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15/05/2024 21:12
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GUERRE ISRAËL-HAMAS : «La Nakba est un processus continu», analyse le politologue Raphaël Porteilla

Le professeur de sciences politiques a participé, ce mercredi 15 mai, à Dijon, à la commémoration de l'exil forcé d'Arabes palestiniens survenu de 1947 à 1949. Il dénonce la politique israélienne et appelle la France à montrer l'exemple en s'appuyant sur le droit international.
Ce mercredi 15 mai 2024, à Dijon, dans le cadre d'un rassemblement propalestinien (lire notre article), Raphaël Porteilla, professeur de sciences politiques à l'université de Bourgogne, a pris la parole de façon vivante pour présenter une synthèse de l'histoire d'Israël après la Seconde Guerre mondiale en insistant sur les conséquences pour les populations arabes du territoire.

Ce jour marquait effectivement la commémoration de la Nakba – «catastrophe» en arabe – ayant conduit à l'exil forcé d'environ 750.000 Arabes palestiniens au moment de la création de l’État d'Israël.


L'université de Bourgogne a appelé à un cessez-le-feu à Gaza


Bien qu'argumenté et référencé, le propos était à charge contre l’État d'Israël et a fait l'impasse sur les responsabilités des pays arabes voisins, des partis palestiniens d'extrême-gauche et des mouvements islamistes dans la situation actuelle (voir les repères historiques ci-dessous).

L'enseignant-chercheur a débuté son propos en mettant en avant sa «fierté» du fait que le conseil d'administration de l'université de Bourgogne, sous la pression des syndicats d'étudiants et de personnels, ait voté une motion appelant à un cessez-le-feu à Gaza, à «la libération de l'ensemble des prisonniers politiques palestiniens» ainsi que «des otages israéliens détenus à Gaza».

Un partenariat entre l'université de Bourgogne et l'université de Beir Zeit


Depuis près de quinze ans, l'université de Bourgogne a noué un partenariat avec l'université de Beir Zeit, au nord de Ramallah, en Cisjordanie, où se rendent régulièrement des Bourguignons pour enseigner le français, le droit constitutionnel et la science politique.

Les liens académiques se sont distendus lors de la crise sanitaire puis quand le ministère des Affaires étrangères a diminué des financements. Un relais a été pris avec des financements en lien avec le programme Erasmus+ ouvert à des territoires hors de l'Union européenne.

«Le 15 mai, c'est le début de la guerre israélo-arabe»


Raphaël Porteilla : «On m'a demandé de rappeler ce qu'est la Nakba puisqu'on en entend beaucoup parler. C'est le bon jour puisqu'on est le 15 mai. Le mot Nakba signifie en arabe ''catastrophe'' ou ''grande catastrophe'' selon les traductions. Cela vient de 1948. Le 15 mai, c'est le lendemain de la déclaration d'indépendance de l’État d'Israël, qui a été fêté en Israël hier justement, avec force de festivités en tout genre comme s'il n'y avait pas de guerre à quelques 40 ou 45 km de Tel Aviv puisque Gaza est à peu près à cette distance sur le plan géographique.»

«Le 15 mai n'a pas toujours été célébré par les Palestiniens, il y a toujours eu des manifestations qui rappellent que, ce 15 mai, c'est, en réalité, le début d'une seconde étape dans la guerre qui va opposer le futur État juif, Israël, avec les forces avoisinantes, palestiniennes d'abord et puis arabes ensuite. Tout ça, se noue autour de la fin de l'année 47 et jusqu'à l'été 49.»

«Le 15 mai, c'est le début de la guerre israélo-arabe avec les pays arabes qui refusent la proclamation unilatérale de l’État d'Israël, le 14 mai, et qui décident de passer à l'action. L'histoire a très bien démontré que c'était une action tout à fait modérée. Un modus vivendi avait été adopté : il n'y aura pas de troupes arabes dans le territoire du futur État israélien. Les troupes arabes se sont arrêtées dans ce qui aurait dû être, en même temps, la Palestine. Seules les troupes égyptiennes ont été un petit peu plus loin que Gaza et ont été dans le désert du Neguev qui, théoriquement, devait appartenir à l’État d'Israël, mais tout le reste est relativement resté modéré. Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas eu de tensions très fortes [NDLR : Les historiens estiment le nombre de morts de part et d'autre à plus de 20.000 en 1948 et 1949]. Par exemple, l'armée jordanienne a décidé clairement, avec un accord secret avec Golda Meir, Premier ministre dans les années 70, de ne pas entrer plus loin que la ligne qui a été tracée en 1947 par le plan de partition.»

