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04/09/2021 03:23

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR : «L'université de Bourgogne fait preuve d'une ambition et d'un dynamisme qui est assez rare dans le paysage universitaire français», estime Vincent Thomas

Ce vendredi 3 septembre, le président de l'université de Bourgogne a passé en revue les grands dossiers de la rentrée universitaire. Le passe sanitaire ne sera pas demandé aux étudiants pour suivre les enseignements. En revanche, il le sera pour participer aux animations des associations d'étudiants.
La rentrée universitaire s'annonce «normale» selon Vincent Thomas, président de l'université de Bourgogne : cours en présentiel, pas de passe sanitaire ni de jauge mais respect des gestes barrière et port du masque dans les espaces clos.

Ce vendredi 3 septembre 2021, la gouvernance de l'université de Bourgogne (uB) s'est retrouvée autour du président dans les locaux rénovés de la bibliothèque de sciences, le Cortex.

Il s'agissait d'annoncer les nouveautés de la rentrée de l'année universitaire 2021-2022 ainsi que d'établir un premier bilan après dix-huit mois d'action de l'équipe sortie des élections de février 2020. «Nous déclinons la ligne présentée aux élections», a souligné Vincent Thomas, à savoir «une université humaine, ouverte et ambitieuse».


Centre de vaccination à Dijon, Vaccibus en Saône-et-Loire


Au regard de la hausse des dernières années pour atteindre 35.086 inscrits en 2020, les effectifs apparaissent en très légère baisse avec 35.000 inscriptions à ce jour. Le président préfère évoquer des «effectifs stables».

80% des étudiants seraient d'ores et déjà vaccinés contre la Covid-19. Le centre de grande capacité de l'agglomération dijonnaise quitte le Zénith de Dijon pour prendre place dans la salle Multiplex à compter du 6 septembre prochain. Il contribuera à la campagne vaccinale menée auprès de la communauté universitaire.

Le vaccibus de la préfecture de la Saône-et-Loire sera mis en œuvre au sein des sites territoriaux de l'université dans ce département. Dans la Nièvre et l'Yonne, la vaccination sera proposée par les personnels territoriaux.

Passe sanitaire de rigueur pour les activités des associations étudiantes


Les activités pédagogiques et de recherche sont libres pour peu que soient respectés les gestes barrière. Il n'y aura pas de filtrage dans les amphis, les salles ou les laboratoires.

Les activités étudiantes festives devront être soumises à la présentation du passe sanitaires et les associations organisatrices devront indique à l'administration les moyens mis en œuvre pour procéder à une telle vérification.

Si «la consigne générale est de faire cours avec les fenêtres ouvertes», comme l'indique indique Vincent Thomas – ou d'ouvrir les portes des amphis – des capteurs de CO2 sont déjà en place pour déclencher la ventilation de certains espaces.

L'établissement dispose également de détecteurs de CO2 mobiles et compte passer commande d'équipements supplémentaires. Les détecteurs seront mis à disposition des composantes.

L'établissement a reçu 30.000 autotests qui ont été mis à la disposition des composantes.

«L'ordinateur du XXIème siècle est le stylo du XXème siècle»


La généralisation de l'enseignement à distance subie à partir de mars 2020 va amener l'université à pérenniser ses dispositifs pour lutter contre la fracture numérique pouvant concerner des étudiants. 350 ordinateurs ont été prêtés en 2020-2021 et 250 clés 4G attribuées.

Vincent Thomas souhaite qu'«un étudiant à l'université de Bourgogne dispose d'un ordinateur pour suivre sa formation quelle qu'elle soit» car «l'ordinateur du XXIème siècle est le stylo du XXème siècle».

Bien que l'enseignement soit effectué en présentiel – tant que la circulation virale relativement en Bourgogne-Franche-Comté le permet – un tel équipement informatique est nécessaire pour utiliser la bibliothèque numérique à distance et déposer les devoirs sur les plateformes de l'uB.

40 millions d'euros pour rénover les bâtiments de l'uB


«L'université de Bourgogne fait preuve d'une ambition et d'un dynamisme qui est assez rare dans le paysage universitaire français», estime Vincent Thomas en référence aux investissements concernant les bâtiments qui accueillent la communauté universitaire. Grâce au soutien de France Relance, une enveloppe de 40 millions d'euros a été consacrée à l'immobilier (dont 19 millions d'euros sur les fonds propres de l'uB).

D'autres chantiers seront menés à partir de financements issus du contrat de plan passé entre l’État et le conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. Les différentes entités de l'université fédérale de Bourgogne-Franche-Comté se sont concertées pour proposer des travaux prioritaires en cohérence avec les montants disponibles dans le cadre du CPER.

