamé le respect que je lui portais, ni l'attention que je portais à sa parole. La Bourgogne perd une figure. Le Sénat perd un homme d'expérience et de fidélité.
À sa famille, à ses proches, à ses collaborateurs et à ses collègues du Sénat, j'adresse mes condoléances les plus sincères. »
Paulette Matray
Sénatrice de Saône-et-Loire


C’est avec une profonde émotion que je veux, au nom de la Ville d’Autun et de tous les Autunois, rendre hommage à François Patriat qui nous quitte aujourd'hui. 
La Bourgogne perd l’un de ses grands serviteurs : député, ministre, président du Conseil régional de Bourgogne, sénateur, derrière cette longue énumération de responsabilités, il y avait surtout une fidélité remarquable à notre territoire et à ses habitants qu'il connaissait personnellement. François Patriat, l'ancien vétérinaire comme il aimait à le rappeler, avait une compréhension intime de cette Bourgogne qu’il aimait, de ses villes comme de ses campagnes, de ses forces et de ses fragilités. Sa popularité sans égale se mesurait à chaque campagne électorale, sur les marchés d'Autun comme sur ceux de Dijon ou de Chagny.
Autun pouvait toujours compter sur son écoute attentive, sur sa connaissance des dossiers et sur son attachement à ses habitants. J'ai eu l'honneur de le compter parmi mes premiers soutiens lors mes dernières campagnes.
François Patriat était un homme de convictions, mais d’abord un homme de dialogue. Étiqueté PS pendant l’essentiel de sa vie politique, puis parmi les premières voix de la démarche de rassemblement portée par Emmanuel Macron, il avait fait du dépassement des frontières partisanes une pratique autant qu’une conviction, et ce bien avant 2017, rejoignant ainsi les partisans d'un centre politique fort, ouvert et libre, que nous defendions déjà à l'époque avec le MoDem.
À une époque où la vie publique se durcit et où le compromis est parfois regardé comme une faiblesse, il savait qu’on peut défendre fermement ses idées tout en respectant celles des autres. Ceux qui l’ont côtoyé retiendront également sa personnalité chaleureuse, son franc-parler, sa fidélité en amitié, son sens de l'humour et de la formule.
À sa famille, à ses proches, à ses amis et à tous ceux qui ont partagé ses combats, j’adresse mes pensées les plus sincères et les plus affectueuses.
François Patriat laisse derrière lui une trace qui dépasse les fonctions qu’il a exercées : celle d’un élu profondément enraciné, qui aura consacré une grande partie de sa vie aux autres et à la République.
Vincent Chauvet
Maire d'Autun
1er Vice-Président de la Communauté de Communes du Grand Autunois Morvan
Président du MoDem 71


« C’est avec une immense tristesse que j’ai appris le décès de François Patriat.
Élu régional à ses côtés durant son dernier mandat à la tête de la région, j’ai beaucoup appris de lui. Nous avions tissé des liens forts et durables qui nous avons entretenu même quand nos chemins se sont séparés sur le plan politique. 
Il n’a jamais oublié ceux qui ont travaillé à ses côtés avec loyauté. Fanfan était avant tout un homme des territoires et du terroir toujours à l’écoute des élus (de toutes sensibilités) en grande proximité avec les habitants et attentif à leurs difficultés.
Un homme estimable et respecté de tous. 
À sa famille et à ses proches, j’adresse mes condoléances les plus sincères»
David Marti
Ancien Maire du Creusot
Ancien Président de la Communauté Urbaine


