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23/08/2023 03:16

Gabriel Attal en visite à Dijon : «Il y a eu l'effroi et ensuite l'effort», «60 établissements ont fait l'objet d'un départ d'incendie» a déclaré le ministre

« Sur ces 13 établissements particulièrement dégradés, 8 pourront rouvrir et accueillir des élèves, souvent avec des aménagements et c'est le cas de l'école Champollion, ici à Dijon » a déclaré Gabriel Attal
Il poursuit : « 5 écoles ne pourront pas accueillir leurs élèves, nous avons donc trouvé d'autres solutions de scolarisation »
À moins de deux semaines de la rentrée scolaire, ce mardi 22 août, le ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse , Gabriel Attal a eu lieu au sein de l'école élémentaire Champollion, dans le quartier des Grésilles. Une visite faisant suite à l'incendie qui a eu lieu dans cette école lors des émeutes du mois de juillet. 
« Les enfants seront accueillis dans les étages qui n'ont pas été endommagés par les dégradations. » a assuré François Rebsamen, maire de Dijon. Dans cette école qui a été en partie incendiée, le coût des réparations est estimé à 550.000 euros... Cette visite s'est déroulée en présence de Michel Hautin (directeur de l'établissement), de François Rebsamen,  de la vice-présidente de région Océane Charret-Godard, des députés Benoît Bordat et Philippe Frei ainsi que du recteur Pierre N'Gahane.



Gabriel Attal

Ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse

« Au lendemain de ma nomination en tant que ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, j’avais tenu à me rendre pour mon premier déplacement, dans un établissement qui avait été victime des émeutes qui se sont déroulées dans notre pays au début du mois de juillet.  J’avais affirmé alors ma détermination absolue, en lien avec les collectivités locales et l'ensemble des acteurs de la communauté éducative, à ce que nous puissions trouver des solutions de scolarisation pour l'ensemble des élèves concernés par la dégradation d'écoles ou de bâtiments scolaire à l'occasion de ces émeutes. 
Le premier message que je veux passer, c'est saluer le travail absolument titanesque qui a été réalisé dans les communes concernées depuis le mois de juillet. Il y a eu l'effroi et ensuite l'effort. L’effort des élus, l'effort des personnels de direction, l'effort des enseignants, l’effort des familles, l’effort des entreprises qui ont participé aux travaux pour être capable d'apporter une réponse et une solution à chaque élève de la République parce que c'est ce que nous leur devons.», déclare Gabriel Attal.

60 établissements ont fait l'objet d'un départ d'incendie durant les émeutes

Le Ministre poursuit : « Ce que je peux vous dire aujourd'hui, c'est qu’à l'occasion des émeutes, 250 établissements scolaires ont fait l'objet de dégradations. Parmi ces 250 établissements scolaires, 60 établissements ont fait l'objet d'un départ d'incendie. Sur ces 60 établissements, 13 d'entre eux ont été particulièrement dégradés.
Sur ces 13 établissements particulièrement dégradés, 8 pourront rouvrir et accueillir des élèves, souvent avec des aménagements et c'est le cas de l'école Champollion, ici à Dijon. 
Je tiens vraiment à saluer François Rebsamen le maire, son équipe, le directeur de l'école, les enseignants, les services du rectorat, de la préfecture, bref toute la mobilisation qui a eu lieu pour permettre d'accueillir les élèves ici dans leur école.
Huit écoles qui pourront accueillir leurs élèves, souvent avec des aménagements, 5 écoles ne pourront pas accueillir leurs élèves et pour lesquels nous avons trouvé d'autres solutions de scolarisation en lien avec les élus qui sont tous en lien avec mon cabinet et évidemment avec les rectorats. »

« Évidemment c'est un choc majeur pour les équipes. Je l'ai vu ici encore, je l'ai vu le lendemain de ma nomination à La Verrière. Pour les enseignantes, les enseignants, les personnels de direction, l'ensemble des agents du ministère : l'école, c'est pas simplement un outil de travail, c'est une passion. L’école c’est un engagement de tous les jours pour l'égalité des chances et pour la réussite de tous les élèves. »
 

Garantir des solutions aux familles impactées

Gabriel Attal est catégorique : « Je veux le dire, je m'attache particulièrement à ce que chaque solution trouvée soit une solution viable. Souvent le diable est dans les détails et c'est jusque dans les derniers centimètre qu’on doit regarder les choses…
Par exemple, quand vous avez des élèves qui ne peuvent pas être accueillis dans leur établissement scolaire d'origine, mais dans un autre établissement, il faut garantir qu’il y a des solutions de transport proposées. C’est ce que font les mairies avec beaucoup d'engagement. Je vous donne un exemple à Mâcon, où l'établissement scolaire ne peut pas rouvrir à la rentrée, il y a une solution par bus qui est mise en place depuis l'établissement scolaire d'origine jusqu'aux établissements scolaires qui accueilleront les élèves.
C'est aussi le cas à la Verrière où je m'étais rendu. Il y a également des questions de restauration scolaire, il faut s'assurer que les élèves peuvent être accueillis à la cantine dans leur nouvel établissement temporaire et que la tarification de la cantine est la même qu’à l'origine. »

« Tous les élèves pourront être accueillis le jour de la rentrée, pour certains ce sera dans un autre établissement. On parle de 5 établissements qui ne pourront pas accueillir les élèves le jour de la rentrée, ce sera dans un autre établissement. Il y a des établissements pourront pas rouvrir (parmi ces 5 établissements) le jour de la rentrée, mais qui pourront ouvrir un peu plus tard. Par exemple à Strasbourg, je crois que l’établissement scolaire ne peut pas rouvrir le jour de la rentrée, mais rouvrira après des travaux après les vacances de la Toussaint. À chaque élève, une solution viable pour la rentrée. »


Un message de réassurance

«Jusqu'au dernier centimètre, nous vérifions que les solutions sont viables. C'est ce message de réassurance que je veux passer. C'est un enjeu et je pense une garantie très concrète pour les familles. Si on prend les 5 établissements qui ne peuvent pas rouvrir, c'est autour de 650 élèves, 650 familles, qui sont concernées. 
C’est un enjeu très concret pour ces familles, mais je crois plus largement que c'est un enjeu majeur pour la nation tout entière. Parce que l'école c'est l'âme de la République. 
Quand l'école est touchée, frappée, dégradée, c'est un coup qui est porté à la République. 
Je pense que ce que nous devons aux Français, c'est de montrer que l'école se tient debout, fière, toujours en capacité de s'adapter grâce aux trésors de mobilisation et de réactivité et d'inventivité de ses personnels qui permettent d'accueillir tous les enfants de notre pays. »

« Pouvoir s'appuyer sur ces situations pour inventer de nouvelles méthodes, c’est aussi je crois une force de l'éducation nationale :  trouver dans les difficultés un levier pour rebondir et pour innover. »


Le ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse a également eu un mot pour le jeune garçon de 10 ans décédé ce mardi à Nîmes : 

« C’est l'horreur absolue. C’est un décès tragique, abominable… Dans ces circonstances, les mots peuvent bien peu de choses, le cœur lui, pleure… 
Je voudrais vraiment adresser toutes mes pensées, mon soutien, à sa famille et à ses proches. J’ai demandé au rectorat de mettre en place une cellule d'écoute et d'accompagnement pour l'ensemble de la communauté éducative de l'établissement de ce jeune garçon. Mais aussi pour les parents d'élève, les élèves, pour les enseignants, les personnels, il faut pouvoir les accompagner pendant ce drame. »

Manon Bollery
©Manon Bollery


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