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11/01/2021 12:44

POLITIQUE : Arnaud Montebourg fait un pas de plus vers une candidature à la présidentielle

Le rythme des cartes postales envoyées par l'ancien ministre devenu entrepreneur s'accélère. Des proches d'Arnaud Montebourg viennent de créer une nouvelle formation politique, l'Engagement.

Ce n'est pas une candidature à l'élection présidentielle de 2022, pas officiellement. Un proche d'Arnaud Montenbourg, Valentin Przyluski, a lancé ce dimanche 10 janvier 2021 un nouveau mouvement se situant à gauche: «l'Engagement». Cela correspond au titre du dernier livre de l'ancien député PS de Saône-et-Loire, devenu ministre de l’Économie durant le quinquennat de François Hollande.

Valentin Przyluski a participé à la campagne d'Arnaud Montebourg pour les primaires socialistes en 2011 puis a rejoint le ministre à Bercy en tant que conseiller aux industries écologiques. Aujourd'hui, Valentin Przyluski est le président du jeune mouvement l'Engagement.

Ces dernières années, Arnaud Montebourg s'est reconverti dans le Made in France avec sa marque de miel Bleu Blanc Ruche et le développement à Dijon de l’École des Hautes Études en Apiculture. Récemment les glaces et les amandes ont été ajoutées à la gamme de produits (lire le communiqué) et même de la pâte à tartine (lire notre article).

JCT
Communiqué de l'Engagement du 10 janvier 2021 :

Rejoignez le mouvement l'Engagement

L’Engagement, c’est celui de reprendre le contrôle de nos vies. C’est un mouvement qui répond au désespoir insupportable des Françaises et des Français que l’on n’écoute plus.

Ce sont des gens pour les gens, qui font L’Engagement. Nous voulons le retour d’un État au service de l’intérêt général, libéré de l’emprise d’une minorité. L’Engagement affirme que les préoccupations des Françaises et des Français doivent être les priorités de l’Etat : la réponse à l’urgence climatique, la protection de nos emplois existants et à venir, de nos libertés, l’entraide et le dialogue entre tous.

En 2020, nous avons tous constaté l’absurdité du système dans lequel nous avons été entraînés. L’inversion des valeurs, la déconsidération de ceux qui sont pourtant les plus utiles à la vie sociale et à nos vies à tous. L’Engagement ne veut pas laisser ce constat s’évanouir. Les raisons du sursaut sont en nous-mêmes.

La pandémie mondiale a mis à nu, sous toutes ses facettes, la crise inédite traversée par notre pays et subie par la société française depuis tant d’années. État dysfonctionnel, appauvrissement industriel et agricole, système hospitalier à bout de souffle, libertés publiques fragilisées, nouveaux privilèges pour quelques privilégiés, déclassement national, la crise sanitaire a agi comme un révélateur cruel de la perte de contrôle de notre vie collective.

Les grandes conquêtes de notre Histoire - sociales, économiques, culturelles - celles qui ont forgé l’identité de notre pays, semblent quotidiennement foulées au pied par des gouvernants qui ont « laissé tomber » le plus grand nombre. Ils ont agi pour préserver les logiques de marché plutôt que les intérêts de notre pays, quelques intérêts privés plutôt que l’intérêt général.

Sinon, comment expliquer la perte de dignité ressentie par tant de gens ?
L’affaiblissement de notre Etat ?
L’absence d’actions résolues face à la crise climatique ?
L’absence de perspective pour ceux qui ne suivent pas le mouvement ?
Le démantèlement de nos groupes industriels les uns après les autres ?
L’effacement de la France dans tant de secteurs constitutifs de l’économie de demain, l’économie numérique notamment ?
L’abandon de nos premiers de corvée, agriculteurs, fonctionnaires de premières lignes, salariés précaires du secteur privé ?
La lenteur à prendre la mesure des inégalités criantes entre les très riches et les autres, entre les femmes et les hommes, à combattre les violences de genre, pourtant dramatiquement fréquentes ?
L’appauvrissement de notre recherche ?
Les coups portés sans relâche à nos libertés ?
Et tant de dysfonctionnements qui polluent la vie des gens ?

Notre pays donne l’impression d’avoir perdu sa flamme et son modèle singulier. Il ne trouve désormais d’unité que dans sa capacité à douter de son avenir et de sa place réelle dans le monde. Les crises succèdent aux crises à un rythme de plus en plus soutenu. Les incivilités sont devenues normales dans toutes les catégories de la société, et le tragique a frappé la France à de nombreuses reprises. Rarement dans notre histoire un sentiment de malaise n’a été ressenti collectivement, dans toutes les strates de notre société. La défiance envers les institutions, la science, la politique et l’autorité est aujourd’hui à son comble.

Et pourtant, dans cette même société, des individus, s’affranchissant des étiquettes politiques, se mobilisent, inventent de nouvelles solutions, des nouvelles façons de faire, choisissent de donner du temps à des engagements qui ont de la valeur pour la collectivité. Des associations s’engagent pour changer un peu la vie. Des entreprises font de nouveaux choix, inventent de nouveaux modèles et de nouvelles manières de faire. Malgré le malaise diffus, une nouvelle France est en germe, s’engage et se mobilise pour des causes justes, qui servent la collectivité. Cette France, ces France, notre France sont émiettées, devenues invisibles mais forment, ensemble, la majorité sociale réelle et vivante de notre pays.

Diverse comme elle l’a toujours été, notre société apparaît divisée et conflictuelle comme jamais en l’absence de place publique, de terre-plein commun, d’espaces où se rassembler, d’enceintes où se partagent un récit collectif, où s’expliquent les différences, où sont encadrés les conflits, où s’organisent les dialogues et se construisent les compromis historiques d’un Nation, où les négociations et l’action commune font vivre concrètement la démocratie et plus encore la République.

Pour nous, l’ordre de la société, le respect et les salaires, ne reflètent plus la valeur et l’utilité du travail de chacun pour le bien commun :
fonctionnaires de première ligne, soignants, policiers, travailleurs sociaux et instituteurs ;
premiers de corvée dans les services à la personne, la logistique ou la grande distribution ;
étudiants précarisés qui étudient et qui ont un emploi ;
indépendants, commerçants, artisans qui travaillent à leur compte sans demander l’aide de personne ;
acteurs des centaines de milliers d’associations actives aujourd’hui pour un projet, une activité, une cause ;
élites lucides sur les errements de de l’oligarchie, chercheurs sans crédits, magistrats privés de moyens, hommes et femmes de culture, ingénieurs attachés à l’invention et à la production, il n’est plus question d’accepter une organisation de la société qui ne reconnaît pas votre travail et vos mérites.

Les Français ont les ressources et la volonté de forger un nouveau projet de société, de construire une société où chaque Française et Français de bonne volonté peut s’engager : reprendre en main notre destin, proposer un ordre social différent, plus ouvert, moins compliqué, où la confiance est plus grande dans l’individu et la société, où il est possible de s’émanciper et de choisir sa vie.

Parce que la valeur des choses, la considération des hommes et des femmes, le mérite et l’utilité de chacun sont des choses trop importantes pour être laissées à l’appréciation du marché et d’une élite coupée de la société,
Parce que l’urgence climatique, la souveraineté populaire et l’indépendance économique doivent enfin devenir des priorités partagées par tous,
Parce que nous souhaitons porter l’entraide et la défense de la dignité de chacune et chacun au pouvoir,
Parce qu’il est temps de prendre le parti des gens,
Parce que si de nombreux individus de tous âges, de tous les territoires de France, tous différents mais partageant une bonne volonté commune pour faire prévaloir l’intérêt général sur le renoncement et le conflit, alors tout devient possible,

Nous appelons tous ceux animés par la volonté de créer, de partager, d’inventer, tous ceux qui restent attachés à une certaine idée de la France et de son avenir, à nous rejoindre.