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24/05/2024 19:42
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EUROPÉENNES : Selon François-Xavier Bellamy, «le macronisme est un socialisme qui ne dit pas son nom»

Durant un meeting à Fontaine-lès-Dijon, ce jeudi 23 mai, le candidat des Républicains a réservé ses meilleures piques aux partisans d'Emmanuel Macron tout en anticipant d'être «dans le groupe des gagnants» au Parlement européen.
Une campagne électorale comme celle des européennes sert notamment à convaincre des électeurs, à mobiliser les militants et à mettre en lumière également les élus locaux.

Ce jeudi 23 mai 2024, dans la métropole dijonnaise, François-Xavier Bellamy, tête de liste des Républicains, a particulièrement activé ce levier lors de séquences consacrées au logement social durant lesquelles il a surtout écouté les élus qui l'accueillaient et lors d'une réunion publique de 45 minutes, à Fontaine-lès-Dijon.

Un meeting en présence de trois colistiers


Le candidat a été accueilli par Patrick Chapuis, maire de la commune, et François-Xavier Dugourd, président de la fédération de la Côte-d'Or des Républicains.


Il était entouré du Côte-d'Orien Axel Mouffron, délégué régional des Jeunes Républicains de Bourgogne-Franche-Comté, de Patricia Lime-Vieille, conseillère départementale du Doubs et conseillère municipale de Valdahon, et du Jurassien Thomas Ryat, candidats en positions non éligibles.

Les orateurs sont intervenus devant une petite centaine de personnes dont de nombreux élus locaux membres des Républicains et du Nouveau Centre.

«François-Xavier Bellamy a gagné des combats au niveau européen»


Premier à s'exprimer, Patrick Chapuis insiste sur les principes qui, après la Seconde Guerre mondiale, ont conduit à la création d'une entité devenue l'Union européenne, «espace de prospérité économique et démocratique jamais égalé sur la planète dans l'histoire de l'humanité». «Il faut, sans naïveté mais avec conviction, protéger cette union des nationalismes obscurs et destructeurs.»

«C'est un scrutin qui est essentiel pour l'avenir de l'Europe, mais également pour l'avenir de notre pays, compte-tenu tenu de l'importance de l'Europe aujourd'hui dans nos vies quotidiennes et des enjeux pour l'avenir», alerte François-Xavier Dugourd en insistant sur les enjeux concernant l'environnement, l'économie et même la liberté.

«François-Xavier Bellamy a gagné des combats au niveau européen notamment dans le domaine du nucléaire, dans le soutien à notre agriculture, dans la lutte contre l'islamisme», résume l'élu local pour évoquer le bilan de l'eurodéputé sortant.

François-Xavier Bellamy ravive le clivage droite-gauche


Le candidat prend le micro pour un discours mené tambour battant en commençant par saluer les réalisations présentées le matin même en matière de logement social, y compris pour les seniors.

«Dans la crise que nous traversons, la crise de notre pays, la crise de notre Europe, c'est ici que sont les idées, la ligne, la clarté dont le pays a besoin pour se reconstruire demain», déclare-t-il en insistant sur la «constance» des «convictions» portés par les Républicains.

Cette constance se retrouve dans le fait que l'eurodéputé s'inscrit dans un clivage conservateurs-progressistes au niveau européen alors qu'Emmanuel Macron théorise une recomposition du champ politique selon un clivage progressistes-populistes.

François-Xavier Bellamy appelle donc l'assistance à aborder l'élection européenne, strictement proportionnelle avec un seul tour, sous le seul prisme de la future composition du Parlement européen en tablant sur un futur rapport de forces entre le Parti populaire européen (PPE) et le Parti socialiste européen (PSE).

«La vérité, c'est que, le lendemain de cette élection, quoi qu'il arrive, on va se retrouver à Bruxelles et à Strasbourg dans le groupe des gagnants ! C'est le paradoxe, mais vous êtes la famille politique qui va gagner l'élection européenne parce que la droite européenne va avoir le plus grand groupe au Parlement européen, parce que la droite européenne a le plus grand nombre de gouvernements en Europe. En 2019, il y avait sept gouvernements en Europe qui étaient dirigés par le PPE ; en 2024, quinze gouvernements donc autour de la table du Conseil – qui est l'institution la plus importante –il y aura une majorité d'élus de notre famille politique et, par conséquent, également autour de la table de la Commission européenne», développe-t-il.

