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29/04/2026 19:12

RÉGION : Jérôme Durain dénonce «l'inflation démagogique» consécutive à «la vie chère»

«Nos politiques de transition énergétique contribuent également au pouvoir d'achat», a argumenté le président de Région, ce mercredi 29 avril, à Dijon. Jean-Marie Sermier a incité à «revenir à la real politik» tandis que Julien Odoul considérait que «moins les habitants ont d'argent, plus ils ont d'idéologie». Denis Thuriot a appelé à la «coopération» entre les collectivités.
La session du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, ce mercredi 29 avril 2026, à Dijon, a été riche en débats de fond plutôt qu'en polémiques. Post-municipales, chaque président de groupe a tiré un bilan des élections, chaque camp ayant trouvé des arguments pour indiquer avoir gagné.

Jérôme Durain est revenu sur des éléments avancés la veille en conférence de presse (lire notre article), a annoncé une mesure pour certains usagers des TER et s'est félicité de l'investissement d'Arabelle Solutions dans le champ industriel.

Ses opposants ont critiqué les choix budgétaires du président de Région plutôt que la réduction de dotations de l’État tandis que ses soutiens ont fait l'inverse. 


Jérôme Durain annonce «sanctuariser le premier pallier de notre tarification TER»


Dès le début de son discours liminaire, Jérôme Durain adresse ses «félicitations républicaines» aux élus issus des dernières municipales. Tous les présidents de groupe feront de même avec des nuances dans leurs commentaires. 

«Nous avons besoin que la Bourgogne-Franche-Comté avance en pack avec tous ceux que le suffrage universel a désigné pour exercer des responsabilités locales», ajoute le président de la Région.

Devant «l'inflation démagogique» consécutive à «la vie chère», le responsable de l'exécutif régional fait œuvre de pédagogique en listant les mesures de pouvoir d'achat de la collectivité comme la mobilisation annuelle de 50 à 60 millions d'euros pour prendre en charge une partie du coût des repas dans les cantines des lycées.

L'orateur annonce alors un engagement demandé à la SNCF consistant à «sanctuariser le premier pallier de notre tarification [TER], c'est à dire les petites distances empruntées essentiellement par ceux qui vont travailler chaque jour».

«Nos politiques de transition énergétique contribuent également au pouvoir d'achat», souligne le socialiste en mentionnait une enveloppe annuelle de 7,6 millions d'euros pour soutenir des travaux dans les logements sociaux qui divisent «par trois ou quatre les consommations d'énergie» des locataires concernés.

Du côté de la vie étudiante, le partenariat avec le CROUS représente un engagement de 7,7 millions d'euros annuellement pour 2.500 étudiants boursiers.

Pas de «coup de pouce» pour les carburants


Fort de ces exemples, Jérôme Durain revendique donc d'«agir pour plus de protection, plus de solidarité, plus de souveraineté locale».

En revanche, le président de Région repousse les demandes du Rassemblement national concernant un éventuel «coup de pouce crédible sur les prix à la pompe», ce qui reviendrait à une aide d'«un centime le litre». «Dire que c'est avec cela qu'on peut changer la vie des habitants, c'est purement démagogique. (…) Je refuse d'amputer la Région de ces recettes.»

Le socialiste réfute toute «embellie financière» devant la contribution au redressement des déficits publics revue à la baisse par rapport aux prévisions d'«un budget primitif voté à l'aveugle» lors des débats de la loi de finances.

Le socialiste dénonce le «système libéralisé» de la formation 


Le sujet de la première décision modificative budgétaire conduit Jérôme Durain à considérer comme «scandaleux» le fait que le gouvernement réduise des crédits dédiés à la formation : «l’État se retire brutalement, sacrifie l'avenir et laisse la Région gérer la pénurie».

Dénonçant «un système libéralisé», le président de Région précise que si 1.700 places seront supprimées, 3.420 places seront «sanctuarisées» en fléchant des crédits régionaux vers «les territoires les plus en difficulté», «les secteurs d'activité les plus en tension» et «les personnes les plus fragiles socialement».

«L'agriculture est une filière économique essentielle pour notre région»


En abordant la signature d'une convention de partenariat avec la chambre régional d'agriculture, couvrant l'enveloppe de 150 millions d'euros pour la période 2026-2028, Jérôme Durain se félicite «du retour d'une relation de travail normalisée entre la Région et la profession [agricole]», en saluant l'action du président de la chambre consulaire Vincent Lavier.

