
Ce vendredi 17 octobre, à Dijon, Jérôme Durain a salué «la loyauté, la fidélité, l'impartialité» du directeur général des services qui partira prochainement à la retraite.
Une pluie de louanges et une polémique. La dernière session à laquelle participait le directeur général des services du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté a été contrastée.
Ce vendredi 24 octobre 2025, à Dijon, Jérôme Durain (PS), président de la collectivité depuis le 5 septembre dernier, a rendu hommage à Gilles Da Costa en présence de Marie-Guite Dufay (PS), précédente présidente, présente dans le public, dans un contexte de critiques des augmentations des directeurs généraux (
lire notre article).
Le départ à la retraite de Gilles Da Costa sera effectif le 1er avril prochain. Le nouveau directeur général des services Philippe Menut prendra ses fonctions le 1er novembre prochain.
«Le parcours d'un cadre territorial est un engagement et un dévouement sans faille»
Alors qu'il était dans le Jura pour suivre le dossier de la dermatose nodulaire contagieuse des bovins (
lire notre article), Jérôme Durain est rentré à Dijon juste à temps pour la fin de la séance, présidée, ce vendredi matin, par le premier vice-président Éric Houlley (PS).
Le responsable de l'exécutif régional peut alors aborder le tout dernier point de la session et évoquer «le long compagnonnage» entre Gilles Da Costa et la collectivité.
«Le parcours d'un cadre territorial (…) est un engagement et un dévouement sans faille», expose Jérôme Durain, «nous avons tous pu apprécier la loyauté, la fidélité, l'impartialité de Gilles Da Costa qui a toujours servi, au-delà d'une majorité, une assemblée régionale dans son ensemble, en respectant le devoir de réserve et les obligations qui sont liées à sa charge». «C'est avec beaucoup d'émotion que nous voyons Gilles Da Costa nous quitter.»
Très ému, Gilles Da Costa voit l'ensemble des élus des régionaux se lever pour l'applaudir chaleureusement.
Directeur général depuis 1999
Le directeur général des services prend alors la parole pour remercier les élus et ses collègues. Gilles Da Costa est entré dans la fonction publique d’État en 1979 alors que certains conseillers régionaux actuels «n'étaient pas nés», ce qui en a fait «un pionnier de la décentralisation» avant même de rejoindre la fonction publique territoriale.
«Je n'ai cherché qu'une seule chose : tenter de faire au mieux mon travail», indique l'orateur. «Éduqué dans une famille ouvrière du Pays de Montbéliard, j'ai été forgé par l'exemplarité du travail de mes parents. J'ai connu sept présidents ou présidentes durant mon parcours professionnel .»
Devenu DGS du Départements du Doubs en 1999, puis DGS de la Région Franche-Comté de 2008 à 2016 et enfin DGS de la Région Bourgogne-Franche-Comté en 2018 après un nouveau passage au Département du Doubs entre temps, Gilles Da Costa a amené à «côtoyer les élus en grande proximité, tous les élus, et j'ai toujours souhaité être dans une logique de neutralité qui sied à la fonction de fonctionnaire tout en exprimant une loyauté profonde auprès de l'ensemble des équipes dirigeantes politiques qui m'avaient fait confiance».
Exigence et protection
«Diriger une administration, c'est un peu essayer d'être chef d'orchestre d'une équipe pour que chacun puisse donner le meilleur de lui-même», déclare le haut cadre territorial. «Mes deux considérations profondes dans mon acte managérial, c'étaient l'exigence – parce que nous devons, en tant que fonctionnaire, être exigent pour mettre en œuvre le service public et bien utiliser les moyens qui sont à notre disposition –, et la protection – puisqu'il convient de protéger nos collègues de l'ensemble des problématiques auxquelles ils peuvent être confrontées, soit internes, soit externes.»
La Région Bourgogne-Franche-Comté, «collectivité de cœur»
«Une page se tourne», constate-t-il, «la Région Bourgogne-Franche-Comté a été, pour moi, cette collectivité de cœur parce que j'y ai trouvé une dynamique des politiques publiques, un débat puissant, porté par les membres de cette assemblée, et des collègues exceptionnels par leurs compétences et leur soutien».
Gilles Da Costa conclut son propos en remerciant tout particulièrement Marie-Guite Dufay pour «sa confiance» tandis que la
standing ovation redouble.
Jean-Christophe Tardivon