Pourtant, d'un côté, de le groupe centriste Renew Europe, soutenu par Emmanuel Macron a déjà permis, au début de cette mandature, de faire émerger une autre présidence à la Commission européenne que celle voulue par le PPE majoritaire ; de l'autre, les composantes identitaires, nationalistes et national-populistes des groupes eurosceptiques n'excluent pas d'arriver à s'entendre pour décrocher une majorité si le prochain scrutin leur était aussi favorable que l'anticipent les intentions de vote.

«Le ''en même temps'', ça veut dire parler comme la droite à Paris et voter comme la gauche à Bruxelles»


«Je n'ai jamais cru au macronisme, (…) je n'ai jamais cru au en même temps», résume François-Xavier Bellamy. «On a les idées claires. (…) Nous sommes la droite française. Nous défendons les idées de droite. Nous défendons nos convictions, non pas pour servir un parti, (…) mais pour servir notre pays et pour servir toute l'Europe.»

«C'est en Europe, aujourd'hui, que notre famille est en train de reprendre la main», assure le candidat, membre du PPE. «Les deux grandes forces politiques qui structurent le débat, aujourd'hui, c'est le PPE et les socialistes.»

«Au Parlement européen, pendant les cinq dernières années, les macronistes ont fait, avec beaucoup de fidélité, de constance et de détermination la politique de la gauche. Le ''en même temps'', ça veut dire parler comme la droite à Paris et voter comme la gauche à Bruxelles», fustige l'orateur.

«Le macronisme est un socialisme qui ne dit pas son nom»


«La France est en train de s'enliser dans la spirale de la dette publique et du déclassement économique, alors que la plupart de nos voisins sont en train de se désendetter», analyse François-Xavier Bellamy en réaction au discours Sorbonne II d'Emmanuel Macron.

Le candidat critique la proposition du président de la République de créer une dette et un impôt européen en renvoyant à la fable de «La cigale et la fourmi» : «le macronisme se trouve là-dedans, c'est, en réalité un socialisme, qui ne dit pas son nom et qui poursuit l'effondrement du pays par l'application, des mêmes recettes qui l'ont conduit à la crise que nous traversons aujourd'hui».

«Le vrai défi est de sortir de cette spirales de la dette»


«S'il suffisait d'avoir de la dette et des impôts pour être un pays puissant, la France serait le pays le plus puissant d'Europe», raille l'élu conservateur. «Elle est aujourd'hui le plus vulnérable d'Europe. (…) Le vrai défi pour nous, aujourd'hui, c'est de sortir de cette spirales de la dette, de sortir de cette asphyxie de la fiscalité de sortir de la surenchère normative qui rend la vie impossible à tous ceux qui travaillent en France, à tous ce qui travaillent en Europe. (…) On ne sort un pays du déclassement que par un seul et unique moyen : rendre au travail sa valeur, sa dignité, son mérite, de rémunérer le travail comme il doit l'être.»

«Comment voulez-vous qu'un pays s'en sorte quand, comme la France, il est le pays de l'OCDE où le nombre d'heures travaillées par habitant est le plus faible ? Il n'y a que la Turquie qui fait moins bien que nous», pointe-t-il.

François-Xavier Bellamy termine son propos en appelant à la mobilisation –  «cela se joue dans les quelques jours qui viennent» – tandis que François-Xavier Dugourd appelle à le saluer d'un retentissant ban bourguignon.

Jean-Christophe Tardivon

«Le nucléaire est notre meilleur levier pour sortir des énergies fossiles», assure François-Xavier Bellamy


François-Xavier Bellamy en quête de sérénité dans l'agglomération dijonnaise durant la campagne des européennes


François-Xavier Bellamy considère comme «scandaleux» le débat Attal-Bardella






























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