«Tsahal vit dans l'idée qu'Israël est en permanence menacée par les forces arabes»


«Cette idée-là a été très peu dévoilée par les historiens pendant très longtemps. C'est la motivation d'Israël qui a été ensuite largement convoquée par les médias en disant ''on a été attaqués par des hordes barbares arabes etc. Il nous faut nous défendre d'où le nom de Tsahal qui signifie Israel Defense Force, la force de défense d'Israël. Encore aujourd'hui, c'est une force de défense qui vit dans l'idée que, autour de cette démocratie qu'est Israël, elle est en permanence menacée par les forces arabes. Ce qui a été complètement retravaillé par des historiens israéliens à partir des années 70-80 quand les archives militaires des années 40 ont pu être ouvertes.»

De nouveaux travaux d'historiens depuis 1978


«À partir de 1978, les nouveaux historiens ont eu accès aux archives israéliennes et ont démontré un tout autre narratif, notamment dans l'expulsion des Palestiniens. Pendant très longtemps, les palestiniens qui auraient dû vivre dans la zone israélienne ou dans la zone palestinienne ont tout simplement été expulsés manu militari par les troupes qui n'étaient pas encore les troupes de Tsahal mais les troupes de ce que les Britanniques appelaient eux-mêmes des groupes terroristes : la Haganah, le Lehi et le groupe Stern. Des groupes terroristes et si on fait le lien avec le mot qu'on entend en ce moment, on voit tout de suite quelle est la continuité, en réalité, entre la Nakba des années 40 et la Nakba, deuxième ou troisième selon les genres, depuis 2024.»

«La Nakba, c'est l'expulsion de 750.000 à 800.000 Palestiniens. Deux tiers de la population de l'époque qui en comptait à peu près 1,3 million. Ça a été fait en plusieurs vagues et notamment, là les archives ont permis de le découvrir, dans un plan tout à fait coordonné par les futurs militaires israéliens. Ça  s'appelle le plan Daleth, la lettre D de l'alphabet hébraïque. Ce plan Daleth était un plan d'expulsion organisée, méthodique, que Ben Gourion et un futur Premier ministre Yitzhak Rabin avaient en charge de mettre en œuvre pour expulser, pour rendre la vie très difficile, faire peur, intimide... Quelque part des actes terroristes puisque ''terroriste'' ça vient de peur, terreur. C'est ce processus qui s'est mis en place en plusieurs étapes, conduisant à entre 750.000 et 800.000 Palestiniens exilés. Au point que, à l'été 49, il ne reste plus que 300.000 Palestiniens en Cisjordanie, 160.000 dans le futur État israélien et 80.000 à Gaza ; là où ils étaient 1,3 million. Le reste, ce sont les réfugiés.»

«Les réfugiés ont toujours un moment de pensée qui permet de rappeler que ce qui se passe là en 2024 à Gaza, mais également en Cisjordanie, ça s'apparente, alors pour Gaza un génocide, c'est très clairement affirmé par le droit international [NDLR : à ce jour, la Cour internationale de Justice des Nations Unies reconnaît «un risque de génocide à Gaza»et a ordonné à l’État hébreu de «prévenir et punir toute incitation au génocide»], mais également à un nettoyage ethnique et des expulsions forcées en Cisjordanie. Mon collègue m'expliquait qu'il y a quelques heures, en début de matinée, les chars israéliens sont entrés dans l'université de Beir Zeit avec laquelle je collabore, comme si les chars rentraient ici et ont kidnappé 6 à 7 étudiants palestiniens.»