«[La convention] n'occulte pas la problématique du FEADER mais, là aussi, nous progressons dans le bon sens», glisse celui qui a succédé à Marie-Guite Dufay.

«L'agriculture est une filière économique essentielle pour notre région et un secteur essentiel de notre souveraineté», développe l'orateur qui souligne des «enjeux majeurs»: création de «valeur ajoutée locale», revenu des agriculteurs, renouvellement des générations, conséquences du changement climatique...

«Le sujet de la ressource en eau doit se penser sur le temps long»


Entre sécheresse et inondations, «nous voyons les conséquences de réchauffement climatique sur la ressource en eau», constate Jérôme Durain dans la foulée. «Le sujet de la ressource [en eau] doit se penser sur le temps long.»

De façon connexe, le président de Région a rencontré la directrice de Voies navigables de France pour «passer en revue» les problématiques que connaissent les canaux : modernisation des infrastructures, effets du changement climatique et développement des usages.

Au passage, le responsable de l'exécutif régional annonce «un dialogue stratégique» qui sera proposé aux Départements de la Côte-d'Or et de l'Yonne sur l'avenir du canal de Bourgogne, «véritable joyau de notre région».

«La Bourgogne-Franche-Comté reste une grande région industrielle»


Parmi les rares «bonnes nouvelles sur le plan économique», Jérôme Durain se félicite de l'annonce par EDF de la création par sa filiale Arabelle Solutions d’une nouvelle usine d’échangeurs de chaleur à Chalon-sur-Saône (lire le communiqué).

«C'est la confirmation que la Bourgogne-Franche-Comté reste une grande région industrielle, qui construit l'énergie de demain et attire les projets d'envergure mondiale», déclare-t-il, sans que cela efface «une histoire douloureuse», en référence au rachat temporaire d'Arabelle Solutions par General Electric.


Pour Jean-Marie Sermier, «il faut revenir à la real politik»


Président du groupe politique d'opposition Rassemblement de la droite, du centre et des écologistes indépendants, Jean-Marie Sermier (LR) salue notamment la «victoire historique» de Ludovic Fagaut (LR), à Besançon, et le succès de Charles Landre (LR), au Creusot, puis témoigne de son «respect» ainsi que de son «soutien» aux maires ruraux avant de se projeter dans la séquence électorale 2027-2028 : «il faudra du courage pour écouter ce que les gens nous disent».

«Ni l'extrême-droite, ni l'extrême-gauche n'ont gagné», analyse l'adhérent des Républicains, «ils ont même été massivement rejetés». «L'extrême-gauche a perdu et fait perdre dans quasiment toutes les communes.»

Face à la première décision modificative budgétaire, Jean-Marie Sermier alerte sur une «fuite en avant» des annulations de crédits et déplore «des investissements reportés». L'opposant note l'augmentation de l'encours de la dette et attend avec impatience l'ajustement du Plan pluriannuel d'investissement.

«Il faut revenir à la real politik, à réduire la voilure de ce qui possible de faire, à accepter de prioriser les investissements et éviter d'hypothéquer les services de demain car ce sont les jeunes qui paieront la note», analyse-t-il tout en relevant que des orientations vont «dans le bons sens» comme l'agriculture – soit «2% des crédits d’investissement» – mais «il faut améliorer la politique agricole, la rendre plus simple et plus lisible».

«La mégarégion a éloigné les habitants de leur centre de décision»


À l'heure des débats sur une éventuelle sortie de la collectivité européenne d'Alsace de la Région Grand Est, l'élu du Jura considère que «la mégarégion a brouillé les repères et éloigné les habitants de leur centre de décision» alors que la Bourgogne et la Franche-Comté présentent «deux identités fortes et deux histoires distinctes».


Julien Odoul raille «les larmes de crocodile» de Jérôme Durain


Président du groupe d'opposition Rassemblement national Bourgogne-Franche-Comté, Julien Odoul (RN) salue l'arrivée de la Côte-d'Orienne Myriam Peronne – qui représente «la France laborieuse» et succède à René Lioret (RN), démissionnaire (voir ci-dessous) – et l’élection d'Olivier Damien (RN) comme maire de Saint-Boil, en Saône-et-Loire.

