
Ce jeudi 26 juin, le vice-président Michel Neugnot a présenté le rapport conduisant à l'achat de 14 nouvelles rames Régiolis auprès de CAF France.
En session du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, ce jeudi 26 juin 2025, à Dijon, le premier vice-président Michel Neugnot, chargé notamment des transports, a présenté un dossier attendu et qui n'a pas manqué de faire l’objet de remarques de la part des élus.
Compte tenu de l’augmentation de la fréquentation des trains régionaux qui nécessite une réponse capacitaire durable pour éviter les situations de surcharge constatées sur certains axes du Réseau Train Mobigo et de la durée de vie de matériel, 2025 est marquée par une nouvelle étape d’acquisition de rames de trains.
Il est, en effet, aujourd’hui, nécessaire d’acter les besoins d'acquisition de matériel roulant indispensables pour poursuivre l’exploitation des trains Mobigo dans de bonnes conditions et de manière résiliente, dans le cadre de la stratégie actualisée du matériel roulant présentée et adoptée par le Conseil Régional en février 2025.
14 nouvelles rames Régiolis
Dans ce contexte, et au titre du Plan Pluriannuel d’Investissement, la Région prévoit l’acquisition de 14 nouvelles rames Régiolis dont :
- 5 Régiolis – 6 caisses électriques pour l’axe Paris -Migennes – Dijon – Chalon – Mâcon – Lyon.
A l’horizon 2028, le parc régional de Régiolis-6 caisses sera constitué de 29 Régiolis-6 caisses homogènes aptes à circuler en compatibilité d’itinéraire sur l’ensemble de l’axe Paris-Lyon et pourront être utilisés sans restriction soit pour le Service Intervilles, soit pour le Service de Trains Semi-Directs.
Ces rames offriront une capacité unitaire de 355 places assises avec une aptitude d’emport maximale jusqu’à 620 personnes, et pourront composer des trains doubles ou triples, soit jusqu’à plus de 1000 places assises par train.
- 9 Régiolis-4 caisses électriques et thermiques (avec l’option d’une rame supplémentaire)
Principalement pour les axes Besancon / La-Chaux-de-Fonds, Dijon / Besancon / Belfort et Besancon / Lons-Le-Saunier / Lyon
Etant Bi-modes, ces Régiolis seront aptes à circuler sur l’ensemble de ces sections.
Ces rames offriront une capacité unitaire de 228 places assises et pourront accueillir jusqu’à 2 unités de fauteuils roulants. Elles intègrent également en voiture centrale des toilettes spécialement adaptées aux unités de fauteuils roulants et disposeront également en cas de très forte affluence d’une possibilité d’emport de personnes debout pour une capacité totale allant jusqu’à 400 personnes par rame. Elles seront généralement doublées en heures de pointe, soit 450 places assises par train.
L’acquisition de ces 14 nouvelles rames représente un investissement régional de plus de 170 M€ €.
La Région a obtenu un étalement des crédits de paiements. Le paiement se fera jusqu’en 2030.
A terme le parc régional comprendra 36 rames Régiolis.
Céline Bahr pointe du doigt l’insuffisance des financements par la Région
Je ne vais pas évoquer les trains que l’on a laissé passer, ni les mauvaises idées. Je vois trois leviers qu’on pourrait activer : c’est de progresser vraiment sur l’analyse des données. Vous me direz que c’est compliqué. Entrons enfin dans l’ère du Big data. Il est temps d’avoir une analyse fine pour analyser l’offre à la demande. Le deuxième levier est de mettre à jour vos stratégies en vous appuyant sur une réalité et pas sur des hypothèses.
Le troisième levier que je vois, c’est de tirer parti de l’ouverture à la concurrence. En février dernier, nous nous étions abstenus parce que nous estimons qu’il n’y a pas assez de nouveaux trains pour répondre à l’appétence en direction du train. La surfréquentation est un problème très complexe.
Michel Neugnot
Données Big data, je suis d’accord avec vous. Ces trains sont équipés de comptage. Il est nécessaire d’avoir cela. Le fait qu’on veuille avoir un outil pour privilégier la relation clientèle, pourquoi fait-on ça ? C’est pour dialoguer en temps réel, pour pouvoir leur donner des informations dès que l’on a des éléments. Quand on a un train complet, c’est pouvoir le dire aux voyageurs. C’est cette relation que l’on veut mettre. Vous avez raison là-dessus.
Les 170 millions qu’on met, il y a une option. Il en manque un. Ce n’est pas suffisant. Si on arrive à dégager des ressources nouvelles, il faudra en acheter d’autres. Je suis d’accord avec vous.
Personne après 2019, n’imaginait qu’il y avait une appétence aussi importante.
On a pris de l’avance et on va permettre de vivre cet afflux.
Pascal Blaise pointe un sous-investissement chronique
L’élu RN débute fort son intervention en taclant un sous-investissement chronique et un mécontentement des voyageurs. Sur l’axe PLM, toutes les rames ont une capacité insuffisante selon lui.
« Depuis le début de mandat, nous sommes écoutés mais jamais entendus » ajoute-t-il. La nouvelle commande était attendue face à la hausse significative de la demande. Pour le RN, ce n’est pas assez.
Selon lui, c’est un gaspillage, une erreur stratégique. Il dénonce le choix de positionnement du nouveau matériel, dénonçant l’abandon de petites lignes. Le RN approuvera l’achat de matériel même si la commande est sous-dimensionnée selon le groupe.
Michel Neugnot
Je ne vais pas répondre. Demain en fin de séance, vous avez une question à laquelle je répondrai.
Unanimité obtenue sur cette délibération.
Émilie Mondoloni