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23/05/2024 14:57
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EUROPÉENNES : François-Xavier Bellamy considère comme «scandaleux» le débat Attal-Bardella

Depuis Dijon, ce jeudi 23 mai, la tête de liste des Républicains a exprimé son point de vue sur le débat organisé par France 2. Selon lui, les rapports de force entre la droite et la gauche européennes auraient dû conduire à «un débat Glucksmann-Bellamy».
Le fait que le service public de l'audiovisuel organise un débat seulement entre les représentants de deux mouvements politiques parmi les 37 listes déposées pour un scrutin strictement proportionnel à un tour ne cesse d'interroger ceux qui n'ont pas été invités.

Ce jeudi 23 mai 2024, à 20 heures 15, France 2 a programmé l'émission politique «L’Événement» pour servir de cadre à un débat entre Gabriel Attal, Premier ministre et chef de file de la majorité présidentielle soutenant la liste conduite par Valérie Hayer, et Jordan Bardella, eurodéputé sortant et tête de liste du Rassemblement national pour ces élections européennes du 9 juin prochain.


Ajout d'une table-ronde après l'intervention du gendarme de l'audiovisuel


Leur débat sera suivi d’une table ronde accueillant successivement d’autres têtes de liste : Manon Aubry (LFI), François-Xavier Bellamy (LR), Marie Toussaint (EELV) et Marion Maréchal (REC).

Cette séquence est due à une intervention de l'ARCOM, le gendarme de l'audiovisuel, qui a demandé à France 2 de signaler «les dispositions que la chaîne entend mettre en œuvre pour garantir aux autres listes de candidats le plein respect d’une présentation et d’un accès équitables à son antenne».

Actualisé le 23 mai 2024 :
Raphaël Glucksmann a refusé de participer à cette table ronde. En conséquence, France 2 l'a invité à un rendez-vous en prime time, le 28 mai prochain, sous la forme d'un entretien avec la journaliste de «L’Événement».

François-Xavier Bellamy dénonce une «mise en scène organisée par l’Élysée»


Depuis Dijon, où il était en campagne ce jeudi, François-Xavier Bellamy a tenu à faire connaître sa position sur un tel débat.

«Je serai sur France 2 ce soir, ce sera l'occasion surtout, pour moi, pour dire le caractère scandaleux de cette mise en scène», s'est insurgé l'eurodéputé sortant.

«Le vrai sujet, ce n'est pas la répétition du deuxième tour entre Monsieur Macron et Madame Le Pen», a protesté François-Xavier Bellamy, «la réalité de ce débat, ce n'est pas ce que le service public nous impose ce soir, organisé depuis l’Élysée ; le débat entre Monsieur Attal et Monsieur Bardella, ça ne correspond à rien, ni dans les sondages, (…) ni au Parlement européen.»

«Le débat Attal-Bardella, ça n'existe nulle part en Europe, c'est une fiction inventée pour les besoins de ce récit du président de la République qui montre, ici, de manière totalement décomplexée», que son but, en fait, n'est pas du tout de fragiliser le Rassemblement national mais, au contraire, de le faire montrer pour s'en servir comme une sorte de bouée de sauvetage», a-t-il considéré. «Le score de Monsieur Bardella arrange le président de la République, c'est son intérêt. (…) Très manifestement, il a choisi son partenaire (sic). Il y a eu une époque où on ne débattait pas avec le Front national. Aujourd'hui, on ne débat qu'avec le Front national (sic). (…) Dans le renversement, il y a quelque chose d'un peu suspect.»

«Dans l'Union européenne, le vrai débat, il est entre les deux grandes forces politiques que sont la droite européenne et la gauche européenne», a-t-il analysé. «Le vrai débat de cette élection européenne, c'est le débat entre Monsieur Glucksmann et moi-même ; le reste, c'est des groupes minoritaires qui se répartissent en fonction de cette équation-là.»

«Le vrai sujet, c'est où sera demain la majorité européenne : à gauche ou à droite ?»


«Pendant cinq ans, au Parlement européen, les macronistes ont fait la politique de la gauche et le RN la politique de la chaise vide», a jouté François-Xavier Bellamy. «Après dix ans à gagner les élections européennes, le RN n'aura pas bougé une virgule dans un seul texte européen.»

«Le vrai sujet, c'est où sera demain la majorité européenne : à gauche ou à droite ?  Nous, on dit simplement à tous les électeurs de droit de ce pays «si vous voulez retrouver une politique plus rationnelle en matière de logement, sortir de la dérive des comptes publics, protéger le pouvoir d'achat de ceux qui travaillent en faisant baisser les charges, reconstruire nos frontières, retrouver de la sécurité, c'est très simple, c'est la droite qui porte ce message-là et il faut reconstruire cette droite française pour qu'elle pèse demain dans la droite européenne''», a-t-il complété.

Les Républicains ne soutiennent pas une reconduction d'Ursula von der Leyen


À ce jour, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, est issue de l'aile gauche du Parti populaire européen (PPE) en ayant été élue par les membres de son groupe d'origine, de Renew Europe, du Mouvement 5 étoiles, du parti polonais Droit & Justice et d'une partie du groupe des Socialistes et Démocrates.

Contestant son bilan, François-Xavier Bellamy a d'ores et déjà annoncé que, le cas échéant, les eurodéputés des Républicains ne voteront pas favorablement à une reconduction d'Ursula von der Leyen à la tête de la Commission européenne.

Propos recueillis par
Jean-Christophe Tardivon

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