C'est avec émotion et tristesse que j'apprends la disparition de François Patriat. Il aura occupé de très nombreuses fonctions sur le plan local, régional et national, mais le pouvoir ne l'a jamais changé : il est toujours resté proche de celles et ceux qui ont eu la chance de le côtoyer.
Étudiant, jeune militant, collaborateur d'élu, aujourd'hui directeur de cabinet d'université : j'ai croisé son chemin pour la première fois il y a plus de trente ans. François Patriat était doté de cette capacité rare à écouter et à accorder sincèrement de l'importance à ses interlocuteurs. Au fil du temps, nous avions tissé une véritable relation d'amitié.
Je garde en mémoire son accession à la tête de la région Bourgogne en 2004, l'un de mes plus beaux souvenirs politiques. Comme d'autres, je n'oublierai pas son humour inimitable, ses histoires drôles qui faisaient tant rire, j'aimais chez lui cette énergie, ce caractère et, surtout, cette fidélité qui ne se démentait jamais.
Président de région, il avait tenu à conserver la délégation à l'enseignement supérieur, tant il portait un intérêt réel à la recherche. Il est resté, jusqu'au bout, présent et à l'écoute de l'Université Bourgogne Europe : assidu lors des moments officiels, jusqu'à la dernière cérémonie de vœux, mais aussi dans les moments plus complexes, lorsqu'il fallait défendre les dossiers de l'université au plus haut niveau.
François Patriat était un homme profondément attaché à la Bourgogne, dont il connaissait la diversité, la richesse et les contrastes. Au-delà de son long et remarquable parcours politique, qui appartient désormais à l'histoire de notre région, c'est l'homme que je tiens à saluer aujourd'hui, et la relation de confiance et d'amitié sincère qu'il a su construire avec tant d'entre nous. 
Mes pensées vont à sa famille, à ses proches et à toutes celles et ceux avec qui il a travaillé sans relâche.
Salut Fanfan !
Cyril Gomet
Ancien Conseiller municipal du Creusot


C’est avec une vive émotion que Violaine Démaret, préfète de la région Bourgogne-Franche- Comté, préfète de la Côte-d’Or a appris le décès de François Patriat, sénateur de la Côte-d’Or et ancien ministre. 
Vétérinaire de formation, engagé très tôt au service de son territoire, il fut maire de Chailly- sur-Armançon (21), Président de la communauté de communes de l’Auxois Sud, puis conseiller municipal et conseiller général de Pouilly-en-Auxois. Il fut aussi vice-président du conseil général de Côte-d’Or, député, et président du conseil régional de Bourgogne de 2004 à 2015. Il exerça également des responsabilités gouvernementales comme secrétaire d’État chargé des PME, du Commerce et de l’Artisanat, puis ministre de l’Agriculture et de la Pêche. Élu sénateur de la Côte-d’Or en 2008, il présida pendant près d’une décennie le groupe rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (RDPI) au Sénat. 
Au-delà de la diversité de ses mandats, François Patriat aura consacré près de cinquante années à la vie publique, avec un attachement constant à la Côte-d’Or, à la Bourgogne, à ses territoires et à leurs habitants. 
Violaine Démaret et l'ensemble de l'équipe préfectorale de Côte-d'Or adressent leurs sincères condoléances à sa famille, à ses proches et à celles et ceux, institutionnels et habitants, qui l'ont cotoyé et apprécié, ont partagé son engagement et son parcours exceptionnel au service de la Côte-d’Or, de la Bourgogne-Franche-Comté et de la France. 
C'était un grand Monsieur qui manquera à notre département. 
Violaine Démaret,
préfète de la région Bourgogne-Franche-Comté,
préfète de la Côte-d’Or 


François Patriat aura été une figure majeure de notre région, profondément enracinée dans son territoire, attentive à ses communes et animée par la conviction que la Bourgogne ne pouvait avancer qu’en faisant avancer ensemble ses territoires.
Lorsque j’ai rejoint le conseil municipal de Dijon, en 2008, il présidait la Région Bourgogne. Au fil des années, en tant qu’élue dijonnaise, j’ai pu mesurer combien son engagement et son soutien avaient compté dans les grandes transformations de notre ville.
Le tramway, l’université et la recherche, la culture, le musée des Beaux-Arts, la santé, le développement économique : François Patriat aura accompagné nombre de projets qui contribuent aujourd’hui au visage et au rayonnement de Dijon. Il partageait cette conviction forte qu’une capitale régionale dynamique et ambitieuse est une chance pour l’ensemble du territoire.
François Patriat était aussi un homme profondément attaché à la Bourgogne. Il en connaissait la diversité, la richesse et les contrastes, de ses villes à ses territoires ruraux, et il demeurait au plus près de celles et ceux qui la faisaient vivre : élus, agriculteurs, viticulteurs, acteurs économiques, culturels et associatifs. Cet attachement ne l’a jamais quitté, quelles que soient les responsabilités nationales qu’il a ensuite exercées.
Au fil des années, j’ai eu la chance de bien le connaître et d’apprécier son énergie, son caractère, sa proximité et, surtout, sa fidélité indéfectible à notre territoire.
Sa très longue vie publique, de la Côte-d’Or au Gouvernement puis au Sénat, aura été marquée par un engagement exceptionnel au service de la Bourgogne et de la République. Elle appartient désormais à l’histoire de notre région et de notre pays.
Sa disparition est une grande perte pour Dijon, pour la Côte-d’Or et pour la Bourgogne.
Au nom de la Ville de Dijon, des Dijonnaises et des Dijonnais, et en mon nom personnel, j’adresse à son épouse, à ses enfants, à sa famille et à tous ses proches mes pensées les plus sincères et les plus émues.
Nathalie Koenders
Maire de Dijon


