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13/09/2020 19:47

MISS BOURGOGNE : Fantine Gaillard, candidate à l’élection

Candidate à l’élection de Miss Bourgogne, la Côte-d’Orienne nous a livré ses impressions sur sa participation au concours, à moins d’un mois de l’élection prévue début octobre, salle Marcel Sembat à Chalon-sur-Saône.
Après avoir discuté avec Chloé David et Maud Garnier - parmi les Côte-d’Oriennes retenues pour l’élection de Miss Bourgogne -, nous avons rencontré Fantine Gaillard. Venant de Merceuil, la jeune femme de bientôt 20 ans ne se met aucune pression particulière quant au concours. Elle tient à garder sa personnalité et ses idées, sans surjouer vis à vis du public.

Entretien avec la candidate Fantine Gaillard.

Fantine Gaillard en quelques mots


«Je m’appelle Fantine Gaillard et j’ai bientôt 20 ans (le 2 novembre prochain). Je suis de Merceuil à côté de Beaune. Je viens de terminer deux années de prépa ECE au lycée Carnot à Dijon qui va permettre d’entrer à la Montpellier Business School à la rentrée (21 septembre) pour trois voire quatre ans. Je n’ai pas d’idée précise sur le métier que je souhaite exercer. Je me donne le temps d’élargir mon horizon et mes centres d’intérêt. L’envie est de m’épanouir professionnellement aux côtés de gens épanouis.»

Pourquoi participer au concours ?


«Je ne m’étais jamais posé la question d’y aller même si regarder Miss France m’a toujours intéressée. Lauralyne Demesmay (Miss Franche-Comté 2018 et 2ème dauphine de Miss France 2019) qui était dans ma classe à Carnot m’a toujours dit que son expérience a été très bonne. Je me disais en fait que je n’avais pas mes chances ou que je n’étais pas faite pour ça.

Le déclic a été que les gens croient en moi, comme Lauralyne qui m’a encouragée à tenter ma chance, en me disant que je pouvais me donner ma chance. Peut-être que j’aurais été éliminée plus tôt s’il y avait eu tous les castings mais j’ai su saisir ma chance cette année. Je prends tout ce qui est bon à prendre. Et je dirais que ça a pimenté ma vie pendant le confinement (une bonne partie de la sélection s’est faite par vidéo).»

«J’ai l’impression de faire partie du patrimoine, c’est fou»


Impressions de candidate


«Ce concours, ça m’occupe dans le bon sens du terme. C’est super intéressant de pouvoir vivre cette aventure à côté des études. On peut classer cela dans une aventure humaine, car je rencontre des gens, je découvre une autre manière de me présenter aux gens. Les gens me voient autrement, mais cette étiquette n’est pas péjorative bien au contraire.

C’est gratifiant. J’ai l’impression d’être précieuse, de faire partie du patrimoine, c’est fou. C’était par exemple intéressant de rencontrer le maire de Chalon-sur-Saône et de voir que les photographes sont là pour nous. Ça fait du bien de se sentir importante en tant que candidate à un concours.»

Aller jusqu’au titre ?


«J’ai cette ambition de gagner comme tout le monde je pense mais j’ai surtout envie de participer. C’est peut-être bête à dire et ça peut être une phrase de perdante. Je prends le concours très à coeur mais si je ne gagne pas, ce sera de toute façon une porte ouverte pour une autre candidate méritante car on l’est toutes. Et si je ne gagne pas, ce n’est pas dit que ça ne m’apporte pas des opportunités quand même. Perdre le concours de Miss Bourgogne cette année n’est pas du tout une fin. Et je peux retenter ma chance l’année prochaine si j’en ai envie.»

Quelle image de la Bourgogne ?


«C’est visuel. Elle est réputée mais il faut vraiment y être pour se rendre compte d’une vraie ambiance. Le vin, il faut le goûter. Le très bon vin qui vient de nos vignes. Et pour moi, la Bourgogne, c’est surtout la Côte-d’Or. Je me vois travailler à l’étranger plus tard mais je me vois vivre en Bourgogne.»

Une Miss en modèle ?


«Iris Mittenaere (Miss France et Miss Univers 2016), c’est wahou ! Elle est belle, elle est allée loin et elle a beaucoup de prestance. On a envie de l’approcher. Elle montre l’exemple que les Miss valent plus que leur physique.»

«Je n’ai pas envie de me dire qu’être Miss, c’est tomber dans un cliché»


Accro à la mode ?