«Le contexte financier reste contraint»


En ce qui concerne les personnels qui animent les enseignements et recherches qui prennent place dans les bâtiments, la campagne d'emploi 2022 se déroule alors que «le contexte financier reste contraint». «Nous souffrons d'une insuffisance chronique de la subvention pour charge de service public versée par l'état à notre établissement», déclare Vincent Thomas qui déplore l'absence de «rééquilibrage sérieux depuis dix ans».

De plus, le glissement vieillesse technicité des fonctionnaires a augmenté de 8 millions d'euros en trois ans sans être compensé par l’État, ce qui oblige l'université de prélever sur ses ressources propres. Une opération comptable qui nécessite qui plus est l'autorisation du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation car les établissements n'ont pas le droit d'utiliser un éventuel excédent budgétaire pour financer cette variation de la masse salariale.

Vincent Thomas dénonce une «situation étrange» : «parce que nous menons une gestion très saine, nous dégageons des excédents mais ces excédents ne peuvent pas être utilisés pour fiancer finalement les personnels qui sont absolument nécessaires pour mettre en œuvre les investissements que nous avons réalisés dans la pierre». Un propos assumé par celui qui est également vice-président de la commission des moyens et des personnels ou sein de la Conférence des Présidents des Universités.

Un double siège à Besançon et Dijon pour l'université fédérale


Début juillet, on apprenait que l'université fédérale Bourgogne-Franche-Comté (ou COMUE) perdait la labellisation iSite qui lui octroyait des crédits supplémentaires pour des atouts scientifiques reconnus au niveau international. Pour sa part, l'université de Bourgogne recevait 5 millions d'euros par an. «L'arrêt des financements va être progressif sur les deux années à venir», indique Vincent Thomas.

Le retrait de cette labellisation a secoué toute la communauté de l'université fédérale. Pour autant Vincent Thomas renouvelle son soutien à cette démarche fédérale : «nous sommes d'accord sur la finalisation des statuts de la COMUE qui doivent être rénovés et sur le double siège entre Besançon et Dijon, qui présente une vertu fondamentale qui rapproche les communautés là où le siège unique avait tendance à les opposer». Avec ces nouveaux statuts, la COMUE tendrait donc vers «un modèle équilibré», selon le président de l'uB.

Dans les 600 premiers établissements mondiaux


En revanche, la place de l'université dans le classement de Shanghai apparaît comme une bonne nouvelle (lire le communiqué). Vincent Thomas se félicite d'une «une place honorable» dans les 600 premiers établissements mondiaux avec des «points remarquables» que sont l'agroalimentaire et le médical au regard du PIB de la Bourgogne-Franche-Comté. «Il y a une réelle dynamique en matière de recherche universitaire, à Dijon et sur les sites de Bourgogne», insiste-t-il.

À ce titre, l'actuel président met en avant les choix stratégiques de l'équipe en place : maintien des fonds récurrents aux laboratoires, renforcement de la recherche et prise en compte des aspirations des laboratoires. Il salue également les partenariats établis par ses prédécesseurs – avec un mot pour Alain Bonnin – dont celui avec Dijon Métropole, présidée par François Rebsamen (PS).

Toujours sur le plan institutionnel, le partenariat avec le conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté est vu comme «incontournable». Vincent Thomas a rencontré Laëtitia Martinez (PS), vice-présidente en charge de l'enseignement supérieur et de la recherche.

La rectrice de l'académie de Dijon est également une interlocutrice de l'uB, notamment autour de l'institut national supérieur du professorat et de l’éducation (INSPE), ainsi que le recteur de la région académique Bourgogne-Franche-Comté qui est chancelier des universités.

Pour inclure plus étroitement le tissu socioéconomique aux échanges avec l'uB, Vincent Thomas annonce qu'une fondation universitaire verra le jour en janvier 2022. Elle concernera les entreprises, les associations, les collectivités locales ainsi que les services déconcentrés de l’État.

L'OIV est en demande de l'expertise de l'uB


La reprise des transports internationaux devraient permettre le retour des étudiants étrangers. Au niveau individuel, 653 candidats sont en attente de leur visa d'études. 233 viendront à l'uB dans le cadre d'échanges internationaux auxquels s'ajoutent 187 étudiants de l'université fédérale.

Toujours en ce qui concerne l'activité internationale, l'université de Bourgogne s'implique dans le projet d'installation du siège social de l'OIV à Dijon. «L'OIV est très en demande d'une expertise scientifique dans le domaine des sciences de la vie et de la terre ainsi que dans les sciences humaines», indique Vincent Thomas qui souligne que «l'approche de l'université de Bourgogne est véritablement mondiale, nous étudions les cépages, nous accueillons des professionnels du vin de la terre entière».

Jean-Christophe Tardivon

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