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16/03/2021 11:30

JEUNESSE : «Il y a besoin d’un accompagnement social à 360°», affirme Boris Vallaud sur le campus de Dijon

Le député des Landes et porte-parole du Parti Socialiste s’est déplacé sur le campus universitaire de Dijon le mercredi 3 mars pour réaffirmer le sens de la proposition de loi d'un «minimum jeunesse» de 18 à 25 ans.
Député socialiste de la troisième circonscription des Landes et porte-parole du PS, Boris Vallaud est porteur avec Hervé Saulignac, député de l'Ardèche, d’une proposition de «minimum jeunesse».
«Il s’agit d’ouvrir le revenu de base à 18 ans de façon automatique et inconditionnelle», résume Boris Vallaud. La proposition de loi comporte deux points majeurs : un revenu de 564 euros et une dotation de 5.000 euros pour un projet de formation, d’entrepreneuriat ou lié à la mobilité.

Mercredi 3 mars 2021, avec plusieurs élus socialistes de la majorité municipale dijonnaise notamment, à savoir Océane Charret-Godard, aussi secrétaire nationale du PS déléguée aux mutations économiques, Antoine Hoareau, secrétaire de la section Jean Moulin du Parti Socialiste de Dijon, et Hamid El Hassouni, président de la Mission Locale de l'arrondissement de Dijon, le député des Landes et porte-parole du PS s’est rendu sur le campus universitaire de Dijon, plus particulièrement à l’épicerie solidaire de la Fédération étudiante de Bourgogne inter-associative.

Un lieu symbolique du contexte actuel selon Boris Vallaud, «où les étudiants viennent parce qu’ils ne peuvent plus se nourrir». Le porte-parole socialiste a alors insisté : «On besoin de se rendre tous compte de l’urgence sociale de la jeunesse. Elle se pose la question de son avenir, de la valeur de son diplôme, de sa vaccination».

D’un point de vue idéologique, le «minimum jeunesse» est l’idée d’encourager la jeunesse à se lancer dans l’avenir. «Donner à la jeunesse les moyens de son émancipation est un acte de confiance envers elle».

«Combler les trous dans la raquette»


La proposition remonte à début 2019, lorsque 19 Départements socialistes avaient proposé une loi d’expérimentation. «On n’avait même pas pu en débattre», regrette Boris Vallaud, en ajoutant tout de même que «le combat continue».

La pertinence du «minimum jeunesse» est aujourd’hui renforcée par une consultation citoyenne étoffée de plus de 6.500 réponses. «Près de 70 % des Français y sont favorables. Il n’y a que le gouvernement qui n’en tient pas compte», veut souligner Boris Vallaud. En déplorant : «L’Assemblée Nationale est parfois capable de grands compromis républicains, la majorité en a été incapable. Madame Khattabi (députée de la Côte-d’Or) devrait avoir honte de la situation dans laquelle se trouve la jeunesse». Le député des Landes fait là référence à l’amendement de suppression déposée par la majorité mi-février.
En réponse, le groupe socialiste a déposé un amendement de compromis afin d’ouvrir le RSA dès 18 ans le temps de la crise, avant de retirer l’ensemble de la proposition.

Boris Vallaud ne souhaite pas abandonner l’idée d’avoir un jour un vrai débat dans l’hémicycle : «Nous espérons faire masse, convaincre, pour une idée qui appartient à toutes celles et tous ceux qui croient au progrès social. Evidemment que les jeunes ont envie d’une formation et d’un emploi, mais il y a besoin d’un accompagnement social à 360°, pour compléter les dispositifs existants et combler les trous dans la raquette. Aucune étude ne montre qu’aider les gens qui en ont besoin les fait renoncer à l’emploi. 23 des 27 pays de l’UE ouvrent leurs droits sociaux à 18 ans. Oui ça a un coût, mais quel est le coût social de la pauvreté ? Je préfère des droits pour tous que des allocations pour certains. C’est une question de justice et d’émancipation».

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier




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