De tous les nombreux mandats que Francois PATRIAT a pu obtenir marquant ainsi la confiance renouvelée de bien des électeurs, celui qui le marquera le plus est la présidence du conseil régional de Bourgogne.
Dans ces fonctions diverses il a à la fois su montrer combien il maîtrisait ces dossiers, mais aussi combien il savait dépassé les clivage politique pour défendre avec conviction le territoire bourguignon qu’il aimait tout particulièrement.
Pour ma part, nous avons parcouru ensemble bien du chemin avec une amitié sincère et forte. Bons nombres de dossiers en Saône et Loire comme à Chalon  n’auraient pas pu voir le jour sans son soutien. Je pense bien sûr à celui de la RCEA, mais je pense aussi et surtout à l’hélicoptère que nous avons grâce à lui pu obtenir à Chalon-sur-Saône au centre hospitalier.
J’ai comme cela bien des souvenirs en tête qui me reviennent à l’annonce de sa mort qui me peine profondément. 
J’adresse à sa famille ainsi qu’à ses proches mes plus sincères condoléances.
Christophe Sirugue
Ancien ministre
Ancien Député,
Ancien Maire de Chalon sur Saône
Ancien Président du Conseil Général


Il incarnait la Bourgogne mieux que personne, avec ses mots, sa verve, ses anectotes, son humour, sa joie et son art de vivre, sa tempérance et son action. C'était notre plus grand ambassadeur.
En 2003, quand il s'est agi de désigner le futur candidat de la gauche à la Présidence du futur Conseil Régional,  Autun a joué un rôle important pour sa candidature, puis son succés.  Aucun mérite à cela car, voisins de la Côte d'Or, de nombreux autunoises et autunois le connaissaient déjà et l'appréciaient: l'élu, notamment le Député, le vétérinaire, le chasseur, le défenseur de la ruralité était aimé. Il s'était engagé à soutenir tous les projets structurants pour la Bourgogne et à sillonner la Région du nord au sud et de l'ouest à l'est à disposition de tous les territoires. Et il a tenu parole. Il fut un Président présent, actif, en soutien de 2004 à 2015. Toutes les réalisations d'Autun et de l'Autunois à cette époque ont pu bénéficiées de son soutien sans faille.
Et dans son action à Paris, comme Député puis Sénateur, comme Ministre de l'artisanat et du commerce ou de l'agriculture, il n'oubliait jamais sa Bourgogne et la défense de intérêts nationaux et régionaux. C'est dans cet esprit qu'il fut l'un des premiers soutiens d'Emmanuel Macron, soutien indéfectible même et surtout dans les tempêtes, conscient qu'il ne fallait rien céder aux extrèmes et que le malheur viendrait de là. Ces dernières semaines, comme Président du Groupe RDPI, il vivait mal la possible création d'un groupe RN-UDR au Sénat aprés les sénatoriales de septembre. Tout cela était si contraire à ses valeurs. 
A son épouse, ses enfants, petits-enfants, à toute sa famille, ses proches et amis, mes trés sincéres condoléances et ma très fidèle amitié.
À Fanfan, un immense merci. Nous lui devons beaucoup. Il me répétait dernièrement, avec son fameux sourire aux lèvres, qu' "il était plus près de Saint-Pierre que de Saint-Tropez!", lui qui "aimait davantage le vin d'ici que l'au-delà!". Le ciel l'a rattrapé.  Mais Saint-Pierre ne s'ennuiera plus jamais. Il a la chance de recevoir à ses côtés le plus optimiste des hommes, le plus sympathique, le plus entreprenant aussi: François Patriat.
Rémy Rebeyrotte,
maire et conseiller général honoraire,
ancien député,
Conseiller Régional