«J’aime beaucoup être habillée comme une Lady avec des belles robes et tout ça mais pour moi la récup’ permet de faire ses vêtements soi-même… Donner une seconde vie aux vêtements, je trouve ça génial. Ma maman est couturière donc il m’est arrivé de me créer des vêtements. Une dame qui m’était chère est partie et il se peut que je porte ses vêtements certains jours. C’est une fierté pour moi en quelque sorte.

Sinon, les créations de Jacquemus me plaisent, et c’est un plaisir parfois de s’acheter des choses Hermès. On se dit qu’on se fait plaisir avec ce qu’on a durement gagné en travaillant tout l’été.»

Sa préparation


«Mes objectifs sont surtout physiques. Je pense qu’avoir un physique tonique est important. Je garde toujours l’objectif de faire du sport. Je suis une vraie pile électrique donc il faut que je me dépense tout en gardant la forme.

Je persiste à penser qu’il faut que je reste moi-même. Je n’ai pas envie de me dire qu’être Miss, c’est tomber dans un cliché. C’est totalement faux. Nous sommes acceptées comme nous sommes, sans obligation de participer d’ailleurs au départ.
À moi qui suis très bavarde, très énergique, certains m’ont dit de me taire en sachant que j’allais participer au concours. La fausse idée "Sois belle et tais-toi", aucune candidate ne l’accepte et ce n’est pas du tout l’ambiance dans le Comité Miss Bourgogne. Ni lors des shootings où la parole nous est aussi donnée.

Sinon, j’ai fait les vendanges cet été, comme tous les ans avant la prépa. Là où je suis, j’ai le choix. C’était d’ailleurs amusant lors du premier shooting-photo avec mes mains toutes scarifiées. J’ai juste dit : vous voulez quelqu’un qui représente la Bourgogne, je suis là !».

Sensible à la cause animale


«Il y a beaucoup de causes auxquelles je suis sensible. Je vais retenir la cause animale et environnementale. Je suis végétarienne depuis bientôt trois ans et, même si je ne suis pas le genre à blâmer les gens pour ce qu’ils font ou ce qu’ils ne font pas, je pense qu’il est important de les informer.
Le dialogue est beaucoup plus calme. Ce serait bien de faire le tri dans les informations sur les réseaux sociaux par exemple et de poser les choses. Dans la mesure où les gens ont une information véridique et objective, on peut avancer ensemble, en adoptant les mêmes habitudes ou non.

Pour ma part, je n’ai plus eu envie de manger de la nourriture transformée quand j’étais en terminale. Je me suis rendue compte que je n’avais pas forcément envie de viande une fois rentrée à la maison. Et je mange mieux avec cette vigilance de ne pas être en carence.»

«Je n’ai pas envie de me prendre pour une star internationale»


Des inquiétudes d’être Miss dans le contexte sanitaire ?


«C’est sûr que ça va être un peu particulier sachant qu’on doit rencontrer du monde. En fait, c’est se demander : qu’est-ce que l’on doit faire pour adopter les meilleurs gestes ?Même entre nous les Miss, on se dit qu’on va porter le masque au maximum mais on se dit aussi qu’il faut l’enlever pour les photos officielles… Dans le contexte, on est tout le temps entre les deux situations.

Il y a des risques sanitaires et ça peut faire peur. Et puis il y a un autre risque, c’est de voir des événements s’annuler. Après je pense qu’il ne faut pas s’en plaindre en cas d’élection. Il faut se protéger, respecter les mesures sanitaires et on trouvera toujours des moyens de bien en profiter.»

L’usage des réseaux sociaux


«Propre à chacune et chacun d’y être mais je pense que c’est bien, bien de savoir les utiliser. Les usages sont nombreux. Les dangers sont que certaines personnes ne savent pas les utiliser ou se font avoir. C’est bien de savoir vivre avec son temps mais je pense que ce n’est pas une obligation.

Pour les Miss, c’est un vrai relais. Pour ma part, j’utilise notamment Instagram pour agrandir ma communauté comme on dit. Je ne me décrirais pas comme instragrameuse ou influençeuse mais c’est vrai que la présence sur les réseaux sociaux aide à la notoriété. Cela dit, je n’ai pas envie de me prendre pour une star internationale que je ne suis pas. Même si je poste des photos où je suis sous mon meilleur jour, je reste simple.»

Que dire aux votants ?


«Je leurs dirais qu’ils votent pour la candidate qu’ils connaissent et qu’ils aiment, mais aussi pour la candidate qui pour eux représentera le mieux la Bourgogne pendant un an, pas seulement avec son physique. La Bourgogne, la représenter, ça dépasse évidemment cela.»

Propos recueillis
par Alix Berthier