Walid Khalidi développe le concept de «Nakba» en 1961


«La Nakba, c'est ça ! C'est pas un moment uniquement, c'est un processus continu. C'est ce que les historiens Illan Pappe, Tom Segev et d'autres expliquent à longueur de livres qu'ils ont écrits mais aussi des historiens palestiniens. Le mot Nakba intervient dans la littérature palestinienne dans un ouvrage de Walid Khalidi en 1961. Personne n'en a jamais vraiment entendu parler en Europe, en Occident, avant que le travail ne se fasse par les historiens. C'est donc aussi un moyen qui consiste à tuer la mémoire et on a un mot pour ça, le mémoricide et ce mémoricide est en train encore aujourd'hui d'être poursuivi à Gaza par l'éradication de toutes les universités. Il n'y en a plus une qui fonctionne Gaza et, en Palestine, elles sont contraintes. Elles fonctionnent que dans des situations très particulières. Les étudiants étaient revenus à Beir Zeit depuis un petit mois à peu près ; depuis 2-3 jours, c'est à nouveau en distanciel que l'université fonctionne. Et ça, bien évidemment, personne n'en parle mais ça fait partie de ce travail de dépossession de la mémoire et de la culture car la Nakba dans les années 40 a conduit a tout simplement changé le nom des villes ou des villages qui ont été pris par Israël.»

«La Nakba est donc un processus continu, un processus qui s'apparente à la colonisation et à l'occupation que vous connaissez maintenant.»

«J'y vois, cette situation très dramatique et absolument horrible, un moyen de réinvestir la géographie de cette région qui est quand même un petit peu lointaine même si on appelle ça le Proche-Orient, ça reste quand même quelque chose qui est assez mal connu et qu'on a du mal à situer alors que c'est un tout petit territoire.»

«La Nakba d'aujourd'hui, à laquelle il est souvent fait allusion va dans ce sens-là : nettoyage ethnique, génocide, expulsion. Je crois qu'il faut être assez clair. Si vous avez vu des vidéos, si vous avez vu des images des journalistes parce qu'il y en a encore notamment la chaîne Al Jazeera, qui a d'ailleurs été interdite et une semaine en Israël parce que elle disait quelque chose de vrai, la situation à Gaza est tout simplement un champ de ruines, on dit que c'est un enfer. Comment dans ces conditions imaginer que, au mois de septembre une rentrée puisse se faire ?»

«Israël, une démocratie qui colonise»


«La Nakba va se poursuivre bien après cet été et le début du mois de septembre parce que il y a tout un processus derrière. Comment reconstruire ? Avec quels capitaux ? Dans quelles conditions politiques ? Qui va décider que les camions X ou Y vont rentrer ? Qui détient les points de contrôle. Toujours l'occupant ! Alors qu'an a présenté la manière de faire d'Israël comme étant la seule démocratie du Moyen-Orient. Une démocratie qui colonise, une démocratie qui occupe, une démocratie qui ségrègue, une démocratie qui discrimine, une démocratie qui pratique l'apartheid. Je n'ai aucun souci à utiliser ça. J'ai travaillé pendant 30 ans sur l'Afrique du Sud, j'y ai consacré mes premières années d'enseignant. Donc, je vois à peu près les comparaisons. Ma foi, qu'on me mette au défi, je vois pas trop ce qui différencie.»

«La Nakba est en cours. Il faut qu'on soit très vigilant sur l'idée de, non seulement aider les Palestiniens, mais aussi aider les Israéliens qui soutiennent les Palestiniens parce que ça ne se fera jamais, quelle que soit la solution qu'on imaginera, dans l'opposition mortelle des deux.»

«Le droit international est la seule base de dialogue relativement correcte qui peut unir les peuples»


«J'écoutais ce matin une émission sur la Nouvelle-Calédonie. Vous direz quel rapport ? Il me semble que la Nouvelle-Calédonie est encore inscrite sur les textes internationaux lorsqu'on appelle les pays colonisés et qui colonise, c'est La France. Donc la France peut être aussi source de positivité, si vous ne permettez cette expression, en donnant quelques exemples de la manière dont il serait possible d'abord de faire descendre la haine, ensuite de réconcilier les peuples et leur apprendre à se parler.»