« C’est avec une grande émotion et beaucoup de tristesse que j’ai appris la disparition de François PATRIAT. Je tiens à saluer sa mémoire et à lui rendre un hommage appuyé.
Il est des parcours politiques qui dépassent les clivages et les appartenances partisanes. Celui de François Patriat est de ceux-là.
Je veux avant tout saluer l’engagement de l'homme qui aura consacré sa vie à l’action publique. Dans sa commune de Chailly-sur-Armançon, dont il fut maire. En Côte-d’Or comme conseiller général dès 1976, ce fut son premier mandat, il siégeait encore lors de mon élection à la présidence en 2008. Engagé pour la Bourgogne bien sûr, dont il fut président pendant deux mandats. Pour la France, comme ministre, parlementaire, président de groupe au Sénat. Il aura profondément marqué la vie politique de notre pays pendant 50 ans. 
Ce que je retiens surtout, c’est son attachement profond à la Bourgogne, de Sens à Mâcon en passant par Pouilly-en-Auxois et Château-Chinon dont il incarnait à lui seul l’identité, comme Henri Vincenot, et dont il vantait sans cesse les savoir-faire et les atouts, avec une attention particulière portée à son agriculture et à son monde rural.
Cet attachement, nous l’avons partagé dans l’action en créant ensemble le Pays de l’Auxois-Morvan, que nous avons coprésidé. Cette expérience commune témoigne d’une conviction qui nous a toujours réunis : la nécessité de dépasser les frontières partisanes lorsqu’il s’agit de faire avancer nos territoires et de répondre concrètement aux attentes de leurs habitants.
Au-delà des engagements, des combats et des désaccords parfois, je perds d’abord un ami. Nous partagions les mêmes routes, les mêmes cabanes de chasse, les mêmes fermes et le même amour du territoire.
Va et repose en paix François, ton devoir accompli. 
J’adresse mes condoléances à sa femme, à ses enfants, à sa famille et à ses proches. »
François SAUVADET
Ancien Ministre
Président du Conseil départemental de la Côte-d’Or


C'est avec une immense tristesse que j'ai appris le décès de François Patriat.
Aujourd'hui, je perds un ami.
Nos chemins se sont rejoints au temps de François Mitterrand. Pendant plus de quarante ans, nous avons partagé les combats, les responsabilités, les victoires, les épreuves, parfois les désaccords. Mais jamais le respect, la confiance et l'affection qui nous unissaient ne se sont altérés.
François était un homme de Bourgogne. Il l'aimait profondément. Il en connaissait les villages, les forêts, les combes, les vignes, les femmes et les hommes. Il aimait le pinot noir parce qu'il parlait de la terre et de ceux qui la travaillent. François n'a jamais oublié le monde rural. C'était une part de sa France.
Député, ministre, président du conseil régional de Bourgogne, sénateur de la Côte-d'Or puis président de groupe au Sénat, François Patriat a consacré plus d'un demi-siècle au service de la République. À l'heure où la vie publique cède souvent à l'immédiateté, il incarnait la fidélité et le temps long. Fidèle à sa terre, à ses convictions, à la parole donnée. Fidèle aussi aux femmes et aux hommes qu'il choisissait d'accompagner, de Michel Rocard à Emmanuel Macron, avec une liberté de jugement qui ne l'a jamais quitté.
Je lui suis profondément reconnaissant pour tout ce qu'il a apporté à Dijon et sa métropole. Président du conseil régional de Bourgogne, il a accompagné les grands projets qui ont transformé notre métropole : le tramway, le développement de l'université de Bourgogne, la renaissance du musée des Beaux-Arts, les investissements en faveur de la culture, de la recherche, de la santé et du développement économique. Nous partagions cette conviction que lorsque Dijon avance, c'est toute la Bourgogne qui progresse.
Il avait du panache. Dans les moments où d'autres doutaient, je le voyais relever la tête. Il ne se résignait jamais. Il croyait qu'il existait toujours un chemin, une volonté à retrouver, un combat à mener. J'ai souvent admiré cette force tranquille.
Aujourd'hui, la Côte-d'Or, Dijon et la Bourgogne perdent l'un de leurs plus grands serviteurs. Pour ma part, je perds un compagnon de route, un ami avec lequel j'ai partagé une part essentielle de ma vie.
En cet instant de profonde douleur, mes pensées vont à son épouse, à ses enfants, à toute sa famille ainsi qu'à ses proches. Je leur adresse mes condoléances les plus sincères et les plus affectueuses.
Merci pour ton amitié. Merci pour tout ce que tu as donné à l'Auxois, à la Côte-d'Or, à la Bourgogne, à Dijon et à la France.
Adieu, l'ami.
François Rebsamen
Président de Dijon Métropole
Ancien Maire de Dijon
Ancien Ministre