Le porte-parole du Rassemblement national défend alors les résultats du parti aux municipales qui, en Bourgogne-Franche-Comté, passe de 8 à 150 conseillers municipaux entre 2020 et 2026.

«Le parti que représente M. Sermier représente 4% à l'échelle nationale si j'en crois les dernières élections présidentielles», glisse-t-il malicieusement tout en considérant une «sanction pour la gauche» en Bourgogne-Franche-Comté avec des «déroutes au Creusot, (…) à Besançon, (…) à Venarey-Les-Laumes, (…) à Cosne-sur-Loire, (…) à Talant».

Julien Odoul a beau jeu saluer la «belle victoire» de Nicolas Soret (PS), à Joigny, après l'avoir battu aux dernières législatives.

Au chapitre budgétaire, l'élu populiste brandit la «double peine» qu'il estime reçue par les habitants : «moins ils ont d'argent, plus ils ont d'idéologie». L'opposant raille «les larmes de crocodile» de Jérôme Durain, le Parti socialiste ayant «accepté la punition fiscale» lors de l'adoption de la loi de finances.

«Les macronistes ne voient dans les collectivités locales que des vaches à lait, (…) c'est toujours plus de contraintes, moins de crédits et plus de mépris», poursuit le tenant du camp national, cette fois du social-libéral Denis Thuriot (REN).

Le RN renouvelle sa critique du CESER


Julien Odoul appelle l'exécutif à «se désengager de tout ce qui ne sert pas l'intérêt général, (…) ce qui est accessoire et dispendieux» dont le CESER «doublon qui ne sert à rien si ce n'est à satisfaire vos amis politiques».

«Ce qui passe dans le monde, c'est assez simple, on s'en prend, partout, quand on est avec un pouvoir fort, aux médias, aux droits constitutionnels, aux tribunaux, aux instances démocratique», réagira Jérôme Durain à l'adresse de Julien Odoul, «vous ne faites pas exception à ce grand mouvement». «Quand on s'en prend au CESER, c'est une façon de contester la démocratie.»

Alors que, selon l'Icaunais, «dans le nord de l'Yonne, des territoires entiers sont ravagés par l'insécurité», celui-ci incite la collectivité à «prendre sa part» en matière de sécurité.

Le porte-parole du RN conclut en saluant l'action d’Éric Ciotti (UDR), nouveau maire de Nice : «nous allons mettre un peu de salade niçoise au menu de votre bœuf bourguignon qui a beaucoup trop de gras».


Denis Thuriot appelle à la «coopération» entre les collectivités


Président du groupe d'opposition des élus progressistes, Denis Thuriot (REN) relève «le rôle central des maires» et insiste sur la «coopération» entre les collectivités avec «un rôle pointu» de la Région pour «protéger notre territoire et ses habitants avec des moyens et des actes».

Le soutien d'Emmanuel Macron signale que «les syndicats descendront la rue pour rappeler l'urgence sociale», au moment où le Rassemblement national tiendra congrès à Mâcon, «avec son tourbillon de selfies», et rappelle le lancement de la Conférence de la souveraineté alimentaire en taclant Jérôme Durain : «votre absence a été regrettée par le monde agricole».

L'opposant regrette qu'il n'y ait pas eu «plus de transparence» dans la désignation de la présidente du comité d'éthique régional.

Face à un règlement intérieur qui «manque d'humanité», Denis Thuriot saisit la justice administrative


Le président de groupe utilise son temps de parole pour évoquer un «sujet de principe» alors que la collectivité compte retenir une partie des ses indemnités de fonction faute d'assiduité suffisante, durant les six derniers mois, dans les trois commissions auxquelles il participe.

En effet, le premier édile de Nevers considère qu'«il n'est pas facile de concilier un mandat de maire avec celui de conseiller régional» en raison notamment des trajets transversaux jusqu'à Besançon – «7 heures de route pour 50 minutes de réunion» – où se tiennent souvent les réunions de la commission permanente.

De surcroît, le Nivernais estime qu'«il est fait une application douteuse de certaines exemptions» et dénonce «le manque d'humanité» du règlement intérieur en regrettant que les excuses «pour décès ou maladie d'un proche» ne soient pas prises en compte par certains présidents de commission. L'opposant appelle donc à un «nouvel ajustement» de ce règlement intérieur.