«Il y a plein d'endroits où ils se parlent. Vous avez peut être vu, à Paris, il y a deux jours les Guerrières de la paix qui sont une association féministe de femmes palestiniennes et de femmes israéliennes qui ont engagé le dialogue depuis très longtemps. On peut penser tout ce qu'on veut de toutes ces organisations israélo-palestiniennes, mais, elles sont porteures de réflexion et nous, ici, non seulement on peut les aider dans leur. On sait que les vidéos vont en Palestine et c'est très très important de leur témoigner de nos soutiens en live. Mais il nous faudrait être très vigilant après parce que ce qui se passe là, c'est probablement aussi ce qui peut se passer dans un ordre mondial complètement défiguré et désarticulé.»

«Le droit international, oui, on peut en dire pis que pendre mais c'est la seule base de dialogue relativement correcte qui peut unir les peuples. Les peuples, c'est nous. La charte des Nations-Unies commence par ''Nous, peuples des Nations-Unies''. Ce ne sont pas les États, ce sont les peuples qui décident de ce que les États doivent faire. Je n'ai pas du tout de propos avec les élections qui vont arriver mais c'est nous qui devons élire les représentants de nos différents États avec des points très précis. Qu'est-ce que l’État français qui a un rôle international peut être en mesure d'avancer comme proposition un peu originale ? Je ne parle pas de ce Macron à pu dire tout au début du conflit qui était hors de propos de mon point de vue mais c'est quand même de cela dont il est question nous on a une force.»

«Il y a des dizaines de rassemblements comme ça aujourd'hui. La coalition CUCCP [Coordination universitaire contre la colonisation en Palestine] s'est mise en place récemment, fin janvier 2024. Elle a proposé toute une série de réflexions. (…) Nous avons un devoir de pousser encore et de soutenir.»

«Il faut que la jeunesse soit ce point de repère. Quand les mobilisations étudiantes se font, c'est qu'il y a toujours quelque chose de positif derrière ça. Prenez toutes les grandes mobilisations étudiantes : Vietnam, 68, etc., elles ont toujours été porteuses d'avancées sociétales.»