Certaines coïncidences ont la triste délicatesse de nous faire croire qu’elles étaient destinées. Quelques jours après l’annonce de la fin de sa carrière politique, François Patriat s’est éteint suite à une grave chute en vélo. Et nous sommes toutes et tous sidérés par cette sombre concordance des temps. 
Lors de nos échanges du 13 juillet dernier, à l’occasion de « sa 37e cérémonie », dont je sais aujourd’hui qu’ils seront les derniers, je lui avais demandé comment il vivait cette fin de vie politique. Avec son énergie mêlée à sa réthorique si singulière, il m’avait dit qu’il était tiraillé entre « la béatitude et l’effondrement »...puis nous avons ri car avec « Fanfan » on riait, forcément ! 
Un homme politique qui mêle engagement, goût des autres et de son territoire et humour est rare. Conseiller général, maire, député, ministre, président du Conseil Régional de Bourgogne, puis sénateur, sa connaissance des collectivités et des institutions était totale. De l’hyper-proximité au national, François Patriat aura été un tisseur de liens et un amoureux de la Côte-d’Or, de la Bourgogne et de notre République. 
C’est avec un profond respect pour la trace laissée par François Patriat que j’adresse toutes mes pensées et mes sincères condoléances à son épouse, ses enfants, ses petits-enfants, ses collaborateurs et ses proches. 
Océane Godard
Députée de Côte d'Or
Conseillère régionale de Bourgogne - Franche-Comté


"C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le décès de François Patriat.
Au-delà de l’homme politique, c’est un grand serviteur de notre République, de l’État et de nos collectivités qui disparaît.
Maire, conseiller général de la Côte-d’Or, président du Conseil régional de Bourgogne, député, sénateur, secrétaire d’État, ministre… Son parcours témoigne d’un engagement immense au service de notre territoire et de notre pays.
En tant que maire de Saône-et-Loire, je mesure d’autant plus ce que représente la disparition d’une figure aussi profondément attachée à la Bourgogne. J’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour son expérience, la justesse de ses analyses et cette finesse politique qui le caractérisait. Une forme de radicale modération, faite de convictions, de pragmatisme et de liberté de parole.
François Patriat aura aussi été de ceux qui, dès les premiers jours, ont fait le choix de croire en une nouvelle manière de faire de la politique. Il aura traversé depuis 2017 les tempêtes sans jamais renier cet engagement. Il savait regarder lucidement le chemin parcouru et, surtout, rappeler avec franchise le travail qu’il restait à accomplir.
C’est cette fidélité aux convictions, cette constance et cette franchise que je retiendrai également de lui.
Nous échangions encore il y a quelques semaines, lorsque j’avais fait le choix de m’engager à mon tour sur le territoire qui m’a vu grandir, à Marmagne. J’aurais aimé pouvoir partager encore davantage avec lui.
À sa famille, à ses proches, à ses amis, à ses collègues et à tous ceux qui ont eu la chance de travailler à ses côtés, j’adresse mes plus sincères condoléances."
Guillain GILLIOT
Maire de Marmagne
Ancien conseiller national des Jeunes avec Macron




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