Recherche
> Bourgogne - Franche-Comté > Bourgogne - Franche-Comté
19/07/2020 19:47

MISS BOURGOGNE : Chloé David, candidate à l’élection

Sélectionnée pour le concours de Miss Bourgogne, la jeune femme s’est livrée à Infos-Dijon sur sa participation et son engagement dans cette aventure qui l'emmènera jusqu'à début octobre. Et pourquoi pas plus loin.
Elle est dans les 14 jeunes femmes sélectionnées pour la concours de Miss Bourgogne, dont l’élection est annoncée cette année le 3 octobre à Chalon-sur-Saône.

Née à Colmar en raison de la mutation professionnelle de son père militaire, Chloé David a effectué toute sa scolarité et poursuit ses études à Dijon, où elle vit. Ses parents habitent aujourd’hui la commune de Magny-Saint-Médard.

Entretien avec Chloé David, bientôt 19 ans et lancée dans le concours et même dans l’aventure humaine. Une aventure qui avait été amorcée par une sélection au casting, s'étant déroulé au Grand Hôtel La Cloche le 28 juin dernier (retrouvez notre article en cliquant ici).

Chloé David en quelques mots


«Je suis étudiante et je passe en deuxième année de droit à la faculté de Dijon. J’hésite encore entre m’orienter vers la magistrature ou vers la Police judiciaire, pour devenir officier. J’ai toujours été attirée par les enquêtes même si le milieu pourrait paraître un petit peu ingrat pour les femmes. Il y a du mieux quand même. Il faut aller jusqu’au master puis passer un concours. C’est ambitieux mais je n’ai pas envie de m’ennuyer dans mon travail plus tard. Pour l’instant, je penche plutôt pour la Police judiciaire.

Sinon mes hobbies sont la cuisine, le sport et la mode… Comme je dis souvent, j’ai mon petit musée sur Karl Lagerfeld.»

«Ce concours, c’est le show»


Le concours Miss Bourgogne


«Ça fait un petit moment que ça me tente. J’attendais d’avoir l’âge pour participer, et beaucoup de personnes dans mon entourage m’y incitaient. J’aurai 19 ans le 30 août. Je pouvais tenter ma chance l’année dernière mais je ne me sentais pas encore prête.

J’ai commencé à travailler pour l’agence Class & Chic et ça m’a permis de gagner confiance en moi, de m’ouvrir aux gens. Je suis hôtesse au DFCO, au Palais des Congrès, sur plusieurs événements, à Dijon, Beaune et Chalon-sur-Saône. Être hôtesse, c’est aussi savoir bien se tenir, marcher avec des talons… Ce n’est pas comme le concours de Miss Bourgogne mais c’est déjà une première expérience, que je vais continuer avec la reprise du DFCO notamment.

Ce concours, c’est le show. C’est le fait aussi de pouvoir porter des robes de créateurs, pour moi qui aime beaucoup tout ce qui est mode et tendance. Et c’est aussi une aventure humaine… Des rencontres, des bons moments, comme les shootings par exemple. Le prochain événement où nous seront toutes rassemblées (les 14 candidates), ce sera à Chalon-sur-Saône le 31 août.

Jusqu’au premier shooting (jeudi 16 juillet), je n’avais pas trop l’impression d’être lancée dans le concours, mais ça y est c’est parti ! On a commencé à avoir des petits cadeaux, à profiter de séances photo… Une première très sympa pour moi. Là, je réalise un peu plus, mais j’appréhende très sereinement ces prochaines semaines. Je me suis d’ailleurs rendue disponible tout de suite pour le premier shooting.»

«Le droit d’être intelligente et cultivée»


Des moments forts à retenir


«La première Miss dont je me souviens est Chloé Mortaud (élue Miss France en 2009). Avec le même prénom, c’est peut-être un signe ! Forcément, il y a aussi Marine Lorphelin (Miss Bourgogne en 2012 et Miss France en 2013) qui m’a marquée et Sophie Diry (Miss Bourgogne en 2019) qui est allée très loin. Pouvoir la côtoyer et lui demander des conseils, ce n’est pas rien.

Je trouve en plus que concours a évolué dans le bon sens. Ce n’est plus sois belle et tais-toi. Iris Mittenaere (Miss France 2016 et Miss Univers la même année) a beaucoup apporté à l’mage du concours. Elle a su se faire entendre. C’est ridicule de dire qu’une Miss est juste belle. Elle a le droit d’être intelligente et cultivée.»

Le rôle de Miss Bourgogne


«C’est d’abord un rôle d’ambassadrice, qui représente sa région et qui ne tourne pas le dos à ses valeurs. Je n’ai pas envie d’oublier qui je suis et de faire la star au sens négatif du terme. Une Miss doit rester naturelle et proche des gens, souriante et simple. Car la simplicité, c’est l’élégance.

La Bourgogne est une région vraiment riche au niveau gastronomique et culturel, une région touristique où il y a toujours des choses à faire, mondialement connue grâce à ses vins. Ce serait un honneur de la représenter.»

Des messages à porter


«Ce serait parler du racisme. C’est un sujet d’actualité mais au-delà de ça, c’est souvent, c’est courant, c’est dans la rue… Pour moi qui suis en droit, la discrimination par rapport à une couleur de peau, je trouve ça vraiment ahurissant.

J’aimerais aussi insister et pourquoi pas développer une nourriture bio et locale parce que franchement quand je vois les additifs, les émulsifiants et tout ça je me dis que c’est de moins en moins bon pour la santé. Je cuisine justement pas mal moi-même pour cette raison-là, pour manger sainement et faire plaisir à mes proches.»

«Si cette aventure m’offre des opportunités, je les prendrai»


Et si c’était vous Miss Bourgogne…


«Forcément, j’en ai envie. C’est le graal. Avec une place au concours de Miss France en prime, ce serait incroyable. Si j’échoue, ce ne ne sera que du positif. Je ne vais pas du tout le prendre négativement.»

Une préparation particulière ?


«Je vais surtout travailler sur mes réseaux car à la base je ne suis pas quelqu’un qui utilise beaucoup les réseaux sociaux. Je commence à m’y mettre peu à peu pour avoir un maximum de votants. Pour ce qui est des présentations et des défilés, l’expérience s’acquiert au fur et à mesure, au fil de nos répétitions. Ça ne m’angoisse pas.»

Les opportunités dans la mode


«Si cette aventure m’offre des opportunités, je les prendrai. Le milieu de la mode m’intéresse vraiment et mes premiers pas dans le concours me le confirment. J’essaierai de cumuler mes études et la mode mais je n’abandonnerai pas mes études. À moins d’une opportunité très sérieuse et stable, je ne pense pas que je les lâcherai. Mais vivre d’une passion qu’est la mode pour moi, ça mérite d’y réfléchir.»

Propos recueillis
par Alix Berthier