Ce printemps, Denis Thuriot avait saisi la justice administrative qui l'a débouté. Il envisage à présent de «faire appel devant la cour administrative d'appel de Nancy», ainsi qu'il le confie à Infos Dijon.

«Je n'ai rien contre l'assiduité, je suis aussi chef d'exécutif», ajoute-t-il, «mais le règlement intérieur ne retient pas certaines bonnes excuses». «Beaucoup d'élus ont gardé une profession, ce qu'il faut distinguer d'une fonction [NDLR : Denis Thuriot est avocat]. Quand je suis obligé de plaider, on me refuse que ce soit une bonne excuse et on me compte comme absent.»

«Le droit au travail est un droit constitutionnel. (…) On n'aide pas les élus à travailler alors que les gens sont très sensibles quand un élu garde son travail. (…) J'ai jamais vu ça d'être sanctionné parce qu'on fait son travail. (…) Quand on va aux obsèques d'un proche, je considère qu'on n'a pas à se justifier. (…) On s'est félicité des élections de maire mais je peux avoir d'autres contraintes d'élu, c'est un cumul légal, mais ça ne compte pas», proteste-t-il, «on se trompe de combat».


Claire Mallard insiste sur «l'urgence de construire notre autonomie énergétique»


Présidente du groupe Écologistes et solidaires, Claire Mallard (LE) appelle les élus du Rassemblement national à «faire preuve d'humilité» puis aborde la situation internationale en qualifiant Donald Trump d'«autocrate», au même titre que Vladimir Poutine.

Les conséquences économiques de la guerre en Iran amènent l'élue écologiste à souligner «l'urgence de construire notre autonomie énergétique» : «sortir de la dépendance au gaz et au pétrole, au profit des économies d'énergie à confort constant et au profit des énergies renouvelables est, aujourd'hui un enjeu de protection sociale». 

La président du groupe Écologistes et solidaires liste alors des «retards» dans des secteurs d'activité en lien avec la transition écologique considérés comme à même de «condamner nos concitoyens à une crise du pouvoir d'achat sans fin».

En particulier, Claire Mallard dénonce «l'absence d'anticipation» de la filière automobile mais salue la «politique de conversion des activités automobiles» soutenue par la Région.

Celle qui soutient l'exécutif régional applaudit «le gel de l'augmentation des tarifs de TER sur les courtes distances» et voit la convention avec la chambre d'agriculture comme un «bouclier social pour protéger le revenu des agriculteurs».


Selon Muriel Ternant, «la bataille des moyens pour les Régions doit continuer»


Présidente du groupe des élus communistes et républicains, Muriel Ternant (PCF) salue les élections des maires Gilles Lazar (PCF) à d'Héricourt, et Matthieu Guinebert (PCF) à Bethoncourt, dans le Doubs, puis en vient à traiter les actualités nationale et internationale.

«L’État continue d'affaiblir les collectivités locales mais vient de trouver 36 milliards d'euros pour la guerre», déclare l'élue communiste qui dénonce «l'économie de guerre», exprime son «soutien aux peuples de l'Iran et du Liban», revendique «un ordre du monde fondé sur le droit international, la paix, la souveraineté des peuples et la sécurité collective international» puis appelle à taxer les compagnies pétrolières ainsi qu'à «sortir de l'ère du pétrole» en développement les énergies renouvelables ainsi que la filière nucléaire.

«La bataille des moyens et des financements des Régions doit continuer», lance celle qui soutient l'exécutif régional, en revenant aux sujets locaux.


Hicham Boujlilat salue «la prudence, la responsabilité et la résistance à la démagogie budgétaire» de l'exécutif


Président du groupe Notre Région par cœur, Hicham Boujlilat (PS) débute son propos en ciblant le Rassemblement national à l'issue des municipales – «vous avez promis une vague, on a surtout vu un clapotis» – puis applaudit le changement de gouvernement en Hongrie.

Le soutien de l'exécutif régional en vient au sujet des finances de la collectivité  pour en saluer «la prudence, la responsabilité et la résistance à la démagogie budgétaire» et mieux dénoncer «le désengagement de l’État».

Sur les sujets énergétiques, le socialiste rappelle que la majorité a voté «une feuille de route sur le nucléaire» car «la majorité régionale est pour le mix énergétique».

Dans le détail, le président de Notre Région par cœur se félicite d'une signature d'une convention-cadre avec la Fédération régionale des Centre d'information des femmes et de la famille parce que «l'égalité entre les femmes et les hommes doit devenir réelle».

