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26/11/2020 19:29

QUARTIERS POPULAIRES : La ministre déléguée Nadia Hai répond à Thierry Falconnet sur France Relance

Le président de Ville & Banlieue de France demande à ce qu'une instance particulière, le conseil national des solutions, soit mise en place pour piloter l'attribution d'un milliard d'euros destinés aux quartiers prioritaires de la ville durant la crise sanitaire. À Nevers, ce jeudi 26 novembre, la ministre déléguée en charge de la Ville a esquissé sa méthode de travail à venir.

L'association des maires de Ville & Banlieue de France avait crié «victoire» le 24 novembre dernier après que le Premier ministre a annoncé qu'un milliard d'euros du Plan Relance était fléché pour les quartiers prioritaires au titre de la politique de la ville. Le président de l'association d'élus, Thierry Falconnet (PS), maire de Chenôve, accompagnait cette bonne nouvelle d'une certaine prudence concernant l'attribution de 1% de France Relance à des mesures opérationnelles (lire notre article).

En marge de son déplacement à Nevers ce jeudi 26 novembre 2020, la ministre déléguée en charge de la Ville a tempéré l'enthousiasme revendicatif tout en se disant à l'écoute des modalités proposées par les élus ayant interpellé Emmanuel Macron sur les difficultés particulières des quartiers prioritaires durant la crise sanitaire.

«Agir pour les habitants dans les quartiers politique de la ville»

«Le constat et les inquiétudes sont partagées puisque le gouvernement est parfaitement conscient de ce qui se passe. Nous n'avons pas attendu le courrier pour agir» déclare la ministre déléguée qui ajoute «nous avons pris un certain nombre de mesures pour venir répondre à cette situation d'urgence».

Cependant, l'échange du lundi 23 novembre entre le Premier ministre, quatre ministres dont Nadia Hai et le porte-parole du gouvernement avec les élus est qualifié d'«extrêmement intéressant et constructif». Avec ce résultat : «nous avons pu afficher ce milliard d'euros à destination des quartiers politique de la ville». Dans l'entourage de la ministre déléguée, on explique que le fléchage était déjà dans les tuyaux avant le courrier adressé au président de la République.

«L'échange avec les élus sur le terrain n'a jamais été rompu, le contact est établi et nous entretenons des relations extrêmement constructives, nous avons une volonté commune qui est d'agir pour les habitants dans les quartiers politique de la ville parce que nous savons qu'il y a de très très grosses difficultés» assure Nadia Hai.

«Sur le milliard d'euros qui a été directement fléché dans les quartiers politique de la ville, nous allons travailler avec [les élus] pour déterminer les mesures qui vont s'adresser à ces élus et aux habitants en premier lieu» explique la ministre déléguée.

Nadia Hai esquisse les modalités à venir : «je vais réunir [les élus] dans les jours à venir pour leur présenter une méthode de travail. On va constituer des groupes de travail avec les élus signataires de ce courrier, avec le conseil national des villes, qui doit prendre toute sa place dans les discussions et avec mon ministère en premier lieu, pour nous coordonner et faire en sorte que ce que l'on annonce soit mis en application et touche la vie concrète des gens».

Nadia Hai défend le Conseil national des villes


Interrogée par Infos Dijon sur la place du nouveau conseil avancé par Ville & Banlieue, la ministre déléguée défend l'instance existante : «le conseil des solutions est une initiative des élus. Ils voulaient que le gouvernement pilote ce conseil des solutions, nous n'avons pas retenu cette solution puisque nous avons le conseil national des villes qui, lui aussi, est force de propositions, travaille sur les sujets, fait ce travail d'évaluation aussi, et qui nous présente des propositions de mesures».

Pour autant, la ministre ne tourne pas le dos à l'initiative des élus : «s'il venait à être constitué, j'échangerai évidemment avec le conseil national des solutions comme je le fais avec l'ensemble des associations. On avancera aussi de manière constructive et je travaillerai avec le conseil national des solutions parce que, en réalité, ce qui m'intéresse dans le conseil national des solutions, ce sont les solutions ! On est extrêmement attentive à ce qui peut être proposé et, si on peut le mettre en œuvre, évidemment, je m'attacherai à le faire».

Propos recueillis par Jean-Christophe Tardivon

À Nevers, la ministre de la Ville échange avec les acteurs de la solidarité dans les quartiers prioritaires



La ministre déléguée chargée de la Ville, le 26 novembre 2020 à Nevers