
Ce jeudi 24 juillet, à Angers, le Premier ministre a présidé un comité
interministériel du tourisme durant lequel a été adopté un plan d'action à mettre en
œuvre d'ici 2030.
Communiqué du gouvernement du 24 juillet 2025 :
Dans l’effort de croissance qui s’impose à notre pays, le secteur du tourisme a un rôle central à jouer. Il représente aujourd’hui 8 % de notre produit intérieur, 2 millions d’emplois et 15,8 milliards d’euros d’excédent commercial. C’est pour favoriser son plein développement et seconder les efforts quotidiens de ses professionnels que j’ai réuni ce 24 juillet 2025 un Comité Interministériel du Tourisme.
La France a des beautés uniques, qui séduisent les visiteurs étrangers depuis que le tourisme existe. A nos montagnes, à nos plages, à nos campagnes, répondent nos châteaux, nos villages, nos villes et nos musées. Grâce à ces richesses, notre pays s’est assuré depuis les années 1990 la première place mondiale en nombre de visites.
Les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 ont encore développé notre excellence et renforcé notre image partout dans le monde.
Pourtant, nous ne tirons pas pleinement parti de ces forces. Nous sommes devancés par plusieurs pays en termes de recettes provenant des touristes étrangers. J’ai donc fixé un cap pour le tourisme français : passer, d’ici 2030, de 71 à 100 milliards d’euros de recettes internationales.
Pour cela, nous devons d’abord mieux attirer les visiteurs étrangers, notamment en provenance des régions à fort pouvoir d’achat que sont l’Amérique du Nord, les pays du Golfe et l’Asie. Nous devons également mieux répondre aux tendances en forte croissance : aux pratiques établies comme le tourisme sportif et le tourisme d’affaires, mais aussi aux pratiques plus récentes comme l’agritourisme et le tourisme de savoir-faire. Tous les territoires français, de France métropolitaine et d’outre-mer, peuvent trouver là des revenus et des sources d’emplois. Le tourisme est un puissant levier d’aménagement du territoire.
Mais le tourisme français perdrait son âme si cette croissance se faisait au détriment de sa qualité. Nous devons assurer la durabilité de notre modèle touristique, non seulement en accélérant sa décarbonation mais aussi en régulant les flux de visiteurs. Nous maintenons l’objectif d’être, en 2030, la première destination de tourisme durable au monde.
Enfin, nous devons veiller à ce que l’offre touristique soit plus accessible à tous : je pense notamment aux 40 % de Français qui ne partent pas en vacances et aux personnes en situation de handicap.
Le secteur du tourisme est engagé pour relever tous ces défis. C’est pour lui permettre d’y répondre pleinement que nous adoptons aujourd’hui un plan d’action global. Les efforts budgétaires inédits que nous devons consentir limitent le recours à l’argent public mais non nos ambitions.
L’investissement privé et la simplification constituent d’autres stimulants. La croissance de l’activité en France ne pourra se faire au détriment du tourisme, mais par et grâce à lui.
FRANÇOIS BAYROU
Premier ministre