Après avoir approuvé le partenariat avec la chambre d'agriculture et renouvelé son «soutien» au CESER, Hicham Boujlilat conclut en appelant à «protéger, investir, préparer l'avenir et défendre les habitants de notre région».

La démographie, «le prochain combat» de la Région 


«La démographie est une nouvelle frontière de l'action publique régionale», ajoute Jérôme Durain en reprenant la parole, «il se trouve que nous perdons des habitants, il faut qu'on adapte notre dispositif». «C'est notre prochain combat !»

«Le nucléaire est une des priorités de cette collectivité», assume le socialiste, «c'est une des richesses de ce territoire, c'est un atout formidable en termes de décarbonation». «On soutient les petites expériences, les filières – avec Nuclear Valley –, les entreprises, les installations, la formation des demandeurs d'emploi.»

Puisqu'il a été cité par Julien Odoul, le vice-président Nicolas Soret (PS) réagit lui aussi en tout début de rapport budgétaire : «toute votre campagne [à Joigny], vos candidats ont dénoncé des privilèges qui n'existent pas. (…) [En conseil municipal], la première prise de parole de la numéro 2 de la liste que vous avez soutenue a été pour demander s'il existait des places gratuites pour aller au gala de danse. (…) Je lui ai répondu que, depuis 18 ans, je payais ma place au gale de danse et que je l'invitais à faire pareil». «Vous m'aviez promis l'apocalypse, (…) je suis toujours là !»


La Belfortaine Sandra Iannicelli passe de la majorité à l'opposition


Plusieurs changements affectent certains groupes. Du côté de la majorité Sandra Iannicelli (sans étiquette) quitte le groupe Notre Région par cœur. En 2021, l'habitante du Territoire de Belfort avait été identifiée dans la société civile par Marie-Guite Dufay pour son action syndicale dans le secteur industriel. Elle était devenue vice-présidente chargée des formations sanitaires et sociales et de l'accompagnement des personnes handicapées.

À l'issue de la démission de Marie-Guite Dufay et de l'élection à la présidence de Jérôme Durain, la Belfortaine a perdu sa vice-présidence. 

L'élue régionale siège désormais comme non-inscrite. Interrogée par Infos Dijon, Sandra Iannicelli assure que son «choix est mûrement réfléchi», en raison de «[ses] convictions et [ses] valeurs». Durant les rapports budgétaires, Sandra Iannicelli ira jusqu'à voter défavorablement, se plaçant de facto dans l'opposition.  


Le Côte-d'Orien René Lioret perd son mandat de conseiller régional...


Du côté du groupe du Rassemblement national Bourgogne-Franche-Comté, René Lioret (RN) a perdu son mandat de conseiller régional. Aux municipales, René Lioret conduisait une liste à Beaune. Élu dans l'opposition et déjà député de la Côte-d'Or, René Lioret a été rattrapé par la loi sur le non-cumul des mandats et a perdu le plus ancien, celui de la Région, ce qui lui a été signifié par le préfet dans les temps impartis. 

Comme plusieurs parlementaires du RN, René Lioret a toutefois démissionné du conseil municipal de Beaune – «pour faire rentrer un jeune élu et préparer l'avenir» –, se concentrant ainsi sur l'Assemblée nationale et sa mission de délégué départemental du parti à la flamme.

… et Myriam Peronne lui succède


Figurant juste après René Lioret dans la section de la Côte-d'Or de la liste conduite par Julien Odoul lors des régionales de 2021, la Montbardoise Myriam Peronne lui succède.

Âgée de 63 ans, Myriam Personne est gérante d'établissement hôtelier et s'apprête à prendre bientôt sa retraite. Elle a été élue conseillère municipale de Corcelles-lès-Montbard, durant la mandature 2014-2020. Elle a adhéré au Rassemblement national en 2017, motivée par «le changement» connu par le parti de Marine Le Pen, puis a participé également aux élections départementales en 2021.

La nouvelle élue a confié sa première réaction à Infos Dijon : «je suis contente d'avoir intégré le conseil régional, je serai sur le terrain et en séance pour défendre l'intérêt de tous».
Jean-Christophe Tardivon

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Le dossier de la Région Bourgogne-Franche-Comté sur la session du 29 avril 2026


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