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09/05/2024 23:23
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EUROPÉENNES : «Le Rassemblement national se disqualifie en nationalisant l'élection», proteste Fadila Khattabi

«La voix de la France compte au sein d'une Europe unie et déterminée à relever les défis», a assuré la Bourguignonne, ce jeudi 9 mai, à Dijon, souhaitant «expliquer aux Français ce qu'apporte l'Europe à la France» pour soutenir Valérie Hayer.
À la peine dans les sondages, la majorité présidentielle mobilise des militants aux colistiers, en passant par les ministres, pour soutenir Valérie Hayer qui conduit la liste Besoin d'Europe en vue du scrutin du 9 juin prochain.

Depuis début avril, la liste du Rassemblement national est dans un tunnel, oscillant entre 30 et 32% d'intentions de vote, la liste de la majorité présidentielle ne cesse de décliner en direction de 16% et la liste Place publique-Parti socialiste connaît une dynamique qui tangente 14%. Les autres concurrents sont loin derrière, plafonnant à 8% au mieux.

Présente au meeting à la Mutualité, le 7 mai dernier, à Paris, la Bourguignonne a noté que Gabriel Attal avait multiplié les flèches en direction de Jordan Bardella, tête de liste du RN.


Interrogée par Infos Dijon lors d'une action de campagne à Dijon, ce jeudi 9 mai, sur le thème des réalisations cofinancées par des fonds européens, Fadila Khattabi n'a pas manqué de reprendre l'argumentaire et de cibler à son tour le RN.

«Envoyer des députés eurosceptique et europhobes pour nous représenter est, effectivement, inquiétant»


En 2019, la liste soutenant l'action d'Emmanuel Macron avait fait jeu égal avec celle du Rassemblement national. À présent, les intentions de vote montre un décrochage, n'est-ce pas un camouflet ?

«Non, ce n'est pas un camouflet. Il nous reste encore un mois de campagne. Nous sommes pleinement mobilisés sur le terrain pour, à la fois, expliquer le bilan et expliquer le programme. Nous avons une candidate qui connaît bien les dossiers, qui connaît le sujet, qui a été déjà députée [européenne], qui est sortante. On a une équipe, une liste complète, rassemblée, unie, puisque nous avons toute la majorité présidentielle qui y est représentée dans cette liste et il nous faut aujourd'hui expliquer, effectivement, l'enjeu de cette élection qui est primordial.

«Je vois le Rassemblement national qui essaie de nationaliser cette élection. Je suis au regret de dire au Rassemblement national qu'il se disqualifie en faisant cela, dans la mesure où ça n'est pas une action nationale. Elle a eu lieu il y a deux ans et Marine Le Pen a été battue. Les Français ont reconduit Emmanuel Macron, ce qui est d'ailleurs inédit en tant que président sortant et en étant tout à fait aussi au pouvoir, puisque c'est une première dans le cadre de la Vème République. Je rappelle que [François] Mitterrand ait été réélu après une cohabitation, tout comme également Jacques Chirac, et ça n'est pas le cas là, nous étions aux affaires et le président a été réélu [NDLR : si Charles de Gaulle a bien été réélu en 1965, il n'avait pas élu au suffrage universel en 1958]. «Donc on se trompe complètement d'élections, l'élection nationale pour la présidentielle, ce sera dans trois ans. Aujourd'hui, il s'agit d'une élection européenne et il faut effectivement expliquer aux Français que c'est un enjeu majeur et que, aujourd'hui, envoyer des députés eurosceptique et europhobes pour nous représenter est, effectivement, inquiétant.»

«La voix de la France compte au sein d'une Europe unie et déterminée à relever les défis»


«Je ne comprends pas le programme du Rassemblement national. Une fois, ils sont pour la sortie de l'Europe, après, ils ne sont plus. Ils sont pour la sortie de l'euro, puis, finalement, ils ne le sont plus. C'était la même chose pour les retraites. Ils étaient pour les 67 ans, il y a quelques années, puis, non, on est pour les 60 ans, puis, non, c'est pour les 62 ans. On nous explique toujours pas comment il faut financer.»

«Ne nous trompons pas d'élection. L'Europe, elle est là. La voix de la France compte au sein d'une Europe unie et déterminée à relever les défis tant sur le plan de la souveraineté alimentaire, sur le plan industriel – il faut relocaliser les entreprises –, sur la transition écologique, le numérique, l'innovation, la recherche et la France est une voix qui compte au sein d'une Europe forte et unie.»

«L'Europe est là pour protéger les concitoyens»


Ailleurs en Europe, il y a d'autres sondages qui placent des mouvements populistes ou nationalistes assez haut. Y aurait-il alors une forme de désamour de l'Union européenne ?


«Il y a une sorte de défiance. Expliquons aux Français ce qu'apporte l'Europe à la France. Quand il y a eu la crise sanitaire, il y a eu le plan de relance européen, voulu par le président de la République qu'il est allé chercher, qui s'élevait à 100 milliards d'euros. La France en a bénéficié, tout comme ses entreprises, tout comme la recherche, tout comme l'innovation.»

«L'Europe est partout. Elle est pour l'agriculture française puisque les agriculteurs bénéficient de 9 milliards d'euros pour ce qui est la [politique agricole commune]. Elle est présente dans la formation professionnelle, pour les demandeurs d'emploi et sur le plan sanitaire, on l'a vu avec la production de vaccins. L'Europe est là pour protéger les concitoyens et et faire en sorte de répondre aussi aux attentes des concitoyens.»

«Que pèse la France et les 70 millions de Français face à une Chine qui est, à peu près à 1,5 milliards de population ? Face également aux États-Unis, première puissance économique au monde. Je pense que le Rassemblement national avance masqué mais, profondément, voudrait nous faire sortir de tous les traités, remettre en question tous les traités, ce qui mettrait à mal, effectivement, notre économie, notre agriculture et notre quotidien.»

«Tout le gouvernement est mobilisé sur cette élection»


Nous sommes pile à un mois du scrutin, pour ce qui concerne la France, nous sommes aussi au lendemain de l'arrivée de la Flamme olympique sur le territoire. Comment faire campagne face à une occupation du terrain médiatique par les prémices des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 ?

«Je me réjouis de ces Jeux olympiques et paralympique. C'est la première fois que la France accueille les Jeux paralympiques d'été. Ça va être un moment qui va faire rayonner la France, rayonner notre capitale. C'est un moment festif qu'il nous faut vivre. Il nous faut aller soutenir nos sportifs et parasportifs. Ça fera du bien aussi au moral. C'est un moment à partager.»

«À nous de continuer d'être sur le terrain à travers bien sûr du tractage, des échanges avec nos concitoyens. Il y a eu un meeting, il y a deux jours. J'ai senti une effervescence. Tout le gouvernement est mobilisé sur cette élection qui est primordiale. Les militants sont aussi enthousiastes et combatifs pour promouvoir effectivement le programme européen, notre programme.»

Propos recueillis par
Jean-Christophe Tardivon

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