
En marge d'un déplacement dans l'académie, ce vendredi 19 décembre, à Dijon, le ministre de l’Éducation nationale a argumenté sur la «démographie en chute libre» pour justifier l'évolution de la carte des formations professionnelles initiales en Bourgogne.
«Ruralité attaquée», «abandon»... La contestation de la fermeture d'un BTS au lycée Maurice Genevoix, à Decize, s'amplifie avec l'annonce par le SNES-FSU de la Nièvre d'une manifestation, le 7 janvier prochain, au retour des vacances scolaires (
lire le communiqué).
Hasard du calendrier, le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray était en déplacement dans l'académie, ce vendredi 19 décembre 2025. Le ministre s'est rendu au collège Gaston Bachelard, à Dijon, pour aborder le sujet de l'école inclusive et, plus particulièrement, des pôles d'appui à la scolarité, mis en place dans certains territoires pour accompagner les parents d'élèves en situation de handicap ainsi que les enseignants.
En marge de cette visite officielle, interrogé par
Infos Dijon, Édouard Geffray a réagi à l'annonce de la mobilisation du SNES-FSU, soutenue par la maire de Decize Justine Guyot (PS) et le président du Département de la Nièvre Fabien bazin (PS).
«On a une démographie qui est désormais en chute libre»
«On va regarder avec la rectrice ce qu'il en est», a indiqué le ministre pour s'informer sur la situation spécifique du lycée Maurice Genevoix avant de répondre plus généralement.
«Quand vous fermez une classe ou une formation, ce n'est jamais de gaieté de cœur», a déclaré le membre du gouvernement, «généralement, ça correspond à une situation où vous n'avez plus d'élèves qui sont inscrits ou dans un nombre absolument insuffisant pour leur permettre de réussir».
«On a une démographie qui est désormais en chute libre pour les vingt prochaines années – je ne cesse d'alerter tout le monde depuis mon arrivée sur le sujet», a-t-il ajouté.
«On ne laisse jamais tomber l'école rurale»
«Il faut qu'on regarde ce que peut être le projet pédagogique», a-t-il poursuivi, «ce n'est pas parce qu'on ferme une formation qu'on n'en rouvre pas forcément une autre qui ne soit pas, par exemple, plus attractive. En termes de carte des formations, il y a beaucoup d'évolutions parce qu'on prépare aussi aux métiers de demain. On ne laisse jamais tomber l'école rurale qui est, de manière générale, est aussi protégée que possible, y compris budgétairement».
Ces arguments soulignent que le rectorat de l'académie de Dijon et la Région Bourgogne-Franche-Comté sont, à ce sujet, en phase avec le ministère de l’Éducation nationale.
Propos recueillis par
Jean-Christophe Tardivon