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27/11/2021 18:28

PRÉSIDENTIELLE : Les soutiens d’Arnaud Montebourg tractent à Dijon

La première opération officielle de tractage à Dijon en faveur du candidat à la présidentielle s’est déroulée au centre-ville ce samedi 27 novembre. Les militants gardent la foi malgré une polémique générée début novembre par une déclaration «extrême» du candidat se revendiquant toujours de gauche.
Au croisement des rues Musette et François Rude ce samedi 27 novembre 2021 en milieu de matinée, les échanges restaient sympathiques entre les militants de la campagne d'Arnaud Montebourg et les passants.

«Des propositions vont vous surprendre vous verrez !»


Clément Van Melckebeke tendait un tract à passante avec en tête «La remontada de la France 2022-2027 avec Arnaud Montebourg» et le portrait du candidat à l’élection présidentielle en avril 2022.
«Je le prends si vous voulez mais je ne suis pas persuadée qu’il aille très loin», lui a-t-elle dit. «Ah vous croyez ? C’est ça la remontada, personne ne s’y attend et il dépasse tout le monde au final. Des propositions vont vous surprendre vous verrez !», a répondu avec le sourire Clément Van Melckebeke.


Quelques temps plus tard, un passant déclinait la main tendue en charriant le militant : «Arnaud Montebourg de gauche vous croyez ? De gauche, ou de droite ? On ne sait plus trop». Réponse du soutien du candidat ne manquant pas de répartie : «Arnaud Montebourg apporte des réponses de gauche, même aux problèmes de droite».

Troisième situation cordiale malgré les opinions divergentes : «Ah ça aurait été un tract pour Zemmour, je l’aurais bien pris».
«Vous voyez vraiment Zemmour président ?». «Non mais au moins c’est le seul qui remue tout le monde». «D’accord mais remuer ne fait pas tout !».

«La France peut utiliser des moyens de pression, tout simplement»


Pour en revenir à la campagne d’Arnaud Montebourg, celle-ci a été entachée début novembre d’une déclaration choc de la part du candidat qui proposait d’interdire les transferts d’argent par Western Union vers les pays refusant d’accueillir leurs ressortissants.

«Il y a eu cette déclaration malheureuse», admet Clément Van Melckebeke, qui tempère : «Ça ne figure pas dans le livre "La Remontada". Ça ne figure pas dans le programme. Arnaud Montebourg a voulu dire que la France peut utiliser des moyens de pression face aux pays qui ne veulent pas qu’on leur renvoie leurs ressortissants qui sont condamnés, tout simplement. Le moyen de pression évoqué n’était pas le bon et il l’a reconnu».

Étant l’une des quatre têtes de pont de la campagne d’Arnaud Montebourg en Côte-d’Or avec Céline Maglica, Kheira Bouziane et Gérard Cariteau, le militant n’a pas perdu confiance en le candidat «capable d’intéresser par la force de ses propositions qui s’adressent également aux jeunes».
Entre «les caricatures» tendant vers l’extrême-droite ou l’extrême-gauche «dans lesquelles on veut entraîner la jeunesse», Arnaud Montebourg peut selon lui «fédérer autour de positions modérées».

«Arnaud Montebourg a agi quand il était ministre»


Interrogé sur le fait que le salon du Made in France fut dernièrement l’occasion pour plusieurs personnalités politiques de s’en emparer, au-delà du prix reçu par Arnaud Montebourg, Clément Van Melckebeke préfère retenir : «Il y a une cohérence dans ses idées, une continuité qu’il porte depuis une dizaine d’années que je m’intéresse à la politique. C’est lui qui a parlé en premier de la démondialisation, c’est lui qui a défendu le Made in France lorsqu’il était ministre. Ses idées ont infusé dans la société et parmi les autres candidats mais rappelons qu’il y a les postures et les actes ensuite. Arnaud Montebourg a agi quand il était ministre (de l’économie, du redressement productif et du numérique de mai 2012 à août 2014). Et il a été ministre tout en gardant l’indépendance de ses idées, c’est une force. Il a une expérience politique et ça lui donne une stature d’homme d’État que n’ont pas tous les candidats. On ne parle pas là de ministre de Mitterrand comme l’a été Mélenchon par exemple, c’est plus récent. Place à la nouvelle génération».

Thomas Liosel, est délégué départemental des Jeunes pour Montebourg en Côte-d’Or. Il s’intéressait à Jean-Pierre Chevènement. «Ses thèmes sont les thèmes d’Arnaud Montebourg aujourd’hui».
L’étudiant de 20 ans n’oublie pas le «courage politique» de son candidat dans le dossier Alstom. «Il a les solutions, la réindustrialisation, le Made in France et par conséquent les circuits courts. Il a les solutions pour remonter le pays, alors qu’on glisse vers une pente négative. Les grandes lignes de son programme sont là pour répondre aux problématiques que sont les délocalisations, le chômage de masse et la crise à venir».

«La motivation, on la garde car les thèmes sont forts»


Thomas Liosel ne cache pas que l’idée lancée début novembre par Arnaud Montebourg et ayant valu au candidat d’être taxé de droite et même plus «a créé beaucoup de remous au sein des Jeunes pour Montebourg». Mais il assure que l’imbroglio provoqué par la précipitation et le désengagement, puis le réengagement dans la campagne de la coordination nationale du mouvement, composée de nouveaux membres issus de la Gauche républicaine et sociale, n’a pas atténué la présence des JPM dans les territoires.
«Les convictions sont suffisamment fortes et les enjeux sont grands pour nous motiver encore. Cette polémique n’est qu’une petite phrase, ce qu’il y a tout le temps en campagne électorale. Arnaud Montebourg s’en remettra. La motivation, on la garde car les thèmes sont forts», insiste-t-il.

Pour l’opération de ce samedi, les soutiens d’Arnaud Montebourg se sont retrouvés à une dizaine pour la distribution de tracts. Une opération que les militants entendent renouveler sur le marché de Chenôve ce dimanche 28 novembre, sur le marché des Grésilles samedi 4 décembre et sans doute un mercredi sur le marché de Fontaine d’Ouche.

La fédération départementale de l’Engagement - une centaine de membres - envisage d’organiser une réunion publique avant les vacances de Noël voire en janvier. Les Jeunes pour Montebourg commencent quant à eux à sensibiliser l’opinion dans les rangs de l’université de Bourgogne et de Sciences Po.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier








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