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20/02/2021 03:27

PHARMACIE : Bruno Le Maire annonce que Crossject est lauréate du plan de relance

Ce vendredi 19 février à Arc-lès-Gray, en Haute-Saône, le ministre de l’Économie est venu annoncer officiellement à la biotech de Bourgogne-Franche-Comté qu'elle allait bénéficier d'une subvention de l’État. «La France peut redevenir une grande terre industrielle», a également déclaré Bruno Le Maire sur un ton optimiste en faisant le lien avec des créations d'emploi.

Les bonnes nouvelles s'accumulent pour Crossject, entreprise fondée en 2001 à Dijon par d'anciens salariés du groupe Fournier. En 2019, la biotech a obtenu le statut de laboratoire pharmaceutique. Fin 2020, une levée de fonds a apporté 12 millions d'euros au capital.

Ce vendredi 19 février 2021, c'est Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, qui s'est rendu à Arc-lès-Gray, en Haute-Saône, pour annoncer officiellement que Crossject était lauréate de France Relance : elle recevra une subvention de 1,5 millions d'euros.

Le ministre a été accueilli par le président du directoire de Crossject, Patrick Alexandre. La délégation comptait notamment la préfète de la Haute-Saône, Fabienne Balussou, le député de la Haute-Saône, Christophe Lejeune (LREM), la conseillère régionale de Bourgogne-Franche-Comté, Claudy Chauvelot-Duban (PS), le conseiller départemental de la Haute-Saône, Serge Toulot (divers gauche), le président de l'ARMF Haute-Saône, Jean-Paul Carteret, le vice-président du Val de Gray, Philippe Ghiles, ainsi que le maire d'Arc-lès-Gray, Xavier Coquibus.

Zeneo ou l’injection sans aiguille d'un médicament

Depuis 1997, les équipes de Crossject développent un produit médical innovant, Zeneo. Pré-rempli et à usage unique, le dispositif permet l’injection sans aiguille d'un médicament propulsé en moins d’un dixième de seconde à travers la peau.

En cas de crise, le patient ou l’un de ses proches injecte la dose conservée en permanence à proximité immédiate du patient. Chaque minute compte dans les situations d’urgence. «Zeneo donne au patient, à son entourage et aux professionnels de santé les moyens de prendre en charge la crise sur place et sans délai», souligne Patrick Alexandre.

Passer de 70 à 200 employés


Le premier essai clinique réussi a eu lieu en 2005. En 2014, la société a été introduite en bourse avec l'objectif de développer sept médicaments dont six pour des situations d'urgence. Aujourd'hui, la biotech cotée sur Euronext Growth Paris capitalise 100 millions d'euros et emploie 70 personnes réparties à Dijon et Arc-lès-Gray.

À présent, Crossject prévoit un investissement de 7,5 millions d'euros pour continuer de développer sa production et atteindre un effectif de 200 employés. «C'est de la relocalisation, ce sont des emplois, c'est de l'activité sur les territoires», s'enthousiasme Bruno Le Maire en annonçant officiellement la nouvelle à Patrick Alexandre.

Selon le président, «c'est une grande fierté pour Crossject d'avoir reçu Monsieur le ministre Bruno Le Maire, aujourd'hui dans notre unité industrielle d'Arc-les-Gray. L'intérêt du ministre pour nos médicaments basés sur l'auto injecteur sans aiguille Zeneo témoigne de la reconnaissance du travail de toutes nos équipes».

La subvention contribuera à renforcer la trésorerie et à sécuriser l'outil industriel. Le soutien de l’État permettra de crédibiliser l'entreprise auprès de ses partenaires en Europe et aux États-Unis. «Cette reconnaissance nous porte encore plus dans notre ambition de sauver des vies», assure Patrick Alexandre.

«Nous sommes sur un projet de haute technologie»


«L'entreprise Crossject est le meilleur exemple que l'on peut donner de cette capacité de relocalisation industrielle que nous avons en France. Nous sommes sur un projet de haute technologie qui sur le principe d'une injection sans aiguille (…) que cette entreprise est une des seules à maîtriser avec une forte valeur ajoutée», déclare le ministre à l'issue de sa visite du site.

Bruno Le Maire met en avant une expertise personnelle en évoquant la situation de son fils «très allergique» qui n'est pas satisfait par les dispositifs avec aiguille existant : «avoir des dispositifs plus efficaces comme celui-là, d'injection sans aiguille, plus simples à utiliser, notamment pour les enfants, c'est bon pour l'emploi, c'est bon pour la sécurité sanitaire de tous ceux qui souffrent d'épilepsie où l'on a quelques minutes pour réagir et pour faire l'injection».

«La France peut redevenir une grande terre industrielle»


En élargissant son propos, le ministre de l’Économie entend délivrer un message positif au cœur de la crise sanitaire : «la France est compétitive en matière industrielle. Elle peut réussir à relocaliser sur des territoires de l'activité industrielle. (…) Tout l'objectif du plan de relance, c'est d'apporter à tous ces projets de relocalisation industrielle, dans le domaine de la santé ici, dans le domaine aéronautique dans d'autres territoires, des soutiens financiers».

Le ministre poursuit : «la relance est en train de réussir dans notre pays. La relocalisation industrielle dans des domaines à forte valeur ajoutée est en train de réussir. Elle réussit parce qu'il y a l'engagement des chefs d'entreprise, parce qu'il y a la créativité et l'engagement des salariés, parce que nous avons fait des choix fiscaux avec le président de la République que nous avons tenus depuis le début du quinquennat : baisse de l'impôt sur les sociétés, baisse de 10 milliards d'euros d'impôts de production – c'est vital pour le secteur industriel -, parce que nous avons redonné l'amour de l'industrie (…). Dans ce département, dans la région Bourgogne-Franche-Comté, partout en France, je veux que l'on entende dire pour un jeune qui cherche à s'orienter, 'l'industrie, c'est un secteur d'avenir'. L'industrie, cela fait partie de notre culture, cela fait partie de ce que nous sommes comme Français».

«Il y aura autant d'argent que nécessaire pour ces projets industriels»


«On va reconstituer, à la faveur de cette crise, des chaînes de valeur, à haute valeur ajoutée, avec de la proximité et de la relocalisation de nos emplois, ici, en France. (…) La France peut redevenir une grande terre industrielle», assure Bruno Le Maire qui  indique les conditions à réunir pour réussir une relocalisation : avoir un produit innovant, procéder une intégration locale pour ne pas dépendre de fournisseurs lointains, compter sur une compétitivité financière avec la baisse des impôts de production mise en œuvre par le gouvernement.

Sur sa lancée, Bruno Le Maire n'a de cesse de faire le lien avec de potentielles créations d'emploi alors que le taux de chômage en France pourrait dépasser les 10% à fin 2021 : «il y aura autant d'argent que nécessaire pour ces projets industriels. Je crois à la reconquête industrielle de la France. Le président de la République a été très clair, notre stratégie c'est celle du 'quoi qu'il en coûte'. Toute dépense d'investissement aujourd'hui est une bonne dépense. (…) L'avenir de la France se joue dans l'innovation, ça coûte cher. C'est normal que l’État vienne aider à investir. C'est ce qui nous permettra de rester au premier rang des grandes nations industrielles, c'est ce qui nous permettra de garder notre avance technologique et c'est ce qui nous permettra de créer de nouveaux emplois».

Jean-Christophe Tardivon

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