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25/06/2020 18:17

RÉGION : François Sauvadet fustige «un plan de comm' pré-électoral»

Lors de son propos liminaire de ce jeudi 25 juin, le président du groupe d'opposition de l'Union des républicains de la Droite et du Centre a critiqué un plan de relance du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté trop tardif.
Pour son propos liminaire lors de cette session plénière du jeudi 25 juin 2020. François Sauvadet revient sur le contexte post-confinement en insistant sur les conséquences économiques pour les entreprises.

Comme il l'avait déjà indiqué dans un communiqué (lire le communiqué), le président du groupe d'opposition de l'Union des républicains de la Droite et du Centre trouve que la majorité régionale n'agit pas assez vite que les crédits du plan de relance soumis au vote en octobre arriveront trop tardivement.

Par ailleurs, le président du groupe d'opposition regrette que la session se tienne en mode dégradé avec la moitié des élus présents alors qu'il avait proposé que soit choisie une salle de dimension suffisante pour accueillir tous les conseillers régionaux.

La banderole de la discorde


Pour la première session post-confinement, François Sauvadet fait part de sa «gratitude» envers «ceux qui ont été en première ligne pendant la pandémie». Arrive aussitôt un autre soutien aux «forces de l'ordre» pour mieux dénoncer une situation impliquant des élus socialistes dijonnais : «elles ont été l'objet d'attaques inadmissibles et j'ai vu certains élus de la République se mettre derrière une banderole qui indiquait 'tout le monde déteste la police'». S'il faut «sanctionner les dérapages», François Sauvadet refuse «dans un état de droit, le discrédit que certains groupuscules tentent de jeter sur nos policiers et nos gendarmes».

Tandis que, depuis la majorité, Océane Charret-Godard, vice-présidente de la Région et conseillère municipale de Dijon, lance des «faux, mensonge !», François Sauvadet renvoie à «un déni de la réalité». L'élu de l'UDI fait ainsi référence à une manifestation organisée le 9 juin à Dijon à l'initiative de la Ligue des Droits de l'Homme notamment pour rendre hommage à George Floyd durant laquelle s'est glissée la banderole évoquée pour, cette fois, aborder le sujet des «violences policières» (lire notre article).

«Un parisiannisme régional»


Dans un «esprit républicain», François Sauvadet salue «les mesures de protection des personnes» qui ont été prises en France tout en fustigeant un «excès de centralisme» de la part des Agences Régionales de Santé.

Le conseiller régional d'opposition trouve un autre «centralisme» et même «un parisiannisme régional» dans la politique de l'exécutif régional : «tout le monde sous la même toise alors que notre région est riche de sa diversité». Celui qui est aussi président du conseil départemental de la Côte-d'Or en appelle plutôt à «un dialogue construit» avec les Départements.

Considérant que «le plan de solidarité territorial n'a pas marché», François Sauvadet estime que la Région «a perdu trois mois». Et de demander le coût des documents de communication présentant les mesures d'urgence du conseil régional, ce qui fait cette fois réagir Jérôme Durain au nom du groupe majoritaire Notre région d'avance : «si la seule chose qui compte c'est le prix des brochures alors on n'est pas au niveau de la crise».

Au-delà des brochures, François Sauvadet demande «un bilan exhaustif, secteur par secteur, par rapport aux priorités, (...) que l'on voit l'efficacité de vos plans». Selon lui, «ce n'est pas un plan d'urgence, c'est un plan de comm' pré-électoral».

«La nécessite de faire des économies»


Se plongeant dans le compte administratif, François Sauvadet délivre un satisfecit ; «les taux de réalisation sont bons, je m'en réjouis comme vous». La réalisation des crédits d'investissement faisant, par le passé, l'objet de plusieurs critique de la part du groupe d'opposition.

En revanche, l'approbation ne dure pas : «ce que j'observe, c'est que vous avez laissé filé les dépenses de fonctionnement, elles sont où les économies ?» Et d'ajouter, «je regardais les augmentations des dépenses de personnel, (…) + 4,3 d'augmentation des dépenses de personnel, +3,05% des dépenses d'administration générale de entre 2018 et 2019».

Pour autant, avant la crise, la Région est restée dans le cadre du pacte de Cahors avec une hausse globale des dépenses de fonctionnement de 0,7% donc inférieur aux 1,2% requis. Néanmoins, François Sauvadet martèle «la nécessite de faire des économies». Rappelant que son groupe a voté les mesures d'urgence lors du confinement, l'élu d'opposition déplore «un rendez vous manqué» en lançant à la présidente de la majorité : «vous reportez à demain ce qui doit être fait aujourd'hui».

Jean-Christophe Tardivon