Propos recueillis par
Jean-Christophe Tardivon

À Dijon, une centaine de personnes commémorent la Nakba des exilés palestiniens



Motion du conseil d'administration de l'université de Bourgogne du 13 mars 2024



Repères historiques

-1200 avant notre ère : Peuplement des terres à l'ouest du Jourdain par les premiers Israélites
- 884 : Premiers temps du royaume d'Israël
- 586 : Le roi de Babylone s'empare de Jérusalem ; suivra une succession de dominations babylonienne, perse, grecque, romaine puis byzantine
Ier siècle de notre ère : Les judéo-chrétiens se séparent progressivement des juifs
135 : Échec de la révolte de Bar Kochba contre les Romains
634 : Conquête de la Palestine par les Arabes
1099 : Godefroy de Bouillon prend Jérusalem
1187 : Saladin prend Jérusalem
1250 : Début de la domination de la Palestine par les Mamelouks depuis l’Égypte
1306 : Expulsion des Juifs de France par Philippe le Bel
1492 : Expulsion des Juifs d'Espagne accueillis notamment dans l'Empire ottoman
1517 : Le sultan ottoman Selim Ier prend le contrôle de la Palestine
1881 : Vague de pogroms en Russie, l'immigration juive en Palestine s'accentue
1896 : Theodor Herzl publie «L'état des Juifs» marquant le début du sionisme
1916 : Accords secrets Sykes-Picot prévoyant le démembrement de l'Empire ottoman à la fin de la Première Guerre mondial et le placement de la Palestine sous mandat britannique
1922 : L'hébreu devient langue officielle de la Palestine mandataire aux côtés de l'arabe et de l'anglais
1929-1945 : Période de troubles, d'affrontements meurtriers et de pogroms durant laquelle les Anglais tentent de se concilier le grand mufti de Jérusalem pour éviter que les Arabes ne s'associent aux forces de l'Axe
29 novembre 1947 : L'ONU vote le plan de partage de la Palestine qui compte alors 1,2 million de musulmans, 630.000 juifs et 143.000 chrétiens ; une guerre civile éclate entre les populations juives et arabes
14 mai 1948 : David Ben Gourion proclame l'indépendance de l’État d'Israël, attaqué, dès le lendemain par des pays arabes voisins avant des armistices séparés en 1949
1947-1949 : 750.000 Arabes palestiniens fuient le territoire, c'est la «Nakba» ; parallèlement, 900.000 Juifs fuient les pays arabes, les deux tiers d'entre eux se réfugiant en Israël
1964 : Création de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) regroupant progressivement, le Fatah, parti nationaliste, le Front démocratique pour la libération de la Palestine, parti nationaliste avec des influences maoïstes, et le Front populaire de libération de la Palestine, organisation d'inspiration marxiste-léniniste qui évoluera vers le marxisme, qui revendiquera plusieurs attentats terroristes dans les années suivantes
5-10 juin 1967 : Guerre des Six jours à l'issue de laquelle l’État d'Israël prend le contrôle de la Cisjordanie, ou Judée-Samarie, selon les acceptions
6 octobre 1973 : Offensive coordonnée de l’Égypte et de la Syrie contre l’État d'Israël, le jour de la fête de Kippour ; le cessez-le-feu est signé le 28 octobre suivant
8 décembre 1987 : Début de la première intifada ou «guerre des pierres» suite à l'occupation israélienne de la Cisjordanie et de la bande de Gaza
10 décembre 1987 : Cheikh Yassine, chef des Frères musulmans à Gaza, crée le Hamas ou «Mouvement de résistance islamique» et appelle au djihad contre les Juifs
13 octobre 1993 : Les Accords d'Oslo, signés à Washington, jettent les bases d'un futur État palestinien au côté de l’État d'Israël sur le territoire
5 novembre 1995 : Un étudiant religieux radicalisé assassine le Premier ministre Yitzhak Rabin (travailliste) après une campagne d'extrême-droite hostile aux Accords d'Oslo
28 septembre 2000 : Une visite du ministre de la Défense Ariel Sharon (national-conservateur) sur l'esplanade des Mosquées est vécue comme une provocation. Débute alors la seconde intifada et une série d'attentats-suicides revendiqués par le Hamas. Ariel Sharon deviendra Premier ministre, le 6 février 2001
9 janvier 2005 : Mahmoud Abbas (membre du Fatah, parti nationaliste laïque) est élu président de l'Autorité palestinienne, il nomme Premier ministre Ismael Haniyeh, dirigeant du Hamas. Ariel Sharon et Mahmoud Abbas mettent fin à la seconde intifada et Israël se désengage de la bande de Gaza
15 juin 2007 : Prise de contrôle de la bande de Gaza par le Hamas tandis que l'Autorité palestinienne contrôle la Cisjordanie. Le Hamas applique la loi islamique à Gaza
29 novembre 2012 : L'ONU donne le statut d'État observateur non membre à la Palestine
23 décembre 2016 : Résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations-Unies qui «exige de nouveau d’Israël qu’il arrête immédiatement et complètement toutes ses activités de peuplement dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est»
30 mars 2018 : Début de la «Grande Marche du retour» commémorant la Nakba qui se déroule jusqu'au 5 août 2019. Depuis la bande de Gaza, des manifestations pacifiques sont accompagnées de tentatives d'infiltrations sur le territoire israélien ainsi que de lâchers de ballons incendiaires à l'instigation du Hamas. La réplique d'Israël cause de nombreux morts et blessés parmi les manifestants et les terroristes
7 décembre 2021 : Fin de la construction d'une barrière de béton et d'acier de 65 km le long de la frontière de la bande de Gaza
29 décembre 2022 : Nouveau gouvernement du Premier ministre Benyamin Netanyahou (national-conservateur) incluant des ministres d'extrême-droite ; s'ensuivent une crise politique et des manifestations hostiles parmi la population
7 octobre 2023 : Opération Déluge d'Al-Aqsa lancée par le Hamas et début de la guerre Israël